Chapitre 13. L’Europe et la Suisse vont-elles vampiriser le CEA ?
- Par Robert Belot
Pages 251 à 265
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Notes
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[1]
Michel Pinault, Frédéric Joliot-Curie, op. cit., p. 453.
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[2]
D. Pestre, A. Hermann, J. Krige, U. Mersits, History of CERN, t. I, Launching the European Organization for Nuclear Research, Amsterdam, North Holland, 1987. Voir aussi Dominique Pestre et John Kridge, « La naissance du CERN, le comment et le pourquoi », Relations internationales, été 1986, no 46, p. 209-226.
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[3]
R. Dautry, note du 1er novembre 1950. Fonds Dautry, AN, 307 AP 203.
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[4]
Lettre de R. Dautry à P. Auger, 20 novembre 1949. AN, 307 AP 224.
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[5]
Frances Stonor Saunders, Qui mène la danse ?, op. cit., p. 105-106 et 116. Lors d’un entretien, Tom Braden confie à Stonor que le salaire de Rougemont est assuré par les fonds secrets américains.
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[6]
Sur la genèse du CEC, voir Mary Jo Deering, Denis de Rougemont l’Européen, Lausanne, Fondation Monnet pour l’Europe, Centre de recherches européennes, 1991, p. 334-379.
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[7]
Le discours dactylographié de Raoul Dautry, daté du 10 décembre 1949, se trouve dans le Fonds Dautry, AN, 307 AP 224.
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[8]
Mouvement européen. Conférence européenne de la culture, Lausanne, 8-12 décembre 1949. Résolutions et déclaration finale. AN, 307 AP 224.
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[9]
Pierre Mélandri, Les États-Unis face à l’unification de l’Europe. 1945-1954, Éditions A. Pédone/Publications de la Sorbonne, 1980, p. 165 et 179.
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[10]
Office of Strategic Services. Sur l’OSS, voir Robert Belot, « Quand l’État américain a découvert la nécessité du renseignement : histoire de la naissance des services secrets américains (1942-1945) », in collectif, La Guerre des intelligences (1939-1945), Lavauzelle, 2002, p. 41-84.
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[11]
Robert Belot, L’Affaire suisse. La Résistance a-t-elle trahi de Gaulle ?, Armand Colin, 2009.
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[12]
Frances Stonor Saunders, Qui mène la danse ?, op. cit., p. 140.
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[13]
« The European Movement, its constituent movements and their objectives » (s.d.), National Archives and Record Administration (NARA), RG 84, Entry 2462, Box 30. Office Memorandum. United States Government, secret security information, « Request of European Movment for Assistance on Hague Congress », 17 juillet 1953, NARA, RG 84, E 2477, B 17 ; RG 84, E 2462, B 30 ; RG 84, E 2478, B 24. Voir aussi : F.-X. Rebattet, The « European Movement », 1945-1953 : A Study in National and International Non-Governmental Organisations Working for European Unity, University of Oxford, 1962, p. 208-210 ; Max Beloff, The United States and the Unity of Europe, Washington DC, Brookings, 1963, p. 74.
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[14]
Par exemple : NARA, RG 84, E 2462, B 30 ; RG 84, E 2462, B 44 (La Fédération) ; RG 84, E 2478, B 41.
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[15]
Irwin M. Wall, L’Influence américaine sur la politique française, 1945-1954, Balland, 1989.
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[16]
Claude Lagarde, « Malgré l’éviction de Joliot-Curie, Moscou continue de gouverner notre recherche atomique », Carrefour, 2 janvier 1951.
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[17]
Collectif, Infiniment CERN. Témoins de cinquante ans de recherches, Genève, Éditions Suzanne Hurter, 2004. Dans sa présentation (« Des savants bâtisseurs d’Europe »), le diplomate François de Rose mentionne Dautry mais il fait reposer l’idée originelle sur lui, Robert Oppenheimer, Francis Perrin, Kowarski, Goldschmidt et Pierre Auger. Pourtant, c’est bien Dautry qui apprend la nouvelle à Auger, qui se dit « troublé ». Dans ses Mémoires, il reconnaît que l’engagement politique de Joliot-Curie « décourageait les coopérations ». Voir F. de Rose, Un diplomate dans le siècle, Éditions de Fallois, 2014, p. 48.
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[18]
Mary Jo Deering, Denis de Rougemont l’Européen, op. cit., p. 391.
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[19]
Robert Jungk, « Préface », in Jacques Grinevald, André Gsponer, Lucile Hanouz et Pierre Lehmann, La Quadrature du CERN, Lausanne, Éditions d’en bas, 1984, p. 7-8. Ce livre tend à montrer que le CERN, avec le temps, est devenu infidèle à sa vocation désintéressée première.
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[20]
Réunion des conseillers scientifiques, 13 décembre 1949. « Confidentiel ». Fonds Pierre Biquard, archives de l’ESPCI, carton 6. Notons que l’article hostile à ce projet publié dans L’Humanité par Francis Cohen (23 décembre 1949) est certainement inspiré par Joliot.
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[21]
Pierre Biquard, « Du radium à l’énergie atomique », L’Humanité, 11 juillet 1950.
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[22]
Le ministre des Affaires étrangères au ministre du Budget, juin 1951, Fonds Dautry, AN, 307 AP 219.
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[23]
Dominique Desanti, « Les voleurs d’atomes », L’Humanité, février 1953.
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[24]
Souligné par l’auteur de l’article.
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[25]
R. Dautry, note du 4 août 1950. Fonds Dautry, AN, 307 AP 203.
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[26]
R. Dautry, note du 31 janvier 1950. Fonds Dautry, AN, 307 AP 203.
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[27]
Gabrielle Hecht, Le Rayonnement de la France. Énergie nucléaire et identité nationale après la Seconde Guerre mondiale, Amsterdam, 2014 (1re édition française : 2004), p. 39. Étude importante sur les enjeux sociopolitiques du premier développement nucléaire industriel en France.
L’élimination de Frédéric Joliot-Curie allait permettre une nouvelle orientation de la politique atomique de la France, mais aussi de l’Europe. Ce point est moins connu. On pourrait même avancer que son départ a pu avoir pour origine une différence d’appréciation sur le processus d’européanisation de l’atome, qui lui-même renvoie au sujet plus général de la question européenne en ce début de guerre froide. Pour tenter de comprendre cette transition complexe, je pense qu’il faut revenir aux débats internes, et naturellement secrets et non médiatisés, du Comité scientifique du CEA. Je partage l’intuition de Michel Pinault qui considère que la réunion houleuse du 5 décembre 1949 avait également une autre cause que celle qui figure dans les Mémoires de Bertrand Goldschmidt. C’est un point très important qui n’a peut-être pas été suffisamment mis en valeur et sur lequel je propose de nouvelles hypothèses sur la base des recherches de Dominique Pestre et John Krige.
Le fédéralisme d’après-guerre est un domaine complexe, tiraillé par des tendances subtiles. C’est une force de pression et d’influence importante sur les gouvernements français de la IVe République qui, bien que favorables à Europe, refusent de croire au Grand Soir de l’abolition des souverainetés prôné par les fédéralistes intégraux. La France a choisi délibérément, par l’action de Jean Monnet, la voie de l’Europe « fonctionnelle », dont la première manifestation a été la CECA. Or, à la tête bicéphale du CEA se trouvent deux conceptions politiques e…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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