Article de magazine

Biophysique

L’enroulement des coquilles

Page 9b

Citer cet article


  • Guilbaud, S.
(2022). L’enroulement des coquilles. Pour la Science, 532 – février(2), 9b-9b. https://doi.org/10.3917/pls.532.0009b.

  • Guilbaud, Sylvain.
« L’enroulement des coquilles ». Pour la Science, 2022/2 N° 532 – février, 2022. p.9b-9b. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2022-2-page-9b?lang=fr.

  • GUILBAUD, Sylvain,
2022. L’enroulement des coquilles. Pour la Science, 2022/2 N° 532 – février, p.9b-9b. DOI : 10.3917/pls.532.0009b. URL : https://stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2022-2-page-9b?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pls.532.0009b


Description de l'image par IA : Ammonites fossiles jurassiques, coquillages en spirale sur roche.
Ensemble d’ammonites fossilisées datant du Jurassique.

1La régularité et l’origine des motifs géométriques des coquilles de mollusques questionnent depuis longtemps les scientifiques. Par exemple, la coquille de l’immense majorité des gastéropodes, dont les escargots des jardins, s’enroule comme si elle suivait une hélice tracée sur un cône, on parle de « coquille hélicospirale ». Au contraire, celle de la plupart des ammonites – un groupe de céphalopodes éteint depuis 66 millions d’années – s’enroule dans le même plan, on dit qu’elles sont « planispirales ». « La génétique ne suffit pas à tout expliquer. La physique gouverne en partie le développement des formes biologiques et canalise leur évolution », précise Régis Chirat, du laboratoire de géologie de Lyon. Avec ses collègues, il vient de développer un modèle qui explique toutes les formes rencontrées. Si la vitesse de croissance de la coquille et celle du corps sont différentes, cela induit une torsion sur le mollusque qui subit une rotation et forme une coquille hélicospirale. Dans le cas contraire, elle est planispirale.

  • R. Chirat et al., PNAS, 2021

Date de mise en ligne : 08/02/2022

https://doi.org/10.3917/pls.532.0009b