2018.
Chapitre XII. Application de la théorie des perturbations : structure fine et hyperfine de l’atome d’hydrogène.
In :
Mécanique Quantique - Tome 2 Nouvelle édition.
Les Ulis :EDP Sciences.
Savoirs Actuels,
p.1241-1277.
URL : https://stm.cairn.info/mecanique-quantique-tome-2--9782759822867-page-1241?lang=fr.
Cohen-Tannoudji, Claude.,
et al.
« Chapitre XII. Application de la théorie des perturbations : structure fine et hyperfine de l’atome d’hydrogène ».
Mécanique Quantique - Tome 2 Nouvelle édition,
EDP Sciences,
2018.
p.1241-1277.
CAIRN.INFO, stm.cairn.info/mecanique-quantique-tome-2--9782759822867-page-1241?lang=fr.
Cohen-Tannoudji, C.,
Diu, B.
etLaloë, F.
(2018).
Chapitre XII. Application de la théorie des perturbations : structure fine et hyperfine de l’atome d’hydrogène.
Mécanique Quantique - Tome 2 : Nouvelle édition
(2e éd., p. 1241-1277).
EDP Sciences.
https://stm.cairn.info/mecanique-quantique-tome-2--9782759822867-page-1241?lang=fr.
(2018).
Chapitre XII. Application de la théorie des perturbations : structure fine et hyperfine de l’atome d’hydrogène.
Mécanique Quantique - Tome 2 : Nouvelle édition
(2e éd., p. 1241-1277).
EDP Sciences.
https://stm.cairn.info/mecanique-quantique-tome-2--9782759822867-page-1241?lang=fr.
Cohen-Tannoudji, Claude.,
et al.
« Chapitre XII. Application de la théorie des perturbations : structure fine et hyperfine de l’atome d’hydrogène ».
Mécanique Quantique - Tome 2 Nouvelle édition,
EDP Sciences,
2018.
p.1241-1277.
CAIRN.INFO, stm.cairn.info/mecanique-quantique-tome-2--9782759822867-page-1241?lang=fr.
COHEN-TANNOUDJI, Claude,
DIU, Bernard
etLALOË, Franck,
2018.
Chapitre XII. Application de la théorie des perturbations : structure fine et hyperfine de l’atome d’hydrogène.
In :
Mécanique Quantique - Tome 2 Nouvelle édition.
Les Ulis :EDP Sciences.
Savoirs Actuels,
p.1241-1277.
URL : https://stm.cairn.info/mecanique-quantique-tome-2--9782759822867-page-1241?lang=fr.
L’expression (B-1) a été obtenue en supposant le proton infiniment lourd ; c’est pourquoi apparaît la masse me de l’électron et non, comme dans (A-1), la masse réduite μ de l’atome. Pour ce qui est de H0, on tient compte de l’effet d’entraînement du proton en remplaçant me par μ. Par contre, nous négligerons cet effet dans les termes suivants de H qui sont déjà des corrections ; il serait d’ailleurs difficile à évaluer car la description relativiste d’un système de deux particules en interaction pose des problèmes sérieux [signalons notamment qu’il n’est pas suffisant de remplacer me par μ dans les derniers termes de (B-1)].
On peut montrer que ce facteur 1/2 est dû au fait que le mouvement de l’électron autour du proton n’est pas rectiligne et uniforme. Ceci entraîne une rotation du spin de l’électron par rapport au référentiel du laboratoire [précession de Thomas, voir Jackson (7.5) section 11-8, Omnès (16.13) Chap. 4 § 2, ou Bacry (10.31) Chap. 7 § 5-d].
Comme les interactions hyperfines sont des termes correctifs très faibles, on peut se contenter de les déduire de l’équation non relativiste de Schrödinger.
Dans l’état fondamental on a l = 0 et s = 1/2, de sorte que J ne peut prendre qu’une valeur J = 1/2; Wf ne lève donc pas la dégénérescence de l’état 1s et il n’y a qu’un niveau de structure fine, le niveau ls1/2. Il s’agit là d’un cas particulier, puisque l’état fondamental est le seul pour lequel l est nécessairement nul; c’est pourquoi nous avons choisi ici d’étudier le niveau excité n = 2.
Le facteur (1 + me/Mp)–3 dans (D-8) provient du fait que c’est la masse réduite μ qui intervient dans R10(0) ; il se trouve que, pour le terme de contact, il est correct de tenir compte de l’effet d’entraînement du noyau de cette manière.
Le moment cinétique total est en fait F = L + S + I, c’est-à-dire F = J + I. Cependant, pour l’état fondamental, le moment orbital est nul, de sorte que F se réduit à (D-11).
Les calculs présentés dans ce chapitre sont évidemment tout à fait insuffisants pour rendre compte de tous ces chiffres significatifs ! Les théories les plus avancées ne permettent d’ailleurs à l’heure actuelle d’expliquer que les cinq ou six premiers chiffres de (D-17).
C’est ce que nous faisons dans le Complément CXII, où nous étudions des systèmes hydrogénoïdes (muonium, positronium) pour lesquels il n’est pas possible de négliger le moment magnétique de l’une des deux particules.
On pourrait également établir un parallèle entre l’évolution de , et celle des projections sur Ox et Oy des vecteurs F et S de la Figure 6. Signalons cependant que le mouvement de ⟨F⟩ et ⟨S⟩ ne coïncide pas parfaitement avec celui de moments cinétiques classiques : en particulier, le module de ⟨S⟩ n’est pas forcément constant (en mécanique quantique, ⟨S2⟩ ≠ ⟨S⟩2); voir la discussion du Complément Fx.
L’étude de ⟨Sx⟩ et ⟨Sy⟩ ne présente aucune difficulté. On trouve deux pulsations de Bohr : l’une, , légèrement plus grande que ω0, et l’autre, , légèrement plus petite; elles correspondent aux deux orientations possibles du “champ interne” produit par Iz, et qui vient s’ajouter au champ extérieur B0.
On trouve de même que I précesse autour du “champ interne” produit par Sz.
Les forces les plus importantes qui existent au sein des atomes sont les forces électrostatiques de Coulomb. Nous en avons tenu compte au Chapitre VII en prenant pour hamiltonien de l’atome d’hydrogène l’expression : Le premier terme représente l’énergie cinétique de l’atome dans le référentiel du centre de masse (μ est la masse réduite), le deuxième terme : l’énergie d’interaction électrostatique entre l’électron et le proton (q est la charge de l’électron). Nous avons calculé en détail au § C du Chapitre VII les états propres et valeurs propres de H0. En fait, l’expression (A-1) n’est qu’approchée : elle ne tient compte d’aucun effet relativiste ; en particulier, tous les effets magnétiques liés au spin de l’électron sont ignorés. De plus, on n’a pas introduit le spin du proton et les interactions magnétiques correspondantes. L’erreur commise est en réalité très petite, car l’atome d’hydrogène est un système faiblement relativiste (rappelons que, dans le modèle de Bohr, la vitesse v sur la première orbite n =1 vérifie v/c = e2/ћc = 1/137 ⪡ 1) ; de même, le moment magnétique du proton est très faible. Cependant, la précision considérable des expériences de physique atomique permet de mettre facilement en évidence des effets que l’on ne peut pas expliquer à partir de l’hamiltonien (A-1). Aussi allons-nous tenir compte des corrections que nous venons de mentionner : nous écrirons l’hamiltonien complet de l’atome d’hydrogène sous la forme où H0 est donné par (A-1) et où…