Biologie cellulaire
Une symbiose inédite
Page 14a
Citer cet article
- ROWE-PIRRA, William,
- Rowe-Pirra, William.
- Rowe-Pirra, W.
https://doi.org/10.3917/pls.524.0014a
Citer cet article
- Rowe-Pirra, W.
- Rowe-Pirra, William.
- ROWE-PIRRA, William,
https://doi.org/10.3917/pls.524.0014a
1L’origine de la mitochondrie est un exemple classique d’endosymbiose. Il y a plus de 1,7 milliard d’années, une archée (un type d’organisme unicellulaire) aurait intégré une bactérie, qui aurait évolué en un organite produisant de l’énergie pour la cellule à partir de réactions fondées sur le dioxygène. Plus tard, chez certains organismes vivant dans des milieux pauvres en dioxygène, les mitochondries ont évolué en une structure, l’hydrogénosome, qui fournit de l’énergie par fermentation. Ce processus produit de l’hydrogène, qui, en s’accumulant, devient toxique pour l’organisme. Or en étudiant un eucaryote cilié prélevé dans les eaux profondes et dépourvues de dioxygène du lac suisse de Zoug, Jon Graf, de l’institut Max-Planck de microbiologie marine, en Allemagne, et ses collègues ont découvert que cet organisme unicellulaire héberge des endosymbiotes d’origine bactérienne. Ces derniers fournissent de l’énergie à leur hôte en utilisant l’hydrogène de l’hydrogénosome et le nitrate du milieu aquatique. Un mécanisme inédit de respiration fondé sur le nitrate, à la place de l’oxygène.
- J. S. Graf et al., Nature, vol. 591, pp. 445-450, 2021