Article de magazine

Biologie cellulaire

Comment la queue repousse

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Citer cet article


  • Rowe-Pirra, W.
(2022). Comment la queue repousse. Pour la Science, 532 – février(2), 9a-9a. https://doi.org/10.3917/pls.532.0009a.

  • Rowe-Pirra, William.
« Comment la queue repousse ». Pour la Science, 2022/2 N° 532 – février, 2022. p.9a-9a. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2022-2-page-9a?lang=fr.

  • ROWE-PIRRA, William,
2022. Comment la queue repousse. Pour la Science, 2022/2 N° 532 – février, p.9a-9a. DOI : 10.3917/pls.532.0009a. URL : https://stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2022-2-page-9a?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pls.532.0009a


Description de l'image par IA : Poisson-zèbre nageant parmi des plantes vertes aquatiques.
La larve du poisson-zèbre (Dario rerio) est capable de faire repousser sa nageoire caudale en trois jours après une amputation.

1Trois jours. Voilà tout le temps nécessaire à un poisson-zèbre (Danio rerio) au stade larvaire pour faire repousser dans son intégralité sa nageoire caudale qu’il aurait perdue à la suite d’une blessure. Les chercheurs en médecine régénérative, en particulier, s’appliquent à percer les secrets biologiques de ce « superpouvoir » qui pourraient bien inspirer des applications cliniques. Derrière cette impressionnante performance se cache un blastème, une structure composée de cellules non différenciées, donc au potentiel très large, et qui n’attendent que d’être guidées pour constituer un type particulier de tissu. Dans une étude précédente, Farida Djouad, directrice de recherche à l’Inserm et rattachée à l’université de Montpellier, et ses collègues avaient montré que les macrophages, des cellules du système immunitaire, stimulent la prolifération des cellules du blastème et la régénération de la queue.

2Cette fois, les chercheurs révèlent l’identité d’un nouvel acteur cellulaire issu de la crête neurale. Cette dernière, présente uniquement au stade embryonnaire chez tous les vertébrés, est à l’origine de nombreuses parties du corps, dont la majeure partie du squelette facial et du cou, ainsi que les neurones du système nerveux périphérique. L’équipe a découvert que le dialogue entre les différentes cellules impliquées se fait par le biais d’une protéine, la neuréguline 1 (NRG1). Mais, puisque des cellules dérivées de la crête neurale sont présentes chez tous les vertébrés, pourquoi les mammifères ne sont-ils pas eux aussi capables de régénérer certains tissus ? C’est à cette question que Farida Djouad et son équipe aspirent à répondre.

  • B. Laplace-Builhé et al., Nature Communications, 2021

Date de mise en ligne : 08/02/2022

https://doi.org/10.3917/pls.532.0009a