Chapitre 9. Une fin bien douce
- Par Jimmy Drulhon
Pages 285 à 291
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Notes
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[1]
Élie de Beaumont, lettre à J.-B. Dumas, du 3 janvier 1864.
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[2]
Hombres-Firmas, lettre du 15 juillet 1845.
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[3]
Lettre du 15 octobre 1883. Archives Académie des sciences, fonds Dumas, carton n° 2.
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[4]
Lettre à Louis Pasteur, du 29 décembre 1883.
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[5]
Camille Matignon, Discours pour la cérémonie commémorative de J.-B. Dumas à Cannes, 1927. L’éloge écrit par Dumas fut lu par Joseph Bertrand dans la séance publique annuelle de l’Académie des sciences, le 15 mai 1884.
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[6]
Dans son Dictionnaire, Pierre Larousse juge très sévèrement le fils de Jean-Baptiste Dumas : « Cette même année [1868], la troisième circonscription du Gard ayant perdu son député, M. Ernest Dumas, appuyé par l’administration, se présenta comme candidat au Corps législatif et fut élu par environ 13 000 voix sur 22 000 votants. Il a été réélu lors des élections générales de 1869, a voté constamment avec la majorité, n’a pris part à aucune discussion et est resté parmi les membres les plus obscurs de la Chambre. »
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[7]
Article non signé du Paris, du 16 avril 1884.
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[8]
Voir annexes, note n° 5.
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[9]
A.W. Hofmann, Complément de la biographie, p. 13.
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[10]
Archives Académie des sciences, dossier Wurtz.
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[11]
Cité par le journaliste Frédéric Gilbert, dans Le Gaulois du 12 avril 1884.
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[12]
Archives Académie des sciences, fonds Dumas, carton n° 2.
Le 11 avril 1884, à deux heures du matin, Jean-Baptiste Dumas s’éteignit. Il était en résidence à l’Hôtel Suisse à Cannes où il occupait, à quelques pas de la mer, tout le rez-de-chaussée donnant plein sud sur un beau jardin planté d’arbres exotiques. L’appartement comprenait un salon, un cabinet de travail, deux chambres de maître et deux chambres de domestique. Il était arrivé au mois de novembre, accompagné de sa femme qui souffrait, de temps à autres, depuis plusieurs années, de violentes crises de goutte, de sa fille Noëlie, madame Hervé Mangon, d’une femme de chambre et d’un valet de pied. Ici comme à Paris, il conserva ses habitudes. Debout dès sept heures, il prenait aussitôt un petit-déjeuner avant d’aller travailler dans son bureau jusque vers dix heures. Puis, il sortait à pied, seul la plupart du temps, longeant la Croisette jusqu’à l’heure du déjeuner dont il établissait lui-même le menu. Son appétit, pour un homme de son avantageuse corpulence, selon certains témoins, était celui d’un jeune homme.
Il aimait par-dessus tout, après la douceur réparatrice du repos, sortir en coupé fermé, toujours accompagné de sa fille, en attendant l’heure du dîner. À la vue de la mer, il lui revenait, tout en promenant, les rêves de sa jeunesse quand il voulait parcourir les terres lointaines, bien au-delà de l’océan. Puis, arrivait le moment du whist qu’il jouait avec des amis venus le rejoindre pour la soirée. Cette vie réglée au millimètre près lui convenait à merveille à quatre-vingt-quatre ans ; il ne participait plus à la vie mondaine ou aux festivités qui mobilisaient les « colonies française et étrangère » en villégiature…
Date de mise en ligne : 03/10/2024
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