Épilogue. Penser dans le temps
- Par Lee Smolin,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par Morvan Salez
Pages 310 à 332
Citer ce chapitre
- SMOLIN, Lee,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par SALEZ, Morvan,
- SMOLIN, Lee,
- Smolin, Lee.,
- et al.
- Smolin, L.,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par Salez, M.
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- Smolin, L.,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par Salez, M.
- Smolin, Lee.,
- et al.
- SMOLIN, Lee,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par SALEZ, Morvan,
- SMOLIN, Lee,
Notes
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[1]
Pour approfondir la vision développée ici et plus de références, voir Lee Smolin, « Time and Symmetry in Models of Economic Markets », arXiv:0902.4274v1 [q-fin.GN], 2009.
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[2]
Pour une introduction à l’économie néoclassique, voir Ross M. Starr, General Equilibrium Theory, 2e édition (New York, Cambridge University Press, 2011).
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[3]
Ceci est démontré par le théorème Sonnenschein-Mantel-Debreu, ou théorème anything goes, prouvé en 1972 par trois économistes très influents. L’un d’eux est Hugo Sonnenschein, qui n’est pas seulement un membre de l’École d’économistes de Chicago mais a servi comme président de cette université. Hugo Sonnenschein, « Market Excess Demand Functions », Econometrica, 40:3, 549-63, 1972. Debreu, G. « Excess Demand Functions », Journal of Mathematical Economics 1: 15-21, 1974, doi:10.1016/0304-4068(74)90032-9; R. Mantel, « On the Characterization of Aggregate Excess Demand », Jour. of Econ. Theory 7: 348–353, 1974, doi:10.1016/0022-0531(74)90100-8.
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[4]
NdT : « path dependence », terme de théorie économique qu’on traduit également souvent par « dépendance au sentier ».
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[5]
W. Brian Arthur, « Competing Technologies, Increasing Returns, and Lock-In by Historical Events », Econ. Jour. 99:394, 116-31, 1989.
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[6]
Pia Malaney, « The Index Number Problem: A Differential Geometric Approach », Harvard PhD thesis, 1996.
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[7]
Les idées Malaney et Weinstein ont poussé Samuel Vasquez, alors postdoctorant au Perimeter Institute, à mesurer la dépendance au chemin emprunté dans les données du marché réel. Ce qu’il faisait était impossible et hérétique dans le cadre de la théorie économique néoclassique, et pourtant, voilà que dans les vraies données, cela montrait que l’existence de fonds avec des stratégies gagnantes d’arbitrage à court terme prouve qu’il y a bien de la courbure, et de ce fait de la dépendance au chemin emprunté, dans le marché. Samuel E. Vazquez & Simone Farinelli, « Gauge Invariance, Geometry and Arbitrage », arXiv:0908.3043v1 [q-fin.PR], 2009.
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[8]
Vince Darley & Alexander V. Outkin, A NASDAQ Market Simulation: Insights on a Major Market from the Science of Complex Adaptive Systems (World Scientific, 2007).
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[9]
Je vois les débuts de cette conception commune dans le fait que le biologiste théoricien Stuart Kauffman et le philosophe Iaw Roberto Mangabeira Unger parlent tous deux du besoin de formuler leurs domaines en termes du possible adjacent – l’établissement d’étapes à venir – plutôt que dans des espaces intemporels abstraits de toutes les configurations possibles.
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[10]
Les implications de ces deux principes sont développés au chapitre 17 de mon livre de 2006, Rien ne va plus en Physique (Dunod Éditeur, « Quai des Sciences »).
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[11]
Remarquez que les relations sont exactement ce que les mathématiques expriment. Les nombres n’ont pas d’essence intrinsèque, pas plus que les points dans l’espace ; ils sont définis entièrement par leur place dans un système de nombres ou de points – dont toutes les propriétés ont à voir avec leurs relations aux autres nombres et aux autres points. Ces relations sont entrainées par les axiomes qui définissent un système mathématique. Si la matière est plus que des relations et des interactions, c’est au-delà des mathématiques.
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[12]
James George est l’auteur de Asking for the Earth (Barrytown, Station Hill Press, 2002) et The Little Green Book on Awakening (Barrytown, Station Hill Press, 2009). Il est aussi cofondateur de la fondation Threshold et président de la fondation Sadat pour la Paix, et il a conduit une mission internationale au Koweit pour évaluer les dégâts environnementaux au lendemain de la guerre du Golfe persique.
Tous les progrès de la civilisation humaine, depuis l’invention du premier outil jusqu’à nos toutes nouvelles technologies quantiques, résultent de l’application disciplinée de notre imagination. L’imagination est l’organe qui nous permet de vivre à la frontière du danger et de l’opportunité ; c’est une adaptation à la réalité du temps. Nous sommes de formidables chasseurs, cueilleurs et traiteurs d’information, mais nous sommes bien plus que cela : nous avons une capacité à imaginer des situations qui ne découlent pas des données dont nous disposons. Notre imagination nous permet d’anticiper les dangers avant qu’ils soient imminents, ce qui veut dire que nous pouvons planifier leur rencontre. Nous sommes peu de chose face au tigre dans la nuit, et il n’y a rien que nous puissions faire pour l’empêcher de faire de nos enfants son repas une fois qu’il a bondi. Mais parce que nous l’avons imaginé, nous avons fait un feu pour le tenir éloigné.
Savoir que nous pouvons faire un feu pour tenir les tigres à distance peut ne pas sembler bien impressionnant, mais songez à la personne qui a fait cela la première fois il y a quelques centaines de milliers d’années. À l’époque, il a pu paraître insensé d’utiliser une menace mortelle pour en éloigner une autre. La simple idée que le feu pourrait être contrôlé doit avoir exigé une bonne dose d’imagination et de courage.
Dans l’époque moderne, nous vivons avec du feu caché partout dans nos maisons, dans les fils dans nos murs, dans le four, dans la chaufferie du sous-sol…
Date de mise en ligne : 04/07/2025
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