Astrophysique
Contamination dans les amas
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Citer cet article
- ELJAOUHARI, Évrard-Ouicem,
- Eljaouhari, Évrard-Ouicem.
- Eljaouhari, É.-O.
https://doi.org/10.3917/pls.549.0017a
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- Eljaouhari, É.-O.
- Eljaouhari, Évrard-Ouicem.
- ELJAOUHARI, Évrard-Ouicem,
https://doi.org/10.3917/pls.549.0017a
1 Les amas globulaires sont des regroupements de centaines de milliers d’étoiles liées par la gravité et nées dans un même nuage de gaz. Les astres devraient donc y avoir tous une signature chimique identique. Or, depuis plusieurs dizaines d’années, les astrophysiciens ont constaté que cela n’est pas le cas. Certaines étoiles exhibent des excès en azote, en sodium ou en aluminium. En 2018, Corinne Charbonnel, astrophysicienne à l’université de Genève et au CNRS, et ses collaborateurs avaient suggéré que des étoiles supermassives s’étaient formées dans les protoamas et, ayant une durée de vie de 2 millions d’années, avaient rapidement explosé en enrichissant localement les amas avec des éléments comme l’azote que seules des étoiles aussi massives et chaudes sont capables de produire.
2 Récemment, le télescope spatial James-Webb a observé la galaxie GN-z11, née 450 millions d’années après le Big Bang. Grâce à ces relevés, l’équipe de Corinne Charbonnel a noté une abondance d’azote importante, qui pointe vers une production précoce de cet élément dans la vie des amas globulaires de cette galaxie, comme le soutient l’hypothèse des étoiles supermassives.
- C. Charbonnel et al, Astronomy & Astrophysics, 2023.