Chapitre d’ouvrage

6. Naissance des étoiles et des disques protoplanétaires

Pages 73 à 87

Citer ce chapitre


  • Lequeux, J.,
  • Encrenaz, T.
  • et Casoli, F.
(2017). 6. Naissance des étoiles et des disques protoplanétaires. La révolution des exoplanètes (p. 73-87). EDP Sciences. https://stm.cairn.info/la-revolution-des-exoplanetes--9782759821488-page-73?lang=fr.

  • Lequeux, James.,
  • et al.
« 6. Naissance des étoiles et des disques protoplanétaires ». La révolution des exoplanètes, EDP Sciences, 2017. p.73-87. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/la-revolution-des-exoplanetes--9782759821488-page-73?lang=fr.

  • LEQUEUX, James,
  • ENCRENAZ, Thérèse
  • et CASOLI, Fabienne,
2017. 6. Naissance des étoiles et des disques protoplanétaires. In : La révolution des exoplanètes. Les Ulis : EDP Sciences. Une Introduction à  ... p.73-87. URL : https://stm.cairn.info/la-revolution-des-exoplanetes--9782759821488-page-73?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Cette viscosité n’est pas seulement celle du gaz, qui est généralement due au champ magnétique ou à la turbulence ; il y a aussi une viscosité dynamique, appelée aussi friction dynamique, qui résulte de l’entraînement gravitationnel de petits corps par des corps plus massifs ou par des excès locaux de densité, lesquels sont ainsi freinés.

Nous avons décrit succinctement au chapitre 1, le modèle de formation des systèmes planétaires présenté initialement par Kant et par Laplace, qui paraît bien s’accorder avec ce que nous observons du Système solaire. Rappelons-en les grandes lignes (Fig. 6.1).Les étoiles et leurs systèmes planétaires se forment par l’effondrement gravitationnel d’un nuage interstellaire de gaz et de poussières, tel celui qui est associé à la nébuleuse d’Orion, connue comme « pouponnière d’étoiles » (Fig. 6.2). L’observation indique que les nuages les plus froids (où le gaz est essentiellement sous forme de molécules dont la principale est celle d’hydrogène H2) sont le siège de la formation d’étoiles de masse comparable ou inférieure à celle du Soleil, tandis que les nuages géants, plus chauds, comme celui d’Orion, produisent des étoiles de toutes masses. Cependant, la théorie de la formation des étoiles est un domaine difficile, en raison de la complexité de la structure et de la dynamique des nuages moléculaires, et aussi parce que les phénomènes physiques qui interviennent sont multiples et souvent encore mal compris, en particulier la turbulence qui existe très probablement dans ces nuages. Le rôle du champ magnétique, bien que certainement important, est peu clair et controversé. Il apparaît néanmoins que le nuage doit se fragmenter au cours de son effondrement, ce qui correspond à l’observation puisque les étoiles se forment généralement en groupe.L’effondrement comprime le gaz de ces fragments, ce qui les échauffe, comme le gaz comprimé par une pompe de bicyclette…


Date de mise en ligne : 01/06/2022