Chapitre de Que sais-je ? / Repères

Chapitre III. Les accidents nucléaires et leurs enseignements

Pages 37 à 44

Citer ce chapitre


  • Lewandowski, C.
(2024). Chapitre III. Les accidents nucléaires et leurs enseignements. Le Nucléaire (2e éd., p. 37-44). Presses Universitaires de France. https://stm.cairn.info/le-nucleaire--9782715424319-page-37?lang=fr.

  • Lewandowski, Cédric.
« Chapitre III. Les accidents nucléaires et leurs enseignements ». Le Nucléaire, Presses Universitaires de France, 2024. p.37-44. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/le-nucleaire--9782715424319-page-37?lang=fr.

  • LEWANDOWSKI, Cédric,
2024. Chapitre III. Les accidents nucléaires et leurs enseignements. In : Le Nucléaire. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.37-44. URL : https://stm.cairn.info/le-nucleaire--9782715424319-page-37?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Un réacteur nucléaire a comme objectif de produire de la chaleur, transformée en électricité. Lorsqu’il est arrêté, la réaction en chaîne est immédiatement stoppée mais des désintégrations se poursuivent dans le cœur qui continue à dégager des calories. Cette émission de puissance résiduelle, qui décroît avec le temps, oblige à assurer le refroidissement d’un réacteur après son arrêt. Il est important d’avoir ce point en mémoire pour appréhender ces trois accidents.
  • [2]
    Le succès dans de nombreux pays de la série télévisée Chernobyl, dévoilée au printemps 2019, témoigne également des répercussions mondiales de cet accident.

28 mars 1979, Three Mile Island ; 26 avril 1986, Tchernobyl ; 11 mars 2011, Fukushima. Ces trois accidents majeurs marquent l’histoire du nucléaire civil. Éléments de notre mémoire collective, ils font référence dès que le « risque nucléaire » est évoqué et leurs enseignements ont conduit à des évolutions significatives des principes de sûreté appliqués aux centrales nucléaires, tant dans leur conception que lors de leur exploitation.
La centrale de TMI, située aux États-Unis dans l’État de Pennsylvanie, près de Harrisburg, capitale de l’État, était équipée de deux réacteurs de 900 MWe.
L’accident commence le 28 mars 1979 au matin par une simple défaillance : la perte de l’alimentation normale en eau des générateurs de vapeur du réacteur numéro 2, mis en service trois mois plus tôt. Les automatismes de sûreté fonctionnent parfaitement, mais un enchaînement d’événements comprenant deux erreurs (l’oubli par un opérateur de refermer une vanne après un essai réglementaire des pompes et la non-fermeture de la vanne de décharge du pressuriseur, sans que cette information soit retransmise en salle de commande) aboutit à la fusion partielle du cœur du réacteur et à un relâchement de radioactivité dans l’enceinte de confinement. Six ans plus tard, on constatera en effet, grâce à une caméra introduite dans la cuve, qu’une partie significative du combustible a fondu sans traverser le fond de la cuve. L’enceinte de confinement ayant rempli son rôle, les conséquences radiologiques dans l’environnement ont été très faibles…


Date de mise en ligne : 20/03/2024

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