Astrophysique
Pyrène interstellaire
Page 15b
Citer cet article
- ELJAOUHARI, Évrard-Ouicem,
- Eljaouhari, Évrard-Ouicem.
- Eljaouhari, É.-O.
https://doi.org/10.3917/pls.567.0015b
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- Eljaouhari, É.-O.
- Eljaouhari, Évrard-Ouicem.
- ELJAOUHARI, Évrard-Ouicem,
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1 Les systèmes planétaires naissent dans de vastes nuages de gaz et de poussières. Certaines molécules que l’on retrouve, par exemple, dans les astéroïdes remonteraient à ces nuages précurseurs. Ce serait le cas des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des molécules riches en carbone et d’une forte stabilité. Gabi Wenzel et Brett McGuire, du MIT, aux États-Unis, et leurs collègues viennent de repérer du cyanopyrène dans le nuage moléculaire froid TMC-1 situé à 430 années-lumière de la Terre. Cette espèce constitue le plus grand HAP détecté à ce jour dans le milieu interstellaire. À partir des mesures sur ce composé, les chercheurs en déduisent que le pyrène représenterait jusqu’à 0,1 % du carbone total dans ce nuage moléculaire. « Ce chiffre est impressionnant compte tenu de la diversité des molécules carbonées présentes, car, hormis le monoxyde de carbone, toutes les autres molécules qui contiennent du carbone et que l’on voit par radioastronomie renferment bien moins que 0,1 % du carbone », précise Christine Joblin, de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie, à Toulouse.
Le nuage moléculaire du Taureau-1 (ou TMC-1) renferme de nombreuses molécules complexes, dont le pyrène. Les nuages de poussières sombres occultent la lumière des étoiles en arrière-plan.
Le nuage moléculaire du Taureau-1 (ou TMC-1) renferme de nombreuses molécules complexes, dont le pyrène. Les nuages de poussières sombres occultent la lumière des étoiles en arrière-plan.
Molécule de pyrène.
Molécule de pyrène.
- G. Wenzel et al., Nature, 2024 ; G. Wenzel et al., Nature Astronomy, 2024.