Focus. La ménopause : causes, mécanismes, conséquences
- Par Marie-Hélène Canu,
- Vincent Bérézowski,
- Patrick Duriez,
- Cécile Langlet,
- Pascal Mariot
- et Olivier Pétrault
Page 380
Citer ce chapitre
- CANU, Marie-Hélène,
- BÉRÉZOWSKI, Vincent,
- DURIEZ, Patrick,
- LANGLET, Cécile,
- MARIOT, Pascal
- et PÉTRAULT, Olivier,
- Canu, Marie-Hélène.,
- et al.
- Canu, M.-H.,
- Bérézowski, V.,
- Duriez, P.,
- Langlet, C.,
- Mariot, P.
- et Pétrault, O.
- M. Canu,
- V. Bérézowski,
- P. Duriez,
- C. Langlet,
- P. Mariot
- et O. Pétrault
https://doi.org/10.3917/dunod.canu.2021.02.0380
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- Canu, M.-H.,
- Bérézowski, V.,
- Duriez, P.,
- Langlet, C.,
- Mariot, P.
- et Pétrault, O.
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- V. Bérézowski,
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- et O. Pétrault
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- BÉRÉZOWSKI, Vincent,
- DURIEZ, Patrick,
- LANGLET, Cécile,
- MARIOT, Pascal
- et PÉTRAULT, Olivier,
https://doi.org/10.3917/dunod.canu.2021.02.0380
La ménopause est la cessation définitive des cycles menstruels qui suit la perte d’activité des follicules ovariens. Elle survient généralement à l’âge de 48-52 ans. Mais quels en sont les causes, les mécanismes et les conséquences ?
Le fonctionnement des ovaires dépend d’un ensemble de facteurs affectant à la fois le cerveau et les ovaires. Les femmes dont les mères ont été ménopausées jeunes ont un risque accru d’avoir une ménopause précoce, ce qui démontre l’influence du facteur génétique. Sur le plan hormonal, il existe une dérégulation des neurones à GnRH, qui affecte les taux de LH et FSH, et par conséquent la maturation des ovocytes. La production d’inhibine diminue, ce qui provoque un pic de FSH plus précoce, et prévient l’apparition du pic d’œstrogène. La chute de sécrétion d’œstradiol et d’inhibine abolit l’ovulation. Les menstruations disparaissent. La rétroaction négative exercée par les hormones ovariennes sur le complexe hypothalamohypophysaire ne s’exerce plus. La production et la libération de GnRH, de LH et de FSH augmentent.
Des changements de taux des neurotransmetteurs centraux et de la réactivité vasculaire périphérique sont à l’origine de bouffées de chaleur et de suées nocturnes. Celles-ci sont dues à un problème de thermorégulation : un très léger changement de température corporelle se traduit par une vasodilatation et/ ou une sudation. La déficience en œstrogène induit une atrophie urogénitale, qui se manifeste notamment par une sécheresse vaginale, des douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunie), et un risque accru d’infection…
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