1. Chute libre
- Par Lee Smolin,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par Morvan Salez
Pages 30 à 40
Citer ce chapitre
- SMOLIN, Lee,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par SALEZ, Morvan,
- SMOLIN, Lee,
- Smolin, Lee.,
- et al.
- Smolin, L.,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par Salez, M.
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- Smolin, L.,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par Salez, M.
- Smolin, Lee.,
- et al.
- SMOLIN, Lee,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par SALEZ, Morvan,
- SMOLIN, Lee,
Notes
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[1]
Ceci malgré de nombreuses tentatives par les philosophes de l’Islam et médiévaux de comprendre les causes du mouvement.
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[2]
Les mathématiciens aiment parler des courbes, des nombres, et cetera, comme « d’objets » mathématiques, ce qui implique une sorte d’existence. Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’adoption d’une position philosophique radicale du fait d’une habitude de langage, vous pouvez préférer les appeler des concepts. J’utiliserai les deux mots sans distinction lorsque je parlerai des mathématiques, de manière à ne suggérer aucun préjugé quant au type d’existence qu’ils ont.
-
[3]
Il n’est pas tout à fait exact non plus de dire que les vérités des mathématiques sont hors du temps, puisque, en tant qu’êtres humains, nos perceptions et nos pensées prennent place à des instants spécifiques dans le temps – et parmi les choses auxquelles nous pensons dans le temps se trouvent les objets mathématiques. C’est seulement que ces objets mathématiques ne semblent pas avoir d’existence par eux-mêmes. Ils ne sont pas nés, ils ne changent pas, simplement ils sont.
-
[4]
De nombreux autres grands mathématiciens croient aussi ceci, par exemple Alain Connes. Voir Jean-Pierre Changeux & Alain Connes, Conversations on Mind, Matter, and Mathematics, ed. & trans. M. B. DeBevoise, Princeton, Princeton University Press, 1998.
Avant de commencer ce voyage-ci ou n’importe quel autre voyage de découverte, nous devrions suivre le conseil du philosophe grec Héraclite, qui, quelques pas à peine engagés dans l’histoire épique qu’est la science, eut la sagesse de nous prévenir que « la nature aime se cacher ». Et en effet elle se cache ; réalisez que la plupart des forces et des particules que la science considère aujourd’hui comme fondamentales restèrent cachées au cœur de l’atome jusqu’au siècle dernier. Certains des contemporains d’Héraclite parlaient des atomes, mais sans vraiment savoir s’ils existaient réellement ou non. Et leur concept était erroné, car ils s’imaginaient les atomes indivisibles. Il fallut les articles d’Einstein de 1905 pour que la science y vienne et forme le consensus que la matière est faite d’atomes. Et six ans plus tard, l’atome lui-même fut cassé en morceaux. Ainsi, commencèrent l’exploration intérieure de l’atome et la découverte des mondes qu’il dissimule.
La nature est modeste mais la plus grande exception est la gravitation. C’est la seule des forces fondamentales dont les effets sont observables par chacun et sans recours à des instruments spéciaux. Nos premières expériences d’effort et d’échec l’ont été aux prises avec la gravitation. Par conséquent, la gravitation a dû être l’un des tout premiers phénomènes naturels auquel notre espèce donna un nom.
Toutefois, tomber est une expérience ordinaire dont plusieurs des aspects-clefs sont restés dissimulés sous nos yeux jusqu’à l’aube de la science, et beaucoup reste encore caché…
Date de mise en ligne : 04/07/2025
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