En guise de conclusion
- Par Florence Pujol
Pages 121 à 122
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- PUJOL, Florence,
- Pujol, Florence.
- Pujol, F.
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Qu’on se le dise : la gourmandise n’est pas un vilain défaut
! De fait, rien à voir avec l’envie de manger : la gourmandise, c’est la reconnaissance hypersensible du plaisir de saveur, qui permet
à l’organisme de contrôler le comportement alimentaire.
Ce contrôle est à la fois quantitatif (signal de la faim et de
satiété) et qualitatif (intensité du plaisir, faim (? 67) de tel ou tel aliment).
À la recherche d’un plaisir gustatif, le gourmand est prêt
à tout pour optimiser son bonheur alimentaire… y compris à
attendre d’avoir faim : cette sensation corporelle stimule les bourgeons
du goût et la reconnaissance des saveurs sucrées, salées, amères, acides et astringentes. Ces détecteurs de plaisir se
ferment avec le rassasiement (? 68) : le sujet ne ressent plus de plaisir et arrête de manger, régulant ainsi ses apports à une calorie près. Même
devant un succulent dessert au chocolat, un gourmand ne peut manger s’il
n’a pas faim : cela lui gâche le plaisir ! Il préfère
en repousser la dégustation à plus tard, quitte à le
faire au petit-déjeuner. S’il a été assez malin, il aura pensé à se limiter pendant le repas, afin de garder
« un peu de place » pour le dessert.
L’être humain se régule par le plaisir. Celui-ci permet
la récurrence de tous les comportements indispensables à la
survie de l’homme et de l’espèce. Cela vaut pour l’acte
de manger comme pour l’acte sexuel, nécessaire à la reproduction.
L’envie de manger, elle, correspond à un besoin « de
tête » ou de compensation alimentaire, lié à un
état émotionnel négatif…
Date de mise en ligne : 13/07/2010
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