Conclusion
- Par Christian Saout
Pages 277 à 283
Citer ce chapitre
- SAOUT, Christian,
- Saout, Christian.
- Saout, C.
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- Saout, C.
- Saout, Christian.
- SAOUT, Christian,
Notes
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[1]
Locution latine à laquelle on a recours en droit pour identifier la volonté de ceux qui s’associent ensemble dans une structure à visée culturelle, citoyenne, sportive, philosophique, cultuelle, intellectuelle, sanitaire, sociale, scientifique ou technique.
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[2]
Loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé.
-
[3]
Castanet V., Les fossoyeurs, Fayard, 2022.
-
[4]
Les CDU à l’hôpital et les commissions de la vie sociale (CVS) dans les établissements sociaux et médico-sociaux.
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[5]
La dépense française en santé est la 2e en Europe, laissant malgré tout persister un nombre d’inégalités de santé très élevées.
-
[6]
Loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République.
-
[7]
C’est tout dire !
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[8]
Pascal-Moussellard O., « Présidentielle. La France a mal à sa démocratie », Télérama, 1er février 2022 ; « François Hollande et Étienne Ollion : combattre la fatigue démocratique », entretien avec Anne Chemin, Le Monde, 4 février 2022.
-
[9]
Morlino L., « Légitimité et qualité de démocratie », Revue internationale des sciences sociales, 2010/2, n° 196, p. 41-53.
-
[10]
Rousseau D., Six thèses pour la démocratie continue, Odile Jacob, 2022.
-
[11]
Lascoumes P., « L’usager dans le système de santé : réformateur social ou fiction utile ? », Politiques et management public, 2007, p. 129-144.
-
[12]
« La démocratie en santé à l’épreuve de la crise sanitaire du Covid-19 », avis du 15 avril 2020.
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[13]
Legros C., Santi P., « Jean-François Delfraissy, un équilibriste sur le fil du coronavirus », Le Monde, 17 juin 2020.
-
[14]
Une pétition dans le domaine de la santé sur la mandature 2010-2015, cinq pour la mandature 2016-2021.
-
[15]
DDD, « Dématérialisation et inégalités d’accès aux services publics », 14 janvier 2019.
-
[16]
HAS, « Numérique : quelles (R) évolutions ? », 2 juillet 2019.
-
[17]
« Position française sur le concept One Health/Une seule santé », ministère des affaires étrangères et européennes, 2 août 2011.
-
[18]
HAS, « Rapport d’analyse prospective 2018. De nouveaux choix pour soigner mieux », 2018.
-
[19]
Dans Bardadrac, Gérard Genette, critique littéraire et théoricien de la littérature française, s’approprie à ce vocable dont use une amie pour désigner « un sac aussi vaste qu’informe (…) et qui contenait trop de choses pour qu’elle pût jamais y en trouver une seule », Seuil, 2006.
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[20]
Rapporté dans Brand P., Fearfully and wonderfully made, Zondervan, 1980, et Byock I., The Best Care possible, Avery, 2012 : « Il y a des années, un étudiant a demandé à l’anthropologue Margaret Mead ce qu’elle pensait être le premier signe de civilisation dans une culture. L’étudiant s’attendait à ce que Mead parle d’hameçons, de casseroles en terre cuite ou de moulins en pierre. Mais ce ne fut pas le cas. Mead a dit que le premier signe de civilisation dans une culture ancienne était un fémur cassé puis guéri. Elle a expliqué que dans le règne animal, si tu te casses la jambe, tu meurs. Tu ne peux pas fuir le danger, aller à la rivière boire ou chercher de la nourriture. C’est n’être plus que chair pour bêtes prédatrices. Aucun animal ne survit à une jambe cassée assez longtemps pour que l’os guérisse. Un fémur cassé qui est guéri est la preuve que quelqu’un a pris le temps d’être avec celui qui est tombé, a bandé sa blessure, l’a emmené dans un endroit sûr et l’a aidé à se remettre. Mead a dit qu’aider quelqu’un d’autre dans les difficultés est le point où la civilisation commence. »
Il y a deux raisons principales à nos efforts de démocratie en santé : concourir
à de meilleures décisions en santé, individuellement comme dans la politique
publique, d’une part, et améliorer le rapport de nos concitoyens avec le système
de santé pour eux-mêmes et pour la santé des populations, d’autre part.
Reconnaissons que les efforts continus et soutenus en France n’y sont pas
totalement parvenus. Au point que certains s’interrogent pour savoir si nous
avons fait le bon diagnostic et adopté les meilleurs outils. D’autres estiment que
tout cela est aussi une question de temps ou de moyens. Ils n’ont pas totalement
tort : le mouvement syndical et le Code du travail ont mis plus d’un siècle pour
arriver au niveau de protection que nous connaissons, sans éviter eux aussi
une certaine érosion. D’autres encore estiment que le modèle démocratique,
spécialement en France – où l’on oscille entre présidentialisme et parlementarisme –, ne retient plus l’intérêt des populations faute de s’intéresser à leur
affectio societatis au profit d’une vie politique autonome parfois ressentie
comme déliée de l’intérêt général.
Les lois de 2002 font le pari que proposer aux « gens » des outils comme la
représentation ou la participation peut garantir la qualité des soins. La succession des crises sanitaires démontre l’inverse.
Si la thèse du « plus de démocratie sanitaire pour moins d’insécurité sanitaire » peut s’avérer efficace, elle réclame d’y mettre tous les efforts « toutes
choses inégales par ailleurs »…
Date de mise en ligne : 01/07/2023
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