Variants de la glucose-6-phosphate déshydrogénase : nouvelle classification OMS (2024)
Pages 337 à 338
Citer cet article
- RAYNOR, Alexandre,
- BERQUET, Claire
- et MOUTEREAU, Stéphane,
- Raynor, Alexandre.,
- et al.
- Raynor, A.,
- Berquet, C.
- et Moutereau, S.
https://doi.org/10.1684/abc.2025.1970
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- Raynor, A.,
- Berquet, C.
- et Moutereau, S.
- Raynor, Alexandre.,
- et al.
- RAYNOR, Alexandre,
- BERQUET, Claire
- et MOUTEREAU, Stéphane,
https://doi.org/10.1684/abc.2025.1970
La classification historique des variants du gène G6PD (glucose-6-phosphate déshydrogénase) a été proposée par Yoshida et al. en 1971, reprise et publiée par l’Organisation Mondiale de Santé (OMS) en 1989 [1, 2]. Celle-ci définissait cinq classes de variants G6PD, selon les signes cliniques et l’activité enzymatique résiduelle (tableau 1). Depuis son adoption, quatre limites de cette classification sont devenus apparentes : i) il existe une variabilité inter-individuelle importante dans les activités enzymatiques résiduelles pour un même variant (par exemple, un variant peut présenter une activité résiduelle médiane < 10 % dans un large échantillon de patients hémizygotes/homozygotes, le catégorisant en classe II, mais certains porteurs de ce variant peuvent présenter une activité résiduelle > 10 %) ; ii) la séparation des variants responsables d’hémolyse provoquée en classes II et III peut entraîner une confusion clinique (les variants de classe III pouvant être responsables d’une hémolyse provoquée grave malgré une activité enzymatique résiduelle médiane plus élevée) ; iii) aucun variant responsable d’hémolyse provoquée avec une activité résiduelle médiane de 45-60 % chez des individus hémizygotes/homozygotes n’a à ce jour été identifié ; iv) enfin, la classe V s’est révélée être non pertinente cliniquement [3–5].
Ainsi, l’OMS a proposé une mise à jour de cette classification en 2024 (tableau 2) [5]. Les changements principaux sont : i) la classe I est renommée en classe A ; ii) les classes II et III sont fusionnées en classe B, qui réunit dorénavant tous les variants connus comme étant responsables d’hémolyse provoquée, que l’activité résiduelle médiane soit < 10 % ou > 10 % ; iii) la classe IV est renommée en classe C ; iv) la classe U est créée, où serait affecté un éventuel nouveau variant dont les conséquences enzymatiques et cliniques restent à déterminer pour le catégoriser ultérieurement en classe B ou C ; v) la classe V est supprimée…
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