Neuro-imagerie
Le cerveau des bébés à la loupe
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Citer cet article
- SALTHUN-LASSALLE, Bénédicte,
- Salthun-Lassalle, Bénédicte.
- Salthun-Lassalle, B.
https://doi.org/10.3917/cerpsy.094.0007
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- Salthun-Lassalle, B.
- Salthun-Lassalle, Bénédicte.
- SALTHUN-LASSALLE, Bénédicte,
https://doi.org/10.3917/cerpsy.094.0007
1Il sera désormais beaucoup plus facile d’observer l’activité cérébrale des nouveau-nés. Les équipes de Mickael Tanter, à l’ESPCI de Paris, et d’Olivier Baud, à l’hôpital pédiatrique Robert-Debré, ont pour la première fois mis au point une technique d’imagerie cérébrale par ultrasons. Contrairement aux dispositifs plus « classiques », comme l’IRM et la TEP, cette méthode est portable, peu coûteuse, utilisable au lit du bébé, ne nécessite pas d’injection de produits et ressemble à une échographie.
2L’utilisation d’ultrasons dans une technologie d’imagerie à haute résolution (le doppler ultra-rapide) a ainsi permis d’obtenir des images très rapidement (plus de 1 000 par seconde), à différentes profondeurs du cerveau et avec une très bonne résolution spatiale (150 μm). On enregistre les variations de flux sanguins des petits vaisseaux cérébraux, qui reflètent l’activité neuronale (voir l’image ci-dessus). Les chercheurs ont suivi l’activité de larges régions du cerveau de bébés, au repos et lors de crises d’épilepsie, dont ils ont pu localiser le foyer. Et ce, avec une simple sonde échographique placée au-dessus de la fontanelle du nourrisson (car les ultrasons ne traversent pas l’os du crâne). Les performances obtenues étaient meilleures que celles de l’électroencéphalographie, en général utilisée pour mesurer l’activité électrique du cerveau.
3Reste à miniaturiser encore le dispositif pour le proposer au plus grand nombre et diagnostiquer, entre autres, crises d’épilepsie, malformations et lésions cérébrales des tout-petits.
- Ch. Demene et al., Science translational medecine, 11 octobre 2017