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12. La mécanique quantique et la libération de l’atome

Pages 184 à 199

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  • Smolin, L.,
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Salez, M.
(2025). 12. La mécanique quantique et la libération de l’atome. La renaissance du temps : Pour en finir avec la crise de la physique (p. 184-199). Dunod. https://stm.cairn.info/la-renaissance-du-temps--9782100876198-page-184?lang=fr.

  • Smolin, Lee.,
  • et al.
« 12. La mécanique quantique et la libération de l’atome ». La renaissance du temps Pour en finir avec la crise de la physique, Dunod, 2025. p.184-199. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/la-renaissance-du-temps--9782100876198-page-184?lang=fr.

  • SMOLIN, Lee,
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par SALEZ, Morvan,
2025. 12. La mécanique quantique et la libération de l’atome. In :
  • SMOLIN, Lee,
La renaissance du temps Pour en finir avec la crise de la physique. Paris : Dunod. Dunod Poche, p.184-199. URL : https://stm.cairn.info/la-renaissance-du-temps--9782100876198-page-184?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Certaines hypothèses alternatives sur la théorie quantique autorisent qu’elle soit appliquée à l’univers. Pour découvrir les raisons pour lesquelles je pense qu’elles échouent, voir l’annexe en ligne (en anglais) sur www.timereborn.com.
  • [2]
    Le moment des particules ordinaires est leur masse multipliée par leur vitesse. Une autre expression de mesures incompatible est le principe d’incertitude, qui dit que le plus précisément nous mesurons une position, le moins précisément nous pourrons mesurer son moment, et vice versa.
  • [3]
    Pour une explication plus technique, voir Lee Smolin, « Precedence and Freedom in Quantum Physics », arXiv:1205.3707v1 [quant-ph], 2012.
  • [4]
    Charles Sanders Peirce, « A Guess at the Riddle », dans The Essential Pierce, Selected Philosophical Writings, ed. Nathan Houser & Christian Kloesel (Bloomington, Indiana University Press, 1992), p. 277. Les écrits de Peirce étant rarement clairs, en voici un résumé tiré de la Stanford Encyclopedia of Philosophy (http://plato.stanford.edu/entries/peirce/#anti) :
    Un chemin possible via lequel la nature évolue et acquiert ses habitudes a été exploré par Peirce en utilisant l’analyse statistique dans des situations d’essais expérimentaux dans lesquels les probabilités des résultats d’essais ultérieurs ne sont pas indépendants des résultats réels obtenus pour les essais déjà réalisés, situations dites « d’essais non bernouilliens ». Peirce a montré que, si nous postulons une certaine habitude originelle dans la nature, sous la forme d’une tendance même très légère à acquérir des habitudes même très ténues, alors dans la durée le résultat est souvent un haut degré de régularité et une grande rigueur macroscopique. Pour cette raison, Peirce a suggéré que dans un lointain passé la nature était considérablement plus spontanée qu’elle ne l’est devenue à présent, et que de manière générale et dans leur ensemble toutes les habitudes que la nature nous montre aujourd’hui sont le fruit d’une évolution. De même que les idées, les formations géologiques, ou les espèces biologiques ont évolué, l’habitude naturelle a évolué.
  • [5]
    John Conway & Simon Kochen, « The Free Will Theorem », Found. Phys., 36:10, 1441, 2006.
  • [6]
    Pour compléter, je voudrais mentionner que certains physiciens répondent à cet argument en défendant une forme forte de déterminisme, selon laquelle les observateurs ne peuvent pas être considérés comme libres de mesurer ce qu’ils veulent. Dans cette perspective « super-déterministe », nous pouvons imaginer qu’il y a des corrélations entre les choix que font les observateurs et les choix que font les atomes, préréglés loin dans le passé de l’expérience. Avec cette hypothèse, nous pouvons nier les conclusions des théorèmes de Conway et Kochen, aussi bien que le théorème de Bell.
  • [7]
    Lucien Hardy, « Quantum Theory from Five Reasonable Axioms », arXiv:quantph/0101012v4, 2001.
  • [8]
    Lluis Masanes & Markus P. Müller, « A Derivation of Quantum Theory from Physical Requirements », arXiv:1004.1483v4 [quant-ph], 2011. Un travail en lien avec ceci a été réalisé par Borivoje Dakic & Caslav Brukner, « Quantum Theory and Beyond: Is Entanglement Special? » arXiv:0911.0695v1 [quant-ph], 2009.
  • [9]
    Markus Müller mène actuellement une recherche intéressante sur cette question.
  • [10]
    NdT : « locking-in ».

Nous avons vu que la réalité du temps est la clef pour affronter le mystère de ce qui sélectionne les lois de la physique. Elle fait cela en alimentant l’hypothèse que ces lois évoluent. Le fait de considérer que le temps est fondamental peut aussi nous aider à résoudre une autre grande énigme de la physique – celle de la signification à donner à la mécanique quantique. La réalité du temps permet une nouvelle formulation de la théorie quantique qui peut aussi nous éclairer sur la façon qu’ont les lois d’évoluer avec le temps.
La mécanique quantique est la théorie physique la plus performante qui ait jamais été inventée. Il n’y a guère de technologie numérique, chimique, et médicale dont nous dépendons qui ne doive son existence à la physique quantique. Pourtant il y a de fortes raisons de croire que la théorie est incomplète.
C’est sûr, la mécanique quantique est un défi dans nos efforts pour comprendre le monde. Depuis son invention dans les années 1920, les physiciens ont concocté des scénarios fantaisistes pour rendre intelligibles les bizarreries de la théorie quantique. Des chats sont à la fois vivants et morts, une infinité d’univers existant simultanément, une réalité qui dépend de ce qui est mesuré ou de la personne qui observe, des particules qui communiquent entre elles sur de grandes distances à des vitesses excédant celle de la lumière – ce sont quelques-unes des idées imaginatives proposées comme solutions des mystères du monde subatomique.Toutes ces stratégies émergent en réponse au fait que la mécanique quantique ne donne aucune image physique de ce qui se passe dans une expérience individuelle…


Date de mise en ligne : 04/07/2025

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