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Texte 7. Les insectes sont-ils des machines ? (1734)

Antoine Ferchault de Réaumur (1683-1757)

Pages 60 à 65

Citer ce chapitre


  • Hoquet, T.
(2018). Texte 7. Les insectes sont-ils des machines ? (1734) Antoine Ferchault de Réaumur (1683-1757) Le sexe biologique. Anthologie historique et critique : Les comportements sexuels (Volume 3, p. 60-65). Hermann. https://stm.cairn.info/le-sexe-biologique-anthologie-historique-et-critique-volume-3--9782705684297-page-60?lang=fr.

  • Hoquet, Thierry.
« Texte 7. Les insectes sont-ils des machines ? (1734) : Antoine Ferchault de Réaumur (1683-1757) ». Le sexe biologique. Anthologie historique et critique Les comportements sexuels, Hermann, 2018. p.60-65. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/le-sexe-biologique-anthologie-historique-et-critique-volume-3--9782705684297-page-60?lang=fr.

  • HOQUET, Thierry,
2018. Texte 7. Les insectes sont-ils des machines ? (1734) Antoine Ferchault de Réaumur (1683-1757) In : Le sexe biologique. Anthologie historique et critique Les comportements sexuels. Paris : Hermann. Hors collection, p.60-65. URL : https://stm.cairn.info/le-sexe-biologique-anthologie-historique-et-critique-volume-3--9782705684297-page-60?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Antoine Ferchault de Réaumur, Mémoires pour servir à l’Histoire des Insectes, Paris, Imprimerie Royale, 1734-1742, t. I, p. 18-19.
  • [2]
    Ibid., p. 19.
  • [3]
    Ibid. On trouve cette anecdote rapportée par Montaigne et évoquée par Descartes. Cf. supra, texte 6-b, in fine ainsi que notre « Funérailles animales. À propos de bêtes qui savent enterrer leurs morts », Études sur la mort, n° 118, 2000, p. 99-119.
  • [4]
    Antoine Ferchault de Réaumur, Mémoires, éd. cit., t. I, p. 20.
  • [5]
    Cf. Jan (Johannes ou Jean) Goedart, De insectis in methodum redactus, Londres, Smith, 1685 ; Métamorphoses naturelles ou histoire des insectes, observée très exactement suivant leur nature et leurs propriétés, Amsterdam, Pierre Mortier, 1700, 3 vol. Pierre Lyonet note dans ses remarques à la Théologie des insectes de Friedrich Christian Lesser (Théologie des insectes, ou démonstration des perfections de Dieu, dans tout ce qui concerne les insectes, 1745, t. I, p. 31) : « Le livre de cet auteur [Goedart] est du nombre de ceux dont les planches n’ont pas été bien gravées, surtout celles de la traduction française. Plusieurs insectes y sont absolument méconnaissables et ceux qu’on y reconnaît sont la plupart si défectueux que si la suite des changements d’un animal et la description qui y est ajoutée ne suppléaient aux défauts de ressemblance, presque toutes ces planches deviendraient inutiles. Encore faut-il ajouter que ces descriptions sont ordinairement assez imparfaites. »
  • [6]
    Antoine Ferchault de Réaumur, Mémoires, éd. cit., t. I, p. 25.
  • [7]
    Il s’agit de Leibniz. Cf. infra, le texte de D.-R. Boullier. [TH]

Minutieux et ingénieux observateur des insectes, Antoine Ferchault de Réaumur se garde de couvrir ces petites bêtes de trop grandes louanges, qui pourraient entacher ses descriptions et faire passer pour fables son récit tout entier. Ainsi, la forme du « mémoire », revendiquée par Réaumur, souligne sa volonté de critiquer les témoignages incertains. Ce qui importe par-dessus tout, c’est de distinguer l’histoire naturelle de la fable, de séparer l’observation de l’imagination. Cela concerne tous les domaines de l’histoire naturelle : la reproduction comme les performances. « Ce sont surtout les éloges qu’on a donnés à l’intelligence des insectes, qui n’ont pas été assez mesurés » écrit-il : « on les a fait penser et agir comme nous, et souvent même on les a loués de ce qu’ils pensaient et agissaient mieux que nous. Il n’est sorte de connaissances qu’on ne leur ait accordée; on leur a trouvé toutes les vertus morales, même les plus sublimes ; et sur quels fondements ? sur des fondements souvent tout à fait puérils. » Ainsi, de la mante religieuse, qu’on appelle en Provence preguedieu : « Sa charité, dit-on, est grande, au moins pour les enfants ; lorsqu’il y en a quelqu’un qui lui demande le chemin, elle le lui montre avec un de ses pieds ; on assure qu’il est rare qu’elle le lui enseigne mal, que cela n’arrive presque jamais. » De même, « on a donné aux fourmis du respect pour leurs morts, on a loué les soins avec lesquels elles leur rendent les devoirs funèbres ; et cela sur ce qu’elles transportent hors de la fourmilière les cadavres de celles qui y sont mortes, comme elles transportent ceux des mouches, des chenilles, des cloportes, et des autres insectes qui y sont venus mourir, ou qu’elles y ont tué…


Date de mise en ligne : 27/07/2025

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