Biophysique
L’enroulement des coquilles
- Par Sylvain Guilbaud
Page 9b
Citer cet article
- GUILBAUD, Sylvain,
- Guilbaud, Sylvain.
- Guilbaud, S.
https://doi.org/10.3917/pls.532.0009b
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- Guilbaud, Sylvain.
- GUILBAUD, Sylvain,
https://doi.org/10.3917/pls.532.0009b
1La régularité et l’origine des motifs géométriques des coquilles de mollusques questionnent depuis longtemps les scientifiques. Par exemple, la coquille de l’immense majorité des gastéropodes, dont les escargots des jardins, s’enroule comme si elle suivait une hélice tracée sur un cône, on parle de « coquille hélicospirale ». Au contraire, celle de la plupart des ammonites – un groupe de céphalopodes éteint depuis 66 millions d’années – s’enroule dans le même plan, on dit qu’elles sont « planispirales ». « La génétique ne suffit pas à tout expliquer. La physique gouverne en partie le développement des formes biologiques et canalise leur évolution », précise Régis Chirat, du laboratoire de géologie de Lyon. Avec ses collègues, il vient de développer un modèle qui explique toutes les formes rencontrées. Si la vitesse de croissance de la coquille et celle du corps sont différentes, cela induit une torsion sur le mollusque qui subit une rotation et forme une coquille hélicospirale. Dans le cas contraire, elle est planispirale.
- R. Chirat et al., PNAS, 2021