Synthèse de la partie 1
- Par Vincent Moron
Pages 53 à 54
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- MORON, Vincent,
- Moron, Vincent.
- Moron, V.
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Cette partie a présenté une définition parcimonieuse des climats terrestres continentaux, soit leur discrétisation spatiale à travers le cycle annuel moyen des températures moyennes et des cumuls moyens de précipitations mensuelles pondérés par la demande évaporatoire de l’air via l’évapotranspiration potentielle. Cette définition, issue de la classification de Köppen, est tout à fait classique et met en valeur les deux paramètres climatiques a priori les plus importants pour les sociétés et les biomes terrestres. La géographie associée aux deux paramètres en moyenne annuelle est une première mise en valeur du caractère structurant de la latitude, qui renvoie à l’effet de la rotondité terrestre. D’autres paramètres transparaissent dans la mosaïque climatique, comme les effets de fuseaux et la position en longitude vis-à-vis des continents et des océans, les reliefs, etc.
La végétation fournit une signature quasiment parfaite des climats terrestres, car tout organisme végétal subit de fait l’ensemble des conditions atmosphériques instantanées au cours de son cycle de vie. Même s’il est contraint par des facteurs qui ne sont pas climatiques (sols, altitude, par exemple), il n’empêche qu’il est lourdement contraint par le climat, via des limites physiologiques (par exemple, un seuil thermique ou bien une quantité insuffisante de précipitations). On pourrait tout aussi bien interpréter l’adéquation spatiale entre un biome et un climat de façon positive, comme une forme d’adaptation optimale d’un ensemble vivant vis-à-vis des opportunités climatiques représentées par la température et la quantité de précipitations ainsi que leurs variations au cours de l’année…
Date de mise en ligne : 05/02/2026
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