Rôle du cuivre (Cu) dans les syndromes humains
- Par Haim Tapiero
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- TAPIERO, Haim,
- Tapiero, Haim.
- Tapiero, H.
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Le cuivre (Cu) est un oligo-élément essentiel que l’on trouve, sous forme oxydée (Cu II) et réduite (Cu I), dans tous les organismes vivants. Il est indispensable pour une meilleure assimilation du fer et, surtout, il joue le rôle de cofacteur dans les réactions d’oxydo-réduction qui interviennent dans la croissance et le développement [1]. La consommation moyenne de cuivre varie entre 0,6 et 1,6 mg/jour et les sources principales sont les graines, les noix, les haricots, les coquillages et le foie. La concentration d’ions de cuivre libres dans le plasma humain est d’environ 10-13 M.
Le cuivre, comme le fer, peut produire de « l’oxygène réactif », ROS (reactive oxygen species), à l’origine de la peroxydation lipidique responsable des altérations de la membrane plasmique, de l’oxydation des protéines et des cassures de l’ADN et des ARN (Tableau I). La conséquence de ces dégâts est le développement de diverses pathologies comme le cancer, les maladies du système nerveux ou le vieillissement [2, 3] et des mécanismes régulateurs précis sont donc mis en place pour empêcher les ions du Cu d’atteindre des niveaux toxiques. Le cuivre peut aussi être indirectement toxique en déplaçant d’autres cofacteurs d’origine métallique de leurs ligands naturels, comme le remplacement du Zn(II) par du Cu(II) et rendre défectueux le site d’attachement des récepteurs d’œstrogènes humains [4]. Le cuivre ingéré est distribué aux protéines, l’excrétion est le facteur principal qui contrôle l’homéostasie…
Date de mise en ligne : 16/07/2024
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