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Texte 6. Fonctions du bestiaire sexuel (2017)

Thierry Hoquet (né en 1973)

Pages 52 à 60

Citer ce chapitre


  • Hoquet, T.
(2018). Texte 6. Fonctions du bestiaire sexuel (2017) Thierry Hoquet (né en 1973) Le sexe biologique. Anthologie historique et critique : Les comportements sexuels (Volume 3, p. 52-60). Hermann. https://stm.cairn.info/le-sexe-biologique-anthologie-historique-et-critique-volume-3--9782705684297-page-52?lang=fr.

  • Hoquet, Thierry.
« Texte 6. Fonctions du bestiaire sexuel (2017) : Thierry Hoquet (né en 1973) ». Le sexe biologique. Anthologie historique et critique Les comportements sexuels, Hermann, 2018. p.52-60. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/le-sexe-biologique-anthologie-historique-et-critique-volume-3--9782705684297-page-52?lang=fr.

  • HOQUET, Thierry,
2018. Texte 6. Fonctions du bestiaire sexuel (2017) Thierry Hoquet (né en 1973) In : Le sexe biologique. Anthologie historique et critique Les comportements sexuels. Paris : Hermann. Hors collection, p.52-60. URL : https://stm.cairn.info/le-sexe-biologique-anthologie-historique-et-critique-volume-3--9782705684297-page-52?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Francis Wolff, « L’animal et le dieu : deux modèles pour l’homme », in L’Être, l’homme, le disciple, Paris, PUF, 2000, p. 113-138.
  • [2]
    Thomas Benatouïl, Faire usage : la pratique du stoïcisme, Paris, Vrin, 2006.
  • [3]
    Jacques Brunschwig, « L’argument des berceaux chez les Épicuriens et les Stoïciens », in Études sur les philosophies hellénistiques, Paris, PUF, 1995, p. 69-112.
  • [4]
    Plutarque, De l’amour de la progéniture, I, 493b, tr. Jean Dumortier, Paris, Les Belles Lettres, 1975, p. 184.
  • [5]
    Aristote, Éthique à Nicomaque, III, 13, tr. Richard Bodéus, in Œuvres complètes, éd. Pierre Pellegrin, Paris, Flammarion, 2014, p. 2042-2043.
  • [6]
    Éthique à Nicomaque, III, 13, 1118a18-22, in ibid., p. 2041.
  • [7]
    Cf. Pline, Histoire naturelle, livre XXVIII (Remèdes tirés des animaux).
  • [8]
    Cf. Jacques Voisenet, « L’animal et la pensée médicale dans les textes du Haut Moyen Âge », Rursus, n° 1, 2006, actes du XXXVIIIe Congrès international de l’APLAES, « L’animal, un modèle pour l’homme dans les cultures grecque et latine de l’Antiquité et du Moyen Âge », sous la direction d’Arnaud Zucker et Marie-Catherine Olivi. Cf. aussi Thierry Gontier, L’homme et l’animal. La philosophie antique, Paris, PUF, 1999. Sur l’hippomane, cf. Aristote, Histoire des animaux, VI, 18 (in Œuvres complètes, éd. cit., p. 1292). Daubenton reviendra sur l’hippomane dans l’Histoire naturelle, et l’assimile à des calculs urinaires (Histoire naturelle, Paris, Imprimerie Royale, 1753, t. IV, p. 329).
  • [9]
    Ainsi pour Claude Élien, Histoire des animaux, V, 29 (tr. latine Pierre Gilles, De historia animalium libri XVII, Lyon, 1562, p. 147-148) : « Comme le jars est de nature ardente et qu’il s’enflamme, il aime nager, il aime les aliments très froids, l’herbe, la laitue et autres nourritures qui engendrent le froid. »
  • [10]
    Aristote, Génération des animaux, IV, 5, 773b25, in Œuvres complètes, éd. cit., p. 1699.
  • [11]
    Pierre Bayle, « Barbe », remarque C, in Dictionnaire historique et critique, Rotterdam, Leers, 1697, t. I, p. 464-5.
  • [12]
    Michel de Montaigne, Apologie de Raymond Sebond (Essais, II, 12), in Œuvres complètes, Paris, Gallimard/NRF, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1962, p. 415-589 (ici p. 449). « Brutale » signifie ici, celle des « brutes », c’est-à-dire des « bêtes », ici données en modèles de sagesse, beaucoup mieux réglées que les humains.
  • [13]
    Ibid., p. 437. Sur la conception des animaux chez Montaigne, cf. Thierry Gontier, De l’homme à l’animal. Paradoxes sur la nature des animaux, Montaigne et Descartes, Paris, Vrin, 1998.
  • [14]
    Michel de Montaigne, op. cit., p. 450.
  • [15]
    Sur les rapports entre Descartes et le concept de « réflexe », cf. Georges Canguilhem, La formation du concept de réflexe aux xviie et xviiie siècle [1955], 2e éd. revue et augmentée, Paris, Vrin, 1977 (notamment p. 37-38).
  • [16]
    René Descartes, Méditations métaphysiques, Sixièmes Réponses, éd. Adam et Tannery, reprise Paris, Vrin, 1996, t. IX, p. 228.
  • [17]
    Annie Bitbol-Hespériès, Le principe de vie chez Descartes, Paris, Vrin, 1990.
  • [18]
    René Descartes, lettre au marquis de Newcastle, 23 novembre 1646, éd. Adam et Tannery, t. IV, p. 575-576.

Un comportement sexuel désigne l’ensemble des attitudes animales liées à l’activité copulatoire ou génitale. Cette activité a intéressé les observateurs depuis l’Antiquité, mais selon des angles et des approches différents. Le présent texte propose quelques éclairages sur la sexualité animale dans l’Antiquité (a) et à l’âge moderne (b). En particulier, les animaux non humains réussissent certaines opérations avec beaucoup d’ingéniosité, et ils réalisent des performances bien supérieures à celles des humains. Le concept d’instinct a longtemps désigné ces comportements des animaux non humains. À l’intelligence ou à la raison des humains, on opposait alors l’instinct des brutes. La raison, gage de liberté et instrument universel déclinable et adaptable à toutes les circonstances, serait par définition faillible, alors que l’instinct, inflexible et intensément spécialisé, réaliserait bien mieux qu’elle certaines tâches. Mais cette opposition frontale posait finalement plus de problèmes qu’elle n’en résolvait. D’une part, elle enfermait la philosophie dans le labyrinthe de la question métaphysique de l’âme des bêtes : derrière ces comportements animaux, fallait-il voir un simple effet de la machine, ou bien était-on en droit de supposer une âme ? Et en ce cas de quelle nature : mortelle, finie, matérielle, ou analogue à la nôtre ? individuelle ou commune à l’ensemble des individus d’une même espèce ? D’autre part, le terme d’instinct utilisé pour décrire des séquences uniformes de comportements innés, jugés typiques d’une espèce donnée, devait être articulé à d’autres termes : intelligence et habitude…


Date de mise en ligne : 27/07/2025

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