Chapitre d’ouvrage

10. Comment naissent les étoiles

Pages 123 à 129

Citer ce chapitre


  • Gounelle, M.
(2017). 10. Comment naissent les étoiles. Météorites : À la recherche de nos origines (p. 123-129). Flammarion. https://stm.cairn.info/meteorites-a-la-recherche-de-nos-origines--9782081396029-page-123?lang=fr.

  • Gounelle, Matthieu.
« 10. Comment naissent les étoiles ». Météorites À la recherche de nos origines, Flammarion, 2017. p.123-129. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/meteorites-a-la-recherche-de-nos-origines--9782081396029-page-123?lang=fr.

  • GOUNELLE, Matthieu,
2017. 10. Comment naissent les étoiles. In : Météorites À la recherche de nos origines. Paris : Flammarion. Champs – Sciences, p.123-129. URL : https://stm.cairn.info/meteorites-a-la-recherche-de-nos-origines--9782081396029-page-123?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Parce que cette idée est plaisante et apparemment paradoxale, on pense souvent qu’une proportion importante des étoiles que nous observons (plusieurs milliers à l’œil nu) sont mortes. Cette idée est fausse. L’immense majorité des étoiles sont bien vivantes, même si leur lumière met beaucoup de temps à nous parvenir en raison de leur éloignement.
  • [2]
    On ne voit évidemment pas les poussières individuelles, qui sont bien trop petites. C’est à partir des propriétés globales des disques (température, densité…) que l’on peut, grâce à des modèles, déduire la taille moyenne des poussières.
  • [3]
    On retrouve ces silicates un peu partout, car ce sont les minéraux les plus simples qui puissent se former à partir du silicium, du fer, du magnésium et de l’oxygène, quatre des éléments les plus importants dans l’Univers (cf. tableau 7.1).

Notre histoire commence avec celle du Soleil, sans lequel il n’y aurait pas de planètes. Comme n’importe quelle étoile, notre Soleil est né et mourra. Âgé de 4,6 milliards d’années environ, il a commencé son existence 8,8 milliards d’années après la formation de notre Galaxie. Des centaines de milliards d’étoiles sont nées avant lui dans notre Galaxie, dont la majorité sont encore bien vivantes.
Notre Soleil est une étoile assez banale. Ni trop grosse ni trop petite, elle est dans la moyenne. La masse du Soleil est quinze fois supérieure à celle des plus petites étoiles (cf. l’encadré suivant) et cent fois inférieure à celle des plus grosses étoiles. Le Soleil mourra dans 5 milliards d’années, après être passé par une phase dite de géante rouge durant laquelle il gonflera et perdra de gigantesques quantités de matière (cf. Ill. 35). Il englobera alors la Terre, qui sera entièrement vaporisée. Après avoir perdu une partie de sa masse, le Soleil deviendra une naine blanche, un objet compact (de quelques milliers de kilomètres de diamètre), peu lumineux (un millième de la luminosité du Soleil actuel), très dense (dix mille fois plus que la Terre), et composé essentiellement de carbone et d’oxygène.
Le Soleil lui-même a conservé peu de traces de sa naissance. Pour comprendre les conditions de sa formation, on s’appuie sur certaines propriétés des météorites et sur les observations astronomiques des régions de formation d’étoiles. Certaines de ces régions sont tellement fécondes qu’on a parlé à leur propos de pouponnières : les plus proches, celles d’Orion et du Taureau (situées respectivement à 1 000 et 400 années-lumière), sont de gigantesques nuages de gaz froid (– 250 °C) atteignant des tailles de centaines de milliards de kilomètres et des masses des dizaines de milliers de fois plus élevées que celle du Soleil …


Date de mise en ligne : 01/06/2022

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