Psychologie
Le secret d’une bonne blague
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Citer cet article
- JACQUEMONT, Guillaume,
- Jacquemont, Guillaume.
- Jacquemont, G.
https://doi.org/10.3917/cerpsy.074.0007
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- Jacquemont, Guillaume.
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https://doi.org/10.3917/cerpsy.074.0007
1Plus une blague est complexe, plus elle offre de possibilités pour surprendre, et donc faire rire. Encore faut-il ne pas égarer son auditeur ! Robin Dunbar et ses collègues de l’université d’Oxford ont ainsi montré que des plaisanteries comptant trop de personnages étaient jugées moins drôles.
2Les chercheurs ont exploité un site internet qui annonce répertorier les 100 blagues les plus irrésistibles de tous les temps, classées grâce au vote de participants. La méthode et le panel étant peu détaillés, ils ont pris la précaution de faire noter à nouveau les blagues par 55 étudiants, sur une échelle de 1 (pas du tout drôle) à 4 (très drôle).
Deux personnages, le chiffre idéal
3Leur analyse a montré que la note moyenne sur l’échelle du rire culminait pour les blagues à deux personnages, puis diminuait progressivement à mesure que le nombre de protagonistes augmentait. Ou plus précisément, que le « degré d’intentionnalité » augmentait, c’est-à-dire le nombre d’états mentaux imbriqués (« il pense qu’elle croit que son mari s’imagine que… »). En effet, se représenter ces états imbriqués est particulièrement compliqué et nous peinons vite à suivre les histoires qui en empilent un trop grand nombre.
4Bien entendu, il ne s’agit que d’un effet moyen : plusieurs facteurs entrent en jeu et certaines blagues à un ou trois personnages sont bien plus drôles que d’autres n’en comportant que deux !
- R. I. M. Dunbar et al., Human Nature, en ligne le 23/11/2015.