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Chapitre 12. Le « pourvoyeur de rêves » emporté par l’« angoisse universelle »

Pages 231 à 249

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  • Belot, R.
(2015). Chapitre 12. Le « pourvoyeur de rêves » emporté par l’« angoisse universelle » L’Atome et la France : Aux origines de la technoscience française (p. 231-249). Odile Jacob. https://stm.cairn.info/l-atome-et-la-france--9782738133465-page-231?lang=fr.

  • Belot, Robert.
« Chapitre 12. Le “pourvoyeur de rêves” emporté par l’“angoisse universelle” ». L’Atome et la France Aux origines de la technoscience française, Odile Jacob, 2015. p.231-249. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/l-atome-et-la-france--9782738133465-page-231?lang=fr.

  • BELOT, Robert,
2015. Chapitre 12. Le « pourvoyeur de rêves » emporté par l’« angoisse universelle » In : L’Atome et la France Aux origines de la technoscience française. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.231-249. URL : https://stm.cairn.info/l-atome-et-la-france--9782738133465-page-231?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Félix Gaillard s’est intéressé au CEA lorsqu’il était membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale, au moment où il a été question de diminuer le budget du CEA. À la suite de sa demande, Goldschmidt lui a concocté une petite visite de la pile qui l’a enthousiasmé et qui l’a « définitivement acquis à l’énergie atomique ». Voir : Bertrand Goldschmidt, « Félix Gaillard et le devenir du nucléaire français », Revue des Deux Mondes, avril 1981, p. 8 ; François Le Douarec, Félix Gaillard, un destin inachevé, 1919-1970, Economica, 1991, p. 67.
  • [2]
    Pierre Biquard, Frédéric Joliot-Curie et l’Énergie atomique, op. cit., p. 113.
  • [3]
    Fonds Pierre Biquard, Archives de l’ESPCI, carton 6. Il s’agit d’un document dactylographié, que Pierre Biquard transmet à un député (je n’ai pas pu identifier son nom).
  • [4]
    Certes, nous avons vu qu’il existe une sorte d’endogamie dans le domaine de la recherche nucléaire, mais que la province n’est pas totalement ignorée puisque le laboratoire de Jean Thibaud, par exemple, reçoit une subvention du CEA.
  • [5]
    Christian Bougeard, René Pleven. Un Français libre en politique, PUR, 1994, p. 197.
  • [6]
    Cité par Vincent Duclert, « Le colloque de Caen, second temps de l’engagement mendésiste », in Alain Chatriot et Vincent Duclert (dir.), Le Gouvernement de la recherche. Histoire d’un engagement politique, de Pierre Mendès France à Charles de Gaulle (1953-1969), La Découverte, 2006, p. 88.
  • [7]
    L’Aube, 13 décembre 1949 et France-Soir, 13 décembre 1949.
  • [8]
    Selon M. Pinault, Frédéric Joliot-Curie, op. cit., p. 444.
  • [9]
    Il travaille sur « quelques équilibres de l’hydrogène et du deutérium avec le cérium et le gadolinium ».
  • [10]
    La première bombe H « test », baptisée Ivy Mike, explosera le 1er novembre 1952 sur l’atoll d’Eniwok, dans l’océan Pacifique.
  • [11]
    Jules Moch, La Folie des hommes (préface d’Albert Einstein), Robert Laffont, 1954, p. 168.
  • [12]
    L’appel dit ceci : « Nous exigeons l’interdiction absolue de l’arme atomique, arme d’épouvante et d’extermination massive des populations. Nous exigeons l’établissement d’un rigoureux contrôle international pour assurer l’application de cette mesure d’interdiction. Nous considérons que le gouvernement qui, le premier, utiliserait, contre n’importe quel pays, l’arme atomique, commettrait un crime contre l’humanité et serait à traiter comme criminel de guerre. Nous appelons tous les hommes de bonne volonté dans le monde à signer cet appel. »
  • [13]
    Elsa Triolet, « Frédéric Joliot-Curie. Le pourvoyeur de rêves », Les Lettres françaises, 6 avril 1950.
  • [14]
    Professeur Bernal, « Joliot-Curie, honneur de la France », Les Lettres françaises, 30 mars 1950.
  • [15]
    Michel Foucault, Dits et écrits, vol. 3, Gallimard, 1994, p. 156.
  • [16]
    Ibid., p. 155. Voir aussi Jeannette Colombelle, Michel Foucault. La clarté de la mort, Odile Jacob, 1994, p. 153.
  • [17]
    Directeur du CNRS et successeur de Joliot, Georges Teissier est un pionnier de la biométrie. Membre du comité de direction de La Pensée, il appartient à la mouvance communiste et au monde de la Résistance intérieure. Georges Teissier est congédié le 26 janvier 1950 pour n’avoir pas voulu obtempérer au gouvernement qui avait demandé aux fonctionnaires de se retirer de l’Union française universitaire (sous influence communiste) parce que celle-ci avait protesté contre l’expulsion opérée par le gouvernement des enseignants polonais à la suite d’une affaire d’espionnage.
  • [18]
    Vincent Auriol, Journal du septennat, édition établie par Pierre Nora et Jacques Ozouf, Tallandier, 2003, p. 60.
  • [19]
    « Si la France veut progresser et retrouver sa grandeur scientifique, elle doit par conséquent inviter la franc-maçonnerie polytechnicienne à se dissoudre d’elle-même. » Voir Nicolas Chevassus-au-Louis, Savants sous l’Occupation, op. cit., p. 106-107.
  • [20]
    Bulletin de l’Union des ingénieurs et techniciens français, mai 1951, no 13. Je rappelle que l’UCIFC a été créée en juin 1943 par le CNR. Fonds Pierre Biquard, archives de l’ESPCI, carton 6.
  • [21]
    Les six prétendants sont : Bertrand Goldschmidt, Lew Kowarski, Francis Perrin, Louis de Broglie, Louis Leprince-Ringuet, Jean Thibaud.
  • [22]
    Discours de Joliot-Curie devant le XIIe congrès du PCF, 5 avril 1950, à Gennevilliers. AMC, FJC, F 38.
  • [23]
    Voir Le Monde, 11 avril 1950.
  • [24]
    Georges Bidault, D’une Résistance à l’autre, Les Presses du siècle, 1965, p. 153.
  • [25]
    Ibid., p. 160.
  • [26]
    L’Humanité, 8 mai 1950.
  • [27]
    Les Lettres françaises, 11 mai 1950.
  • [28]
    L’Aube, 5 mai 1950.
  • [29]
    Bertrand Goldschmidt, Pionniers de l’atome, Stock, 1987, p. 434-436.
  • [30]
    « We have a great interest not to overstimulate the development of atomic energy abroad. »

Désormais, les moindres gestes et paroles de Frédéric Joliot-Curie et de ses collègues sont examinés et relatés. Le Commissariat à l’énergie atomique est sous haute surveillance. Cela n’a pas empêché la représentation parlementaire d’examiner avec une relative sérénité le budget consacré au développement de la recherche atomique, à l’été 1949. Bien sûr, le député communiste Fernand Grenier est à la pointe de la défense de la poursuite de l’entreprise nucléaire. Edgar Faure, secrétaire d’État aux finances, lui répond calmement que « sur ce point, tout le monde est d’accord », mais que « nous sommes évidemment limités par nos disponibilités ». Il souligne que les crédits prévus pour le CEA « représentent 167 % des crédits du dernier exercice », et que si les crédits de paiement sont limités à 2 milliards 200 millions de francs, il y a 4 milliards de francs de crédits d’engagement. Félix Gaillard, qui suit de près ces questions, prend la parole lors de la séance du 5 juillet 1949 pour attirer l’attention sur la création du centre de Saclay ; il regrette que ce projet de budget ne soit pas en rapport avec l’ampleur de cette perspective : « Il me semble que la dépense que vous faites à ce titre est extrêmement modeste, et même, je le répète, ridicule. Elle est indigne d’un pays comme la France qui se trouve précisément à l’origine de toutes les découvertes les plus importantes en matière d’énergie atomique. » Fernand Grenier abonde dans son sens : « Mais vraiment, nous devrions être honteux, alors que la République argentine a dépensé l’an dernier 6 milliards, que la Grande-Bretagne dépens…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

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