Peut-on contrôler ses hallucinations ?
- Par Sébastien Bohler
Page 9a
Citer cet article
- BOHLER, Sébastien,
- Bohler, Sébastien.
- Bohler, S.
https://doi.org/10.3917/cerpsy.098.0009a
Citer cet article
- Bohler, S.
- Bohler, Sébastien.
- BOHLER, Sébastien,
https://doi.org/10.3917/cerpsy.098.0009a
1Pour une personne schizophrène, les hallucinations auditives ou visuelles peuvent être vécues comme très perturbantes, voire traumatisantes. C’est notamment le cas des « voix qui parlent dans la tête », à la tonalité souvent agressive. Pour aider les patients à contrôler l’intensité du phénomène, des neuroscientifiques du Royal College de Londres ont mis au point un protocole de neurofeedback qui mesure l’activité de la zone cérébrale où naissent ces hallucinations et anime une petite fusée sur un écran d’ordinateur, qui s’élève d’autant plus que cette activité cérébrale est puissante. Les patients doivent s’arranger pour faire atterrir la fusée : on ignore encore par quelles pensées ils s’y prennent, mais ils finissent par y arriver, et en sont ensuite capables sans l’aide du neurofeedback.