Chapitre 2 - La posture du commodien : un savoir être, des savoir-faire
- Par William’s Daré,
- Cécile Barnaud,
- Patrick d’Aquino,
- Michel Étienne,
- Christine Fourage
- et Véronique Souchère
Pages 47 à 70
Citer ce chapitre
- DARÉ, William’s,
- BARNAUD, Cécile,
- D’AQUINO, Patrick,
- ÉTIENNE, Michel,
- FOURAGE, Christine
- et SOUCHÈRE, Véronique,
- ÉTIENNE, Michel,
- Daré, William’s.,
- et al.
- Daré, W.-s.,
- Barnaud, C.,
- D’Aquino, P.,
- Étienne, M.,
- Fourage, C.
- et Souchère, V.
- M. Étienne
https://doi.org/10.3917/quae.etien.2010.01.0009
Citer ce chapitre
- Daré, W.-s.,
- Barnaud, C.,
- D’Aquino, P.,
- Étienne, M.,
- Fourage, C.
- et Souchère, V.
- M. Étienne
- Daré, William’s.,
- et al.
- DARÉ, William’s,
- BARNAUD, Cécile,
- D’AQUINO, Patrick,
- ÉTIENNE, Michel,
- FOURAGE, Christine
- et SOUCHÈRE, Véronique,
- ÉTIENNE, Michel,
https://doi.org/10.3917/quae.etien.2010.01.0009
Notes
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[15]
Voir définition dans l’avant-propos.
-
[16]
Nous emploierons par la suite le terme de concepteur pour désigner l’animateur, porteur d’une démarche ComMod, et le terme d’animateur pour désigner ses activités au sein d’un temps fort collectif (infra).
-
[17]
L’amélioration technique de nos pratiques va-t-elle vraiment suffire à préserver les ressources ? Les tendances actuelles pourront-elles vraiment se corriger avec les règles actuelles ? Une meilleure préservation des ressources aura-t-elle vraiment un impact économique conséquent sur nos revenus ?.
-
[18]
Par exemple, cela distingue aussi toujours la modélisation d’accompagnement des autres démarches participatives développées autour de certains enjeux environnementaux, qui considèrent ces enjeux comme des « méta-enjeux » qui ne peuvent être reconsidérés par les partenaires. Un autre exemple peut être donné par d’autres démarches de modélisation, qui considèrent les perceptions des autres acteurs sur le système à modéliser comme des versions moins rigoureuses mais à intégrer à la conceptualisation théorique.
-
[19]
Pour une description approfondie du contexte et plus précisément de la formulation de la demande sociale, voir le chapitre 4.
-
[20]
Voir l’avant-propos.
-
[21]
Chacun écrit une idée sur un carton. Les cartons sont collés sur un panneau au mur. Les idées sont ensuite ordonnées. L’objectif est d’établir une liste structurée.
-
[22]
L’animateur utilise un support visuel pour stimuler l’expression. Il présente en vrac des illustrations (paysages, personnages, mots, expressions, croquis, etc.) puis expose le thème de l’exercice. Chaque participant choisit alors une ou plusieurs illustrations et doit exprimer ce qui lui vient à l’esprit pendant 3 à 5 minutes. À la fin l’animateur fait la synthèse en notant la variété et la richesse des idées, en valorisant les idées intéressantes, en corrigeant éventuellement les erreurs. L’objectif est d’établir une liste structurée.
La modélisation d’accompagnement est non seulement une démarche mais également une posture. Par le terme posture nous entendons « attitude morale de quelqu’un ». Par analogie avec l’analyse des postures littéraires réalisée par Meizoz (2007), nous considérons que le scientifique, engagé dans une démarche de recherche impliquée comme la modélisation d’accompagnement, entre dans un jeu d’acteurs sociaux dépassant les limites du champ scientifique dans lequel il accepte de se rendre public et de diffuser une certaine image de soi. Sa posture présente une double dimension rhétorique et action-nelle, elle se traduit donc par une prise de position morale, affective, sociale, philosophique et politique qui conduit à des actes. En parlant de la posture du commodien, nous faisons ainsi référence à une façon particulière de penser la position du chercheur dans les relations entre science et société.
Dans le chapitre 1, nous avons décrit les éléments clés autour desquels s’organise la démarche (protagonistes, séquences, etc.) afin de préciser les invariants observés dans sa mise en œuvre. Dans le chapitre 2, nous précisons la posture que le commodien adopte lorsqu’il anime une démarche de modélisation d’accompagnement.
Afin de caractériser l’animation des processus de modélisation d’accompagnement, revenons sur les principes fondamentaux de l’animation. Animer vient du latin animare qui signifie « insuffler la vie ». Que l’on se cantonne à son acception métaphysique, mythologique ou artistique, ce vocable a donc longtemps été associé avec un principe de création, de mouvement, de vie…
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