5. Young et Mayer : le concept d’énergie
Pages 71 à 89
Citer ce chapitre
- PÉREZ, José-Philippe,
- Pérez, José-Philippe.
- Pérez, J.-P.
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- Pérez, J.-P.
- Pérez, José-Philippe.
- PÉREZ, José-Philippe,
Notes
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[1]
BUP, n° 994, 2017.
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[2]
Cette confusion persiste malheureusement, encore aujourd’hui, dans des ouvrages actuels, voire dans des publications spécialisées récentes.
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[3]
La conservation de l’énergie fait évidemment penser à l’expression historique de Lavoisier sur la masse, « Rien ne se crée, rien ne perd, tout se transforme ».
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[4]
J. Joule, Philosophical Magazine, vol. 27, p. 205, London, 1845.
-
[5]
Über die Erhaltung de Kraft, H. Helmoltz, Berlin, 1847.
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[6]
EJP, 36, 2015.
-
[7]
EJP, 37, 2016.
Le mot « énergie » est probablement l’un des mots les plus utilisés dans le langage courant, et cependant l’un des plus difficiles à définir de façon précise, même par les scientifiques. La confusion avec le travail est fréquente sous le prétexte peu convaincant de grandeurs de même dimension physique. Cette propriété implique seulement une égalité ou une proportionnalité conjoncturelle. La confusion entre énergie et chaleur est, elle aussi, très répandue, même dans les ouvrages universitaires, cela malgré une distinction historique entre les unités employées, le joule et la calorie.
Un rappel historique de l’usage du mot « énergie » s’avère alors nécessaire, car, plus que pour d’autres concepts, un tel rappel s’impose, compte tenu de la définition subtile de ce concept. Le mot vient du grec « énergeia » qui signifie force en action. Il semble avoir été introduit, dès le début du xviiie siècle, vers 1717, par le mathématicien et physicien suisse Jean Bernoulli, pour désigner le travail d’une force au cours d’un déplacement élémentaire. Plus intéressant, il avait déjà été introduit indirectement par l’Allemand Wielfried Leibniz en 1678, sous la forme d’une quantité qui se conservait dans la chute libre : la somme de la « force vive » associée à la vitesse d’un corps, et de la « force morte » directement liée à son poids. L’Anglais Thomas Young (cf. Chapitre 12), célèbre pour ses travaux en optique, le réintroduit en 1807.
Jusqu’en 1850, il n’existe pratiquement aucun lien entre ce concept purement mécaniste et celui de chaleur que les chimistes introduisent naturellement dans les réactions chimiques…
Date de mise en ligne : 07/10/2022