Chapitre d’ouvrage

8. L’erreur cosmologique

Pages 133 à 141

Citer ce chapitre


  • Smolin, L.,
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Salez, M.
(2025). 8. L’erreur cosmologique. La renaissance du temps : Pour en finir avec la crise de la physique (p. 133-141). Dunod. https://stm.cairn.info/la-renaissance-du-temps--9782100876198-page-133?lang=fr.

  • Smolin, Lee.,
  • et al.
« 8. L’erreur cosmologique ». La renaissance du temps Pour en finir avec la crise de la physique, Dunod, 2025. p.133-141. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/la-renaissance-du-temps--9782100876198-page-133?lang=fr.

  • SMOLIN, Lee,
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par SALEZ, Morvan,
2025. 8. L’erreur cosmologique. In :
  • SMOLIN, Lee,
La renaissance du temps Pour en finir avec la crise de la physique. Paris : Dunod. Dunod Poche, p.133-141. URL : https://stm.cairn.info/la-renaissance-du-temps--9782100876198-page-133?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Carlo Rovelli, The First Scientist: Anaximander and His Legacy, Yardley, Westholme Publishing, 2011.
  • [2]
    Andrew Strominger, « Superstrings with Torsion », Nucl. Phys. B 274:2, 253-84, 1986.
  • [3]
    Un dilemme est un raisonnement menant à un choix de deux conclusions, inacceptables l’une comme l’autre.
  • [4]
    Quelqu’un pourrait objecter que lorsque nous construisons des modèles cosmologiques en relativité générale, nous appliquons les équations d’Einstein à l’univers entier. Mais ceci n’est pas vrai. Ce que nous appliquons est une troncation des équations d’Einstein à un sous-système qui est le rayon de courbure de l’univers. Tout ce qui est petit – y compris nous, les observateurs – est exclu du système modélisé.
  • [5]
    Par exemple, le modèle standard pourrait être amélioré par l’addition de particules extrêmement massives, qui n’auraient quasiment aucun effet sur l’univers pendant l’essentiel de son histoire.

Dans la première partie, nous avons marché dans les pas du mystique, cherchant à transcender son expérience liée au temps et à découvrir des vérités éternelles. En particulier, nous avons identifié que les grands succès de la physique étaient dus à l’utilisation d’une méthode, le paradigme newtonien. Nous avons vu que ces succès sont arrivés avec un coût : l’éradication du temps hors de la conception de la nature par les physiciens.
Dans la seconde partie, nous allons voir pourquoi ce prix n’a pas à être payé, car la tentative d’appliquer le paradigme newtonien à l’univers dans son ensemble est une tâche impossible. Pour étendre la science à la compréhension de l’univers entier, nous avons besoin d’une théorie neuve – une dans laquelle la réalité du temps est un élément central.
Revenons aux balbutiements de la science, à la personne qu’on a appelée le premier scientifique, le philosophe pré-socratique Anaximandre (615-536 avant J.-C.). Comme l’a décrit Carlo Rovelli dans un livre récent, Anaximandre fut le premier à chercher les causes aux phénomènes naturels dans la nature elle-même plutôt que dans les désirs capricieux des dieux.
En ce temps-là, même les plus savants des humains se voyaient habitant un univers confiné entre deux environnements plats. Sous nos pieds était la Terre, s’étirant dans toutes les directions autour de nous. Au-dessus de nos têtes était le ciel. L’univers entier, tel qu’ils le comprenaient, était organisé par la présence d’une direction spéciale – vers le bas, la direction dans laquelle toute chose tombe…


Date de mise en ligne : 04/07/2025

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

8,49 €

480 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)
Membre d'une institution cliente ?