Outil 3. Orienter l’attention
- Par Arnaud Gouchet
Pages 18 à 20
Citer ce chapitre
- GOUCHET, Arnaud,
- Gouchet, Arnaud.
- Gouchet, A.
- A. Gouchet
https://doi.org/10.3917/dunod.gouch.2021.01.0018
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- Gouchet, A.
- A. Gouchet
- Gouchet, Arnaud.
- GOUCHET, Arnaud,
https://doi.org/10.3917/dunod.gouch.2021.01.0018
Comme nous venons de le comprendre précédemment (outil 2), ce n’est que lorsque le patient est suffisamment détaché de ses craintes que son attention redevient plus labile, plus mobilisable, ce qui l’aide en retour à lâcher ses préoccupations ; c’est alors qu’il lui devient plus facile de focaliser son attention sur quelque chose de précis, pour réinstaller une dissociation.
Les mouvements de l’attention comprennent la diversion et la distraction ; celles-ci précèdent la dissociation, moment à partir duquel l’attention va s’intensifier, se focaliser, et se limiter à un nombre restreint de perceptions. Le patient fera alors abstraction de tout ce qui ne retient plus son attention.L’intention consiste donc successivement à faire diversion, puis à installer une distraction qui confinera à une focalisation de l’attention sur autre chose que le soin.
Parfois, nous n’avons pas eu la possibilité de faire connaissance avec le patient et ses thèmes de prédilection. Aussi, il peut s’avérer pratique d’utiliser les éléments de sensorialité contextuels. Le mouvement attentionnel initialement proposé au patient est inverse de celui exposé dans l’outil précédent, et vise in fine à installer un contenu de pensée plus confortable.
En contexte interventionnel ou à haute technicité, l’environnement est volontiers anxiogène et tout ce qui contribue à en éloigner le patient (par le biais des perceptions qu’il en a) s’avère anxiolytique et donc – dans une moindre mesure, quoique significative – antalgique…
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