Introduction de la partie 3
- Par Yann Kindo
Pages 277 à 279
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Notes
- [1]Entretien avec Michèle Matricon.
- [2]Entretien avec André Beaumont.
- [3]Allocution de Pierre Manigault, chef de service à l’institut Pasteur, à la cérémonie d’hommage à Marcel Prenant du 20 mai 1966 à la Sorbonne.
- [4]GARF, 579-3-51.
- [5]Entretiens avec Jacques Taxi, Noémie Koechlin, Claude Lévi et André Beaumont. Seul Pierre Cassier, aux opinions politiques très différentes de celle de Prenant, évoque une atmosphère politique un peu pesante pour lui, qu’il attribue toutefois au milieu universitaire de l’époque plus qu’au directeur du laboratoire.
- [6]Anecdote rapportée par André Beaumont, à qui Marcel Prenant en avait fièrement fait la confidence. Il raconte également que Marcel Prenant, lors de son exclusion du comité central en 1950, ne laissait à la Sorbonne rien transparaître de cette vie extérieure au laboratoire.
- [7]Bernadette Bensaude-Vincent, Langevin. Science et vigilance, Belin, 1987.
- [8]Toute une vie à gauche, p. 285. Ce thème de la résistance aux demandes du Parti afin de protéger sa carrière de scientifique est récurrent dans l’autobiographie. Il concerne aussi son investissement à la direction du syndicat de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qu’il a trouvé « intéressant » mais dont il regrette que « c’est encore du travail » et que « le travail scientifique n’avance pas vite » (lettre de Marcel à André Prenant, 2 décembre 1951, Apap).
Les développements précédents ont pu donner, non sans raison, l’impression d’une double vie de Marcel Prenant : d’un côté une carrière de scientifique, et de l’autre un parcours de militant communiste. Beaucoup de témoins qui l’ont fréquenté en tant que chercheur décrivent en effet une telle séparation des magistères : « On n’a jamais ressenti le fait qu’il ait été un militant communiste, ça n’est pas entré dans le laboratoire » ; « Il y avait deux personnages dans Prenant. Il y avait l’homme politique, et le directeur de labo. Indépendants. » Lors du départ en retraite, Pierre Manigault lui sait gré de ce quasi-cloisonnement :
Vous étiez déjà engagé dans une action politique dont nous ne savions presque rien, car votre honnêteté intellectuelle vous interdisait de manifester quelque sympathie ou quelque ressentiment que ce soit envers ceux d’entre nous, pas très nombreux, qui pouvaient être vos partisans ou vos adversaires.
Marcel Prenant n’hésite pas à le revendiquer en 1949 à Moscou devant ses collègues soviétiques qui l’interrogent à propos d’Eugène Aubel :
C’est mon camarade en politique mais malheureusement je ne sais rien de son travail. Je sais seulement une chose, que son entourage et ceux qui travaillent avec lui dans son laboratoire lui reprochent de faire trop de politique au détriment du travail scientifique. C’est un danger qui nous menace tous, et surtout moi.
La plupart des anciens du laboratoire évoquent plusieurs militants communistes parmi les travailleurs du lieu, mais attribuen…
Date de mise en ligne : 30/04/2026
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