La création des centres de lutte contre le cancer
3. La seconde guerre mondiale, l’ordonnance du général de Gaulle et les nouveaux centres après la guerre
- Par Thierry Conroy
Pages 217 à 222
Citer cet article
- CONROY, Thierry,
- Conroy, Thierry.
- Conroy, T.
https://doi.org/10.1684/ito.2025.517
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- Conroy, T.
- Conroy, Thierry.
- CONROY, Thierry,
https://doi.org/10.1684/ito.2025.517
Notes
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[1]
Conroy T. La création des centres de lutte contre le cancer – 1. Contexte et premières initiatives contre le cancer : 1880-1922. Innov Ther Oncol 2024 ; 10 : 338-41. Doi : 10.1684/ito.2024.464.
Conroy T. La création des centres de lutte contre le cancer – 2. Les premiers centres de lutte contre le cancer : 1923-1939. Innov Ther Oncol 2024 ; 10 : 411-5. Doi : 10.1684/ito.2024.486.
Dans les deux premiers articles, nous avons exposé l’émergence de la peur du cancer, les progrès permis par les rayons X et la découverte du radium, la reconnaissance de l’intérêt d’une coopération entre radiologues et chirurgiens pendant la guerre de 1914-1918, ainsi que l’essor de la radiothérapie et de la curiethérapie. Puis ce fut en 1923 l’institution des centres régionaux de lutte contre le cancer (CRLCC), rassemblant des compétences pluridisciplinaires, puis l’agrément entre 1923 et 1929 de 15 CRLCC en France métropolitaine. Différentes questions restent en suspens, en particulier leur statut juridique, la limitation de leurs soins aux seuls indigents et la couverture incomplète du territoire. Le maintien de leur fonctionnement pendant la seconde guerre mondiale, malgré les difficultés, puis l’ordonnance du général de Gaulle va leur donner une nouvelle légitimité.
Les troupes allemandes se rapprochant de Paris en mai 1940, les chercheurs des laboratoires scientifiques ont reçu l’ordre de se replier avec le maximum de matériel en zone libre. Irène Joliot-Curie et Antoine Lacassagne se retrouvent à la cité sanitaire de Clairvivre à Salagnac, à proximité de Périgueux, et y poursuivent leurs travaux. En juin 1940, quelques pavillons sont mis à la disposition d’A. Lacassagne pour permettre l’hospitalisation des malades de l’Institut Curie [1-3]. Le directeur de Toulouse, le professeur Joseph Ducuing (1885-1963), propose d’accueillir une trentaine de malades. Avant l’évacuation de l’Institut Curie, le radium est mis à l’abri à Blois, mais les Allemands le réquisitionnent…
Mots-clés éditeurs : cancer, centres de lutte contre le cancer, construction, e, hôpitaux, histoire du, Pierre Denoix, seconde guerre mondiale, siècle, xx
Date de mise en ligne : 02/06/2025
https://doi.org/10.1684/ito.2025.517Cet article est en accès conditionnel
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