Chapitre de Que sais-je ? / Repères

En guise de conclusion

Pages 121 à 122

Citer ce chapitre


  • Pujol, F.
(2010). En guise de conclusion. Les 100 mots de la diététique et de la nutrition (p. 121-122). Presses Universitaires de France. https://stm.cairn.info/les-100-mots-de-la-dietetique-et-de-la-nutrition--9782130582878-page-121?lang=fr.

  • Pujol, Florence.
« En guise de conclusion ». Les 100 mots de la diététique et de la nutrition, Presses Universitaires de France, 2010. p.121-122. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/les-100-mots-de-la-dietetique-et-de-la-nutrition--9782130582878-page-121?lang=fr.

  • PUJOL, Florence,
2010. En guise de conclusion. In : Les 100 mots de la diététique et de la nutrition. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.121-122. URL : https://stm.cairn.info/les-100-mots-de-la-dietetique-et-de-la-nutrition--9782130582878-page-121?lang=fr.

Qu’on se le dise : la gourmandise n’est pas un vilain défaut ! De fait, rien à voir avec l’envie de manger : la gourmandise, c’est la reconnaissance hypersensible du plaisir de saveur, qui permet à l’organisme de contrôler le comportement alimentaire. Ce contrôle est à la fois quantitatif (signal de la faim et de satiété) et qualitatif (intensité du plaisir, faim (? 67) de tel ou tel aliment).
À la recherche d’un plaisir gustatif, le gourmand est prêt à tout pour optimiser son bonheur alimentaire… y compris à attendre d’avoir faim : cette sensation corporelle stimule les bourgeons du goût et la reconnaissance des saveurs sucrées, salées, amères, acides et astringentes. Ces détecteurs de plaisir se ferment avec le rassasiement (? 68) : le sujet ne ressent plus de plaisir et arrête de manger, régulant ainsi ses apports à une calorie près. Même devant un succulent dessert au chocolat, un gourmand ne peut manger s’il n’a pas faim : cela lui gâche le plaisir ! Il préfère en repousser la dégustation à plus tard, quitte à le faire au petit-déjeuner. S’il a été assez malin, il aura pensé à se limiter pendant le repas, afin de garder « un peu de place » pour le dessert.
L’être humain se régule par le plaisir. Celui-ci permet la récurrence de tous les comportements indispensables à la survie de l’homme et de l’espèce. Cela vaut pour l’acte de manger comme pour l’acte sexuel, nécessaire à la reproduction.
L’envie de manger, elle, correspond à un besoin « de tête » ou de compensation alimentaire, lié à un état émotionnel négatif…


Date de mise en ligne : 13/07/2010

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