Compte rendu

Botanique

Tropiques du chercheur

Jean-Jacques de Granville et Jean-Pierre Gasc, Sépia, 2022, 220 pages, 22,50 euros

Page 16a

Citer cet article


  • Rostain, S.
(2023). Tropiques du chercheur Jean-Jacques de Granville et Jean-Pierre Gasc, Sépia, 2022, 220 pages, 22,50 euros. Pour la Science, 550 – août(8), 16a-16a. https://doi.org/10.3917/pls.550.0016a.

  • Rostain, Stéphen.
« Tropiques du chercheur : Jean-Jacques de Granville et Jean-Pierre Gasc, Sépia, 2022, 220 pages, 22,50 euros ». Pour la Science, 2023/8 N° 550 – août, 2023. p.16a-16a. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2023-8-page-16a?lang=fr.

  • ROSTAIN, Stéphen,
2023. Tropiques du chercheur Jean-Jacques de Granville et Jean-Pierre Gasc, Sépia, 2022, 220 pages, 22,50 euros. Pour la Science, 2023/8 N° 550 – août, p.16a-16a. DOI : 10.3917/pls.550.0016a. URL : https://stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2023-8-page-16a?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pls.550.0016a


Description de l'image par IA : Couverture du livre "Tropiques du Chercheur" avec une personne assise sur une montagne et un paysage vert en arrière-plan.

1 Une forêt équatoriale méconnue existe en France : la forêt guyanaise. Cette grande forêt tropicale humide est restée longtemps peu étudiée scientifiquement. Dans les années 1970, les deux auteurs – l’un botaniste et l’autre zoologue – ont fait partie des chercheurs qui ont lancé son inventaire scientifique systématique.

2 Depuis les premiers naturalistes, les concepts scientifiques avaient énormément évolué, mais pas les moyens de se mouvoir dans la sylve équatoriale de Guyane française, un milieu forestier dangereux, où n’existait aucune possibilité d’assistance.

3 C’est ainsi qu’il y a plus de cinquante ans, les auteurs durent rassembler des équipes d’hommes aguerris à la vie en forêt, et les y mener dans le seul but de découvrir et de décrire une nature encore largement inconnue. Ce livre est le résultat de la mise en forme de leurs journaux de terrain d’alors.

4 Ils y racontent leurs périples passés vers les confins méconnus du département, notamment à la recherche des Tumuc Humac – de hautes montagnes imaginaires à l’existence longtemps supputée. C’est avec intérêt que l’on suit leurs péripéties et déboires sur le fleuve, chez les Amérindiens, ou tout simplement entre fougères, lianes et troncs herculéens de la forêt tropicale humide. Le lecteur retrouve l’excitation propre aux grands récits des aventuriers des XIXe et XXe siècles qui sont longtemps restés les seuls à rendre compte de l’état du monde. Cet ouvrage est aussi un témoignage rare à savourer, sur la façon dont se construit la connaissance fondamentale et l’acharnement qu’il faut avoir pour en collecter les données. Il ne faut donc pas bouder le plaisir d’accompagner ces deux téméraires chercheurs sur des sentiers invisibles de la connaissance, dissimulés sous la canopée épaisse, ni celui de renouer avec la vieille tradition littéraire de la chronique d’exploration.


Date de mise en ligne : 19/09/2023

https://doi.org/10.3917/pls.550.0016a