Il y a 4 milliards d’années
Le grand bombardement tardif
- Par Jacques Paul
- et Jean-Luc Robert-Esil
Pages 103 à 105
Citer ce chapitre
- PAUL, Jacques
- et ROBERT-ESIL, Jean-Luc,
- Paul, Jacques.
- et al.
- Paul, J.
- et Robert-Esil, J.-L.
Citer ce chapitre
- Paul, J.
- et Robert-Esil, J.-L.
- Paul, Jacques.
- et al.
- PAUL, Jacques
- et ROBERT-ESIL, Jean-Luc,
Un nombre croissant de planétologues estiment aujourd’hui que des centaines de millions d’années après leur formation, les quatre planètes telluriques, ainsi que la Lune, ont connu une phase durant laquelle le taux des collisions avec des petits corps est redevenu anormalement élevé. Le processus de formation planétaire implique déjà qu’à leur début, les planètes entrent en collision avec des objets de plus petite taille. Mais au début des années 1970, les astronautes des trois dernières missions Apollo collectent des échantillons lunaires au voisinage de trois grands bassins produits par l’impact d’objets massifs : les mers des Pluies, des Nectars et de la Sérénité. Au vu de la datation des roches ramenées sur Terre, il apparaît que les impacts se sont produits voici quatre milliards d’années environ, bien après les phases initiales de formation planétaire, donc au cours d’une nouvelle période de bombardement.
Le modèle de Nice – scénario développé à l’observatoire de la Côte d’Azur pour décrire l’évolution du Système solaire – explique ce grand bombardement tardif. À en croire ce modèle, les quatre planètes géantes, à l’époque de leur formation, sont bien plus proches les unes des autres. Uranus, alors la plus éloignée du Soleil, évolue à proximité du bord interne d’un disque très fourni en planétésimaux. Par interactions gravitationnelles avec les petits corps du bord interne de ce disque, les quatre géantes entament une longue migration vers l’extérieur, pour Saturne, Neptune et Uranus ; plus modérée, vers l’intérieur, pour Jupiter…
Date de mise en ligne : 18/10/2023
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
14,99 €