Présentation
- Par Bernard Legube
Pages 91 à 92
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- LEGUBE, Bernard,
- Legube, Bernard.
- Legube, B.
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- Legube, B.
- Legube, Bernard.
- LEGUBE, Bernard,
Compte tenu du nombre très important de captages et d’usines de production d’eau potable, de la longueur impressionnante des réseaux de distribution (§ 1.2.3) et du nombre annuel de résultats analytiques (315 000 prélèvements et plus de 17,5 millions de résultats en 2018), il n’est donc pas vraiment anormal que des non-conformités réglementaires soient de temps en temps détectées au robinet du consommateur. On estime en effet qu’une partie de l’ordre de 3 à 4 % de la population était confrontée à des dépassements significatifs, notamment de paramètres microbiologiques, début des années 2010. Ce taux pourrait augmenter avec les impacts du changement climatique (cf. partie B) sur certains paramètres microbiologiques et chimiques.Le respect des valeurs paramétriques de la réglementation ne peut à lui seul garantir une absence totale de germes pathogènes (risque à court terme) et de polluants potentiellement dangereux pour la santé (risque plutôt à long terme), d’autant plus qu’il ne peut pas être assuré en continu et en direct avec les techniques disponibles aujourd’hui. Si bien qu’aucune obligation de résultats ne permet, dans l’état actuel de nos connaissances, de témoigner de l’absence totale et permanente « de micro-organismes, de parasites ou de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes », comme le stipule la réglementation. Il est donc nécessaire de mettre en place des approches fondées sur les risques en matière de sécurité sanitaire de l’eau…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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