Chapitre 10. Lauriers « anthumes » et gloire posthume
- Par Jimmy Drulhon
Pages 293 à 309
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Notes
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[1]
J.-B. Dumas, Discours du cinquantenaire de l’École centrale.
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[2]
Edmond Grimaux, Charles Gerhardt.
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[3]
Bulletin de la Société d’encouragement, 1867, p. 610-611.
-
[4]
Idem, 1870, p. 591-592.
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[5]
Le Gaulois du 12 avril 1884.
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[6]
Cité par Jean Théodoridès, Stendhal du côté de la science, Aran (Suisse), 1972, p. 242.
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[7]
Le Canu, Souvenirs, 1857. Le Canu était l’ancien préparateur de Thenard au Collège de France.
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[8]
Il s’agit sûrement d’une erreur de transcription du clerc du notaire. Le portrait fort connu de madame Alexandre Brongniart, née Cécile Coquebert de Montbret, a lui aussi été peint par Chaudet.
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[9]
Archives nationales. Minutier central ET/XLVI/1242.
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[10]
Voir annexes, note n° 28.
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[11]
La maison de repos de Prunay faisait partie de l’une des fondations de l’Institut : la fondation Thors. Madame veuve Thors avait laissé à l’Académie des sciences son domaine de Prunay, à Louveciennes (Yvelines) pour qu’une maison de repos y fut créée en faveur de huit personnes : deux généraux, deux ambassadeurs et quatre savants, tous à la retraite, célibataires ou veufs. À la suite de la dépréciation des revenus de la fondation et en raison des dommages subis par le domaine au cours des occupations successives, le fonctionnement de la maison de repos devenu ingérable a dû être suspendu. L’Académie émit le vœu que son fonctionnement serait repris dès que les circonstances le permettraient. (Annuaire de l’Académie des sciences, 1994, p. 162). En fait, la fondation fut dissoute quelques années plus tard. Au moment du legs, la fondation accepta les ouvrages suivants venant de la bibliothèque de J.-B. Dumas : l’Art du jardin d’Ernouf, les Vers passés de mode de Madame de Beaumont, La Guerre de Crimée de Baudens, St Anselme de Charma ?, Les six femmes d’Henri VIII d’Empis et les Poésies de Catulle d’Edmond Rostand.
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[12]
Archives de l’Académie des sciences, fonds Dumas, carton n° 3.
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[13]
Mairie d’Alais, lettre du 17 mai 1865. Archive Académie des sciences, fonds Dumas, carton n° 2. Voir aussi annexes, note n° 26 bis.
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[14]
Nomenclature officielle des voies publiques et privées de Paris, mars 1999. Archives Ville de Paris, Réf. 1699 (3).
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[15]
A.W. Hofmann, Complément de la biographie, p. 14.
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[16]
Voir annexes, note n° 27.
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[17]
Les archives de l’Académie des sciences doivent leur existence à Dumas et à Maindron. Celui-ci avait un devoir de mémoire envers Jean-Baptiste Dumas qui l’avait pris sous sa protection lorsqu’il fut question, en 1879, de décider du sort des archives de l’Académie des sciences : les broyer ou les conserver. Ils prirent tous deux la décision de les conserver dans un premier temps, et de les classer ensuite. On doit aussi à Dumas le principe des pochettes des séances. Le secrétaire perpétuel et l’archiviste firent « construire des meubles capables de recevoir six cent soixante-dix-sept cartons et un médaillier ». Pierre Gaujat, L’Académie des sciences de l’Institut de France, Paris, Gauthier-Villars, 1934.
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[18]
Soit environ 170 000 €.
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[19]
Les tablettes d’Alais, journal industriel, scientifique et littéraire paraissant le samedi de chaque semaine, informaient ses lecteurs des souscriptions qui arrivaient au Comité d’initiative dirigé par A.R. Péchiney : du 26 juillet 1884 au 21 février 1885, quarante-cinq listes de souscripteurs furent imprimées dans le journal pour un total de 10 866 francs (soit environ 40 000 €). Parmi les premiers souscripteurs figuraient la Compagnie des Produits Chimiques d’Alais et de la Camargue (usines Péchiney de Salindres) pour 500 francs et M. Péchiney lui-même pour 200 francs. Le dernier souscripteur pour 5 francs fut un certain Paul Gély. Parmi les plus généreux donateurs au Comité national, on trouvait les noms de l’empereur du Brésil pour un don de 1 000 francs, Louis Pasteur et Henri Marès pour 300 francs chacun et Warren de La Rue, célèbre chimiste britannique, pour la somme de 500 francs. Le ministère de l’Instruction publique pour sa part versa une somme de 3 000 francs. [Pour donner une idée, disons que 100 francs de l’époque valent environ 370 de nos euros].
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[20]
On doit au statuaire Denys Puech, qui commença sa carrière dans les causses aux environs de Rodez en taillant des branches de buis et de chêne, la « pièce montée » allégorique à la gloire de Francis Garnier située dans l’axe de l’avenue de l’Observatoire à Paris, ainsi que la banale Victoire ailée placée devant l’admirable mur en grès rose de la cathédrale de Rodez. (Louis Réau, Histoire du vandalisme, Paris, Robert Laffont, 1994.). L’École centrale conserve dans un coin de sa bibliothèque les photographies de A. Gillaud représentant des compositions en terre cuite du piédestal dont certaines semblent ne pas avoir été retenues.
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[21]
Archives départementales du Gard, 8 T 470.
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[22]
Le choix de l’emplacement de la statue fut longtemps débattu : le comité d’installation pensa un moment à la place du lycée où Dumas aurait été dans son milieu « se trouvant à l’entrée de l’école, sanctuaire de la science » ; mais « au point de vue de l’art », la place Saint-Sébastien sembla « le seul et l’unique endroit de la ville où l’on peut édifier un monument et une statue convenable. » Article signé Léonce Balme, in : La Fraternelle, Gazette de l’arrondissement d’Alais paraissant tous les dimanches, 28 février 1886.
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[23]
Mémorial des fêtes d’Alais, 1889.
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[24]
Lettre de Paul Brongniart, neveu de Jean-Baptiste Dumas, à sa cousine Noëllie, le 23 octobre 1889. Archives de l’Académie des sciences, Papiers de J.B. Dumas, carton n° 1.
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[25]
Billet conservé dans les papiers de Jean-Baptiste Dumas, Archives de l’Académie des sciences, carton n° 1.
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[26]
Legrand (N.) & Landouzy (L), Les collections artistiques de la Faculté de médecine de Paris, Inventaire raisonné, Paris, Masson, 1911, n° d’inventaire 182, p. 187-188.
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[27]
Le Figaro, 16 avril 1884.
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[28]
Voir annexes, note n° 6.
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[29]
Archives de la Ville de Paris, Réf. DP4 1007.
L’homme aimait les distinctions, les hommages, les honneurs et possédait au plus haut point l’art des condescendances opportunes. Il courait après les croix, les médailles, les diplômes, les récompenses. Il les voulait toutes ; il les eut presque toutes. Le pouvoir aussi faisait partie de sa quête. Il fut fidèle un moment à la dynastie rassurante des Bourbons tout en gardant ses distances, sans doute comme Alphonse de Lamartine, de deux lustres son aîné qui considérait que cette « monarchie d’occasion ou de rechange » n’avait ni la légitimité populaire d’une république ni le traditionnel et sentimental prestige d’un état de droit divin. Comme il fut un familier de la monarchie ; il fut un potentat du Second Empire. Puis, une fois la république rétablie, il paya cher ses fidélités passées : son mandat de sénateur lui fut retiré. À plus de soixante-dix ans, il se contenta de ses positions au sein de l’Académie et de toutes ses fonctions d’administrateur, ce qui n’était pas rien. Rappelons tout de même tout le bien que Jules Ferry dit de lui pour rappeler son rôle lors du Congrès des électriciens : la république rétablie ne l’avait pas oublié en dépit de ses appartenances passées
Une anecdote rappellera le goût de Dumas à fréquenter ceux qui donnaient du pouvoir. Sous le règne de Louis-Philippe, invité chez le roi, il causait dans un salon avec son compatriote Guizot, alors ministre de l’Instruction publique. Le souverain qui connaissait sa cour par cœur s’approcha d’eux. Soit pour taquiner Dumas, soit pour le mettre à l’épreuve, le souverain, une tasse de café à la main, lui demanda …
Date de mise en ligne : 03/10/2024
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