Génomique
Adaptés au milieu aride
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Citer cet article
- ROWE-PIRRA, William,
- Rowe-Pirra, William.
- Rowe-Pirra, W.
https://doi.org/10.3917/pls.578.0014a
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- Rowe-Pirra, W.
- Rowe-Pirra, William.
- ROWE-PIRRA, William,
https://doi.org/10.3917/pls.578.0014a
1 Souvent, le processus de sélection naturelle qui permet une adaptation à des milieux extrêmes s’accompagne de compromis. Récemment, l’équipe de Julien Ayroles, de l’université de Californie à Berkeley, s’est intéressée aux Turkanas. Cette population habite surtout dans une région particulièrement aride, au nord-ouest du Kenya, où l’accès à l’eau est très restreint. Les chercheurs ont analysé le génome de plus de 300 individus et ont découvert des régions ayant subi une sélection naturelle positive récente, notamment près de gènes impliqués dans la réponse à la déshydratation. Physiologiquement, cela se traduit par une rétention d’eau plus grande qui évite une déshydratation rapide. L’équipe a montré que cette adaptation s’est accompagnée de centaines de changements génétiques qui affectent globalement le métabolisme des Turkanas.
Un homme marchant dans un paysage aride, dans la region du lac Turkana, près de Loiyangalani, au Kenya.
Un homme marchant dans un paysage aride, dans la region du lac Turkana, près de Loiyangalani, au Kenya.
2 Et cela a des conséquences indirectes. En particulier, les Turkanas qui abandonnent le mode de vie ancestral de leur communauté pour une vie « moderne » urbaine ont un risque accru de maladies cardiovasculaires. Julien Ayroles et ses collègues ont constaté que les gènes incriminés sont, pour certains, ceux liés à l’adaptation au milieu aride. Un résultat important pour une meilleure prise en charge de ces personnes.
- A.J. Lea et al., Science, 2025.