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Santé

Kilos en trop, la faute au cerveau

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  • Bohler, S.
(2017). Kilos en trop, la faute au cerveau. Cerveau & Psycho, 84(1), 9b-9b. https://doi.org/10.3917/cerpsy.084.0009b.

  • Bohler, Sébastien.
« Kilos en trop, la faute au cerveau ». Cerveau & Psycho, 2017/1 N° 84, 2017. p.9b-9b. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2017-1-page-9b?lang=fr.

  • BOHLER, Sébastien,
2017. Kilos en trop, la faute au cerveau. Cerveau & Psycho, 2017/1 N° 84, p.9b-9b. DOI : 10.3917/cerpsy.084.0009b. URL : https://stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2017-1-page-9b?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cerpsy.084.0009b


Description de l'image par IA : Deux moitiés de chou-fleur blanc posées sur une table en bois.

1Attention, sujet sensible : pourquoi n’arrivons-nous pas à suivre un régime jusqu’au bout pour perdre des kilos ? En fait, certains y arrivent mieux que d’autres. Au quotidien, ils sont moins vulnérables aux envies subites de sucreries, de hamburgers ou de petits gâteaux d’apéritif. Pour les psychologues, cette capacité à réguler nos émotions et nos impulsions repose sur une aptitude du cerveau nommée contrôle inhibiteur.

2C’est à l’avant du cerveau, dans le lobe frontal, qu’est inscrite la capacité à maintenir des objectifs sur le long terme. À penser : « J’ai envie d’un petit chocolat, mais je sais que je le regretterai après, alors que le fait d’être en forme et d’avoir une belle silhouette est une gratification plus durable qui m’apportera davantage. » Ce lobe frontal bloque donc les envies instantanées qui émergent dans d’autres zones du cerveau plus émotionnelles comme le système de récompense et le cortex orbitofrontal, juste au-dessus des yeux. Il le fait grâce à des neurones inhibiteurs qui forment un faisceau partant du haut du front et descendant vers une portion située un peu plus bas, audessus des yeux.

3Le problème, c’est que la force de ce faisceau n’est pas la même chez tout le monde, notamment en raison de l’éducation reçue qui nous a habitués ou non à réfréner nos envies subites. Des neuroscientifiques du collège Dartmouth de Hanover et de l’université d’État de l’Ohio ont montré que les personnes qui réussissent leur régime ont un faisceau inhibiteur plus développé que celles qui rechutent, enfreignent leurs bonnes résolutions ou, après avoir perdu des kilos, les reprennent. Ils ont observé en IRM que les personnes ayant un faisceau inhibiteur plus épais ont aussi moins de masse adipeuse… Ces participants étaient tous des chronic dieters, habitués des régimes à répétition. Dans ce contexte, le succès semble dépendre en grande partie de la capacité de contrôle inhibiteur du cerveau. Ce qui ne signifie pas que tout soit figé : des études récentes sur le contrôle inhibiteur ont montré qu’il pouvait se développer par des exercices appropriés développant la patience et la résistance mentale.

  • P. A. Chen et al., Cognitive Neuroscience, en ligne le 11 octobre 2016.

Date de mise en ligne : 01/12/2021

https://doi.org/10.3917/cerpsy.084.0009b