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Chapitre 7. Le second règne (1873-1877)

Pages 213 à 247

Citer ce chapitre


  • Lequeux, J.
(2009). Chapitre 7. Le second règne (1873-1877) Le Verrier : Savant magnifique et détesté (p. 213-247). EDP Sciences. https://stm.cairn.info/le-verrier--9782759803446-page-213?lang=fr.

  • Lequeux, James.
« Chapitre 7. Le second règne (1873-1877) ». Le Verrier Savant magnifique et détesté, EDP Sciences, 2009. p.213-247. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/le-verrier--9782759803446-page-213?lang=fr.

  • LEQUEUX, James,
2009. Chapitre 7. Le second règne (1873-1877) In : Le Verrier Savant magnifique et détesté. Les Ulis : EDP Sciences. Sciences & Histoire / Sciences & History, p.213-247. URL : https://stm.cairn.info/le-verrier--9782759803446-page-213?lang=fr.

Chapitre 7

  • [1]
    Interview de Gaillot par Bigourdan en 1888 : voir BOP, Documents divers sur l’Observatoire de Paris, 1854-1872, cote 3567(3), Liasse AP.
  • [2]
    Journal officiel de la République française, 15 février 1873.
  • [3]
    BOP, MS 1072 (33). Voici l’original anglais : « […] Even if there were any certainty in the complaints made by some persons, they were totally insignificant in comparison with the great service that you had rendered to your country and the world.[…]
    The astronomical essays which you have given as a private person, and the extraordinary scientific excitement which you have produced by your organisation of the Association Scientifique, have placed you in a position which any official man of science might envy.
    I had however a very high respect for M. Delaunay ; and, without adverting specially to his connexion [sic] with the Observatory, I could have wished that he had been spared to finish his Lunar Theory. » Puis en postscriptum : « The non-personal system of the Paris Observatory is not such as we should have adopted in England. »
  • [4]
    Cette affirmation nous laisse perplexe. Nous n’avons pas retrouvé de telles notes dans les archives de l’Observatoire, mais seulement des interviews par Bigourdan de divers survivants de l’Observatoire et de ses conseils en 1888-1889 (BOP, Documents divers sur l’Observatoire de Paris, 1854-1872, cote 3567(3), Liasse AP). Ces interviews ne sont nullement anonymes et les opinions qu’ils révèlent paraissent généralement objectives. Ils n’ont jamais été publiés avant les extraits donnés dans ce livre.
  • [5]
    Ces comptes-rendus se trouvent au complet dans BOP, Documents divers sur l’Observatoire de Paris, 1854-1872, cote 3567(4), Liasse AA.
  • [6]
    Journal officiel du 10 décembre 1872, cité par Bigourdan (1933) p. A.65-A.68.
  • [7]
    * CRAS 75 (1872) p. 1721-1729.
  • [8]
    BOP, Documents divers sur l’Observatoire de Paris, 1854-1872, cote 3567(3), Liasse X.
  • [9]
    Voir Grillot S. (1986) « Les instruments des observatoires français au XIXe siècle », L’Astronomie, juin 1986, p. 275-289.
  • [10]
    On trouvera une description détaillée de l’instrument dans + La Nature, 4e année, 1er semestre (1876) p. 39-43. Mais cet article, écrit avant la réception, est bien optimiste sur la qualité du miroir !
  • [11]
    BOP, Documents divers sur l’Observatoire de Paris, 1854-1872, cote 3567(4), Liasse AR.
  • [12]
    BOP, Documents divers sur l’Observatoire de Paris, 1854-1872, cote 3567(4), Liasse AE.
  • [13]
    Rapport de Le Verrier au Conseil de l’Observatoire du 13 avril 1877 : BOP, Documents divers sur l’Observatoire de Paris, 1854-1872, cote 3567(4), Liasse AC.
  • [14]
    BOP, Documents divers sur l’Observatoire de Paris, 1854-1872, cote 3567(4), Liasse AE.
  • [15]
    Mouchez E. (1881) Rapport annuel sur l’état de l’Observatoire de Paris, année 1880, Paris, Gauthier-Villars (BOP).
  • [16]
    Baillaud B. (1913) Rapport annuel sur l’état de l’Observatoire de Paris en 1912, Paris, Gauthier-Villars, p. 56-58.
  • [17]
    Esclangon E. (1931) Rapport annuel sur l’état de l’Observatoire de Paris en 1930, Paris, Gauthier-Villars.
  • [18]
    Esclangon E. (1938) Rapport annuel sur l’état de l’Observatoire de Paris en 1937, Paris, Gauthier-Villars.
  • [19]
    Véron P. (2001) Préhistoire de l’Observatoire de Haute Provence, Colloque Observatoires et patrimoine astronomique français, Nantes, accessible sur http://www.obs-hp.fr/www/histoire/pre-histoire_OHP.pdf
  • [20]
    Mouchez E. (1879) Rapport annuel sur l’état de l’Observatoire de Paris, Paris, Gauthier-Villars (BOP).
  • [21]
    Les informations dans ce paragraphe sont tirées des Rapports annuels de l’Observatoire de Paris (BOP).
  • [22]
    Dollfus A. (2006) La grande lunette de Meudon, Paris, CNRS Éditions. Voir aussi Launay F. (2008) p. 134-137.
  • [23]
    Voir pour une description Wolf C. (1877) Le cercle méridien de l’Observatoire de Paris, + La Nature, 5e année, 2e trimestre, p. 406-410.
  • [24]
    Dans l’article cité dans la note précédente, Wolf écrit : « Un simple coup d’œil jeté sur le grand cercle méridien de l’Observatoire, l’équatorial de l’ouest, le grand télescope, et sur le nouvel instrument de M. Bischoffsheim, tous sortis des ateliers de notre célèbre artiste, M. Eichens, montre la révolution qui s’est opérée dans les procédés de construction. Au lieu d’instruments formés de pièces de laiton laminé, rapportées par de simples vis ou même des soudures à l’étain, ce sont des corps de lunette en fonte de fer boulonnés sur des axes en fonte et acier, à l’aspect robuste et élégant ; des cercles de bronze venus d’une seule pièce à la coulée et protégés de toute déformation par de nombreux croisillons. C’est l’art de l’ingénieur appliqué à la construction des instruments astronomiques, avec la force que donnent le choix des métaux et l’épaisseur des pièces, et la précision que permet d’atteindre l’emploi des machines-outils. Cette révolution a été inaugurée en Angleterre, vers 1847 ; par l’illustre directeur de l’Observatoire de Greenwich, M. Airy. »
  • [25]
    Lalande J. (1801) Histoire céleste française, contenant les observations faites par plusieurs astronomes français, Paris, Imprimerie de la République.
  • [26]
    Le Verrier, * CRAS 65 (1867) p. 873-876.
  • [27]
    L’Observatoire de Paris, qui avait déjà manqué cette mesure au temps d’Arago (voir Lequeux (2008) p. 275-279), ne brillera pas dans ce domaine pourtant capital pendant le règne de Le Verrier. Après 1854, il n’y aura pratiquement aucune détermi-nation de parallaxe jusqu’aux mesures de David Gill en Écosse puis au Cap de Bonne-Espérance, qui utiliseront un héliomètre comme l’avait fait Bessel en 1838.
  • [28]
    Voir Dumont (2007), p. 231-232.
  • [29]
    BOP, Documents divers sur l’Observatoire de Paris, 1854-1872, cote 3567(4), Liasse AA (compte-rendu des séances du Conseil).
  • [30]
    Ce projet faisait suite au Bonner Durchmus-terung (relevé de Bonn), un catalogue comportant plus de 300 000 étoiles obser-vées au cercle méridien, catalogue complété après sa mort par Eduard Schönfeld, puis pour l’hémisphère austral par le Cordoba Durchmusterung sous la direction de J.M. Thome : le nombre total d’étoiles observées se monte à près d’un million, jusqu’à la magnitude 9,5 ou 10. Argelander avait fait lui-même, avec deux assistants, toutes les observations à Bonn entre 1852 et 1857 avec un petit cercle méridien de 7,6 cm d’ouverture. Ce catalogue a été énormément utilisé, mais les positions n’y sont pas très précises si bien qu’Argelander a désiré le compléter par un nouveau catalogue plus précis. Pour une biographie d’Arge-lander, voir ° Monthly Notices of the Royal astronomical Society 36 (1876), p. 151-155.
  • [31]
    20 observatoires devraient donc en prin-cipe participer au projet. En fait il y en aura moins : Poulkova, Kassan (Kazan), Dorpat (aujourd’hui Tartu), Nikolaïeff (Ukraine), Helsingfors (aujourd’hui Helsinki), Christiana (aujourd’hui Oslo), Leipzig, Leide (Leyde), Cambridge (Angleterre), Cambridge (USA), Chicago, Berlin. Aucun observatoire français dans la liste.
  • [32]
    Mouchez, E. (1879) Rapport annuel sur l’État de l’Observatoire de Paris [pour 1878], Paris, Gauthier-Villars, p. 3-4. Il écrit : « Ce travail considérable a été commencé en 1854 [en réalité dès 1837]. Pour être utilement fait, il aurait dû être exécuté d’après un plan méthodique bien étudié d’avance et activement poursuivi. […] Malheureusement ce travail, beaucoup trop négligé, a été entrepris avec un personnel insuffisant et trop souvent livré au hasard des circonstances. »
  • [33]
    Voir Lamy (2008).
  • [34]
    * Philosophical Transactions 29 (1716) p. 454-465. Pour une traduction française et des études très détaillées sur les passages de Vénus, voir http://www.imcce.fr/vt2004, Arlot (2004) et le CD Rom « Les Rendez-vous de Vénus » distribué par EDP Sciences.
  • [35]
    Pour les observations à Nagasaki, voir Flammarion C. (1875) « Le passage de Vénus, résultats des expéditions françaises », + La Nature, 1er semestre 1875, p. 356-358.
  • [36]
    * Hofmann A.W. (1880) Biographie de Jean-Baptiste Dumas, Paris, Bureau du Moniteur scientifique. p. 68-69.
  • [37]
    * CRAS 79 (1874) p. 1361-1365.
  • [38]
    * CRAS 80 (1875) p. 290-291.
  • [39]
    Un résumé très clair de la chronologie des travaux de Le Verrier sur la dynamique du système solaire est présenté par lui dans * CRAS 79 (1874) p. 1421-1427.
  • [40]
    Discours prononcés à l’occasion de la cérémonie d’inauguration de la statue de Le Verrier (1889), p. 25-34.
  • [41]
    ° Ann. OP, Mémoires, 10 (1874) p. 1-304 et additions p. [1]-[67].
  • [42]
    Citée par Levert, Lamotte & Lantier (1977) p. 168.
  • [43]
    Archives de l’Académie des sciences, dossier Tresca.
  • [44]
    Ces publications se trouvent dans les ° Ann. OP, Mémoires, 11 et 12 (1876) (couvrant l’ensemble de ces deux volumes), 13 (1976) p. 1-228 et [1]-[30], 14 (1877) 1re partie p. A.1-A.92 et [A.1]-[A.163] et 2e partie p. 1-70 et [1]-[96].
  • [45]
    On trouvera un excellent exposé de l’œuvre de Le Verrier dans + Gaillot (1880), avec en particulier des détails très clairs sur son travail sur le mouvement des grosses planètes.
  • [46]
    Newcomb S. (1866) An Investigation of the Orbit of Neptune with General Tables of its Motion, Washington, Smithsonian Institution.
  • [47]
    Newcomb S. (1873) An Investigation of the Orbit of Uranus with General Tables of its Motion, Washington, Smithsonian Institution. Voir aussi Newcomb S. (1875), Théorie du mouvement de la planète Uranus, Extrait du Rapport annuel de l’Institution Smithsonienne pour 1872, trad. H. Brocard, Alger, Imprimerie de l’Association ouvrière V. Aillaud et Ce.
  • [a]
    Rappelons que l’Association scientifique, abréviation pour Association pour l’avancement de l’Astronomie et de la Météorologie, avait été créée par Le Verrier en 1864 dans le but de faire du lobbying pour ses projets et y avait très bien réussi.
  • [b]
    Le Bureau des longitudes existe toujours, mais les éphémérides sont préparées par un laboratoire mixte avec l’Observatoire de Paris, l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE), dont le serveur Internet fournit gratuitement la position des planètes et des satellites à n’importe quelle époque.
  • [c]
    L’instrument sera souvent présenté comme pouvant « mesurer de grandes distances angulaires.» Cependant les mesures de position ne peuvent pas être aussi précises qu’avec un instrument méridien.
  • [d]
    Noter la permanence de ces mesures anciennes même chez les scientifiques, alors que leur usage était en principe interdit depuis plus de vingt ans au profit du système métrique.
  • [e]
    On pense effectivement à remplacer ce disque, avec les 12 500 francs qui restent du budget pour les verres, par un autre fourni par Charles Feil, seul susceptible de fournir du flint en France à cette époque. Feil fondra à cet effet en 1875 plusieurs disques de flint, dont le meilleur se brisera malheureusement au recuit.
  • [f]
    Les observations des étoiles pour les grands catalogues se font généralement par tranches de déclinaison.
  • [g]
    Il s’agit d’étoiles brillantes dont la position est mesurée avec la meilleure précision possible, et qui servent de référence pour mesurer la distance au zénith et l’instant du passage au méridien des autres étoiles du catalogue.
  • [h]
    Rappelons que la parallaxe du Soleil est l’angle sous lequel serait vu du centre du Soleil le rayon de la Terre. La valeur actuelle, 8”,79415, correspond à une distance moyenne de la Terre au Soleil (unité astronomique) de 149,6 millions de kilomètres.
  • [i]
    D’autres déterminations de la parallaxe du Soleil à partir de celle de Mars ou d’astéroïdes passant assez près de la Terre ont également donné des valeurs en très bon accord avec la mesure par radar.

La mort de Delaunay plonge le ministre de l’Instruction publique dans le désarroi. Par qui le remplacer ? Aucun des astronomes de l’Observatoire n’est chaud pour prendre cette responsabilité. Finalement, c’est le président de la République, Adolphe Thiers, qui avait gardé des contacts avec Le Verrier, qui décide : ce sera Le Verrier. Celui-ci est donc nommé directeur le 13 février 1873, six mois après la noyade de Delaunay. Sa famille ne semble pas pressée d’emménager à l’Observatoire, craignant sans doute de n’y être pas bien reçue. Et pourtant plusieurs astronomes, dont Wolf, avaient souhaité son retour, mais Le Verrier ne leur avait pas pardonné d’avoir signé le fameux manifeste de 1870 qui avait abouti à sa destitution. Wolf et lui finiront d’ailleurs par se brouiller. Reprenons le journal de Lucile Le Verrier :
« Samedi 16 août 1873. Mardi, les meubles seront à l’Observatoire et les vêtements dans des caisses. Mercredi matin nous partirons. »
Ce n’est pas pour l’Observatoire ! La famille part en vacances chez les Talabot, au domaine de Maury, près de Limoges. Le Verrier est avec eux, ou vient les voir de temps à autre, car le 11 octobre Lucile écrit : « Nous cultivons le cochonnet, où mon père nous sert à propos de la distance des boules son astronomie et sa commission du mètre ».
« 26 octobre. Mon père vient de partir pour de bon [pour l’Observatoire], et Mme Talabot pousse activement les préparatifs de départ. »
Connaissant les antécédents de Le Verrier, le ministre avait pris ses précautions : il avait réanimé une Commission d’inspection créée en 1872, du temps de Delaunay, en lui demandant de rédiger un règlement…


Date de mise en ligne : 01/06/2022