2. Le progrès de l’homme par l’avancement des esprits
- Par Pierre Jouvencel
- et Fabien Dworczak
Pages 25 à 38
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- JOUVENCEL, Pierre
- et DWORCZAK, Fabien,
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- et Dworczak, F.
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Il ne peut donc y avoir pour vous de progrès matériel et social sans progrès moral. Il s’agit d’un thème que vous avez développé dès 1850 lors de la discussion sur le projet de loi sur l’Enseignement. Vous y avez tenu des propos particulièrement forts. Expliquez-nous les raisons pour laquelle vous faites de cette question de l’Enseignement gratuit et obligatoire un Absolu incontournable et qui ne souffre aucune discussion ?
Afin de bien comprendre mon intervention le 15 janvier 1850 devant l’Assemblée dans la discussion du projet de loi sur l’Enseignement, il faut commencer par un rappel historique.
Le 30 octobre 1849, un remaniement ministériel est opéré, qui amène aux responsabilités des hommes qui ne sont guidés que par une seule ambition : l’épuration ! La révolution de 1848 a, comme vous le savez, amené l’émergence de la Seconde République, mais l’insurrection ouvrière du mois de juin 1848, a entrainé un sérieux coup de barre réactionnaire, qui a redonné des couleurs aux catholiques et donc à l’Église. Or, des hommes, fidèles aux idées de 1848 restent bien présents dans la population et notamment parmi les fonctionnaires, avec une belle proportion d’instituteurs.
Aussi, dans les derniers jours de 1849, près de 20 000 instituteurs sont réprimandés, suspendus ou révoqués sur ordre des préfets. Le pouvoir remplace par des hommes à lui, dans l’ensemble des corps de fonctionnaires, administration, enseignement, magistrature, tous ceux qui de près ou de loin, rappellent les journées de 1848. Le pouvoir veut tourner la page…
Date de mise en ligne : 09/09/2024
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