Les métallothionéines (MT)
- Par Haim Tapiero
Pages 27 à 30
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- TAPIERO, Haim,
- Tapiero, Haim.
- Tapiero, H.
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- TAPIERO, Haim,
Les métallothionéines (MT) sont des protéines de faible poids moléculaire, caractérisées par l’absence d’acide aminé aromatique, une forte présence de cystéine et un contenu en métal élevé. Les MT sont présentes dans tous les organismes vivants, animaux, champignons, plantes et cyanobactéries. Chez l’homme, elles sont codées par des gènes multiples localisés sur le chromosome 16. Les gènes forment au moins 17 produits de structure similaire composés de 60 à 68 acides aminés dont 20 sont représentés par une cystéine et capables de fixer sept atomes de zinc. Les MT sont induites non seulement par des ions métalliques, toxiques, comme le cadmium, le mercure, le cobalt ou par des oligo-éléments comme le zinc et le cuivre, mais aussi par des hormones, des agents cytotoxiques et inflammatoires ainsi que dans des conditions de stress. Les concentrations de métallothionéines sont plus élevées chez l’homme (environ 700 μg/g de foie), le chien, le chat et le porc tandis que, chez le singe et le mouton, ces valeurs sont plus faibles (environ 200 μg/g de foie). Ces valeurs sont encore plus faibles chez le rat, la souris, le hamster, le lapin et le cobaye (entre 2 et 10 μg/g de foie). Ces concentrations varient avec l’âge, le type de tissu et aussi des facteurs alimentaires et physiologiques. La synthèse des métallothionéines a lieu principalement dans les organes « d’absorption » et « d’excrétion » mais on la retrouve aussi dans le sang. Dans la cellule, elle est principalement localisée dans le cytoplasme et, dans une moindre mesure, dans les noyaux et les lysosomes [1]…
Date de mise en ligne : 16/07/2024
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