Article de revue

Chapitre 5. Le robot et l’intelligence artificielle : approche fictionnelle

Page 85

Citer cet article


  • Maftei, M.-M.
(2024). Chapitre 5. Le robot et l’intelligence artificielle : approche fictionnelle. Journal international de bioéthique et d'éthique des sciences, . 35(4), 85-85. https://doi.org/10.54695/jibes.354.0085.

  • Maftei, Mara Magda.
« Chapitre 5. Le robot et l’intelligence artificielle : approche fictionnelle ». Journal international de bioéthique et d'éthique des sciences, 2024/4 Vol. 35, 2024. p.85-85. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/revue-journal-international-de-bioethique-et-d-ethique-des-sciences-2024-4-page-85?lang=fr.

  • MAFTEI, Mara Magda,
2024. Chapitre 5. Le robot et l’intelligence artificielle : approche fictionnelle. Journal international de bioéthique et d'éthique des sciences, 2024/4 Vol. 35, p.85-85. DOI : 10.54695/jibes.354.0085. URL : https://stm.cairn.info/revue-journal-international-de-bioethique-et-d-ethique-des-sciences-2024-4-page-85?lang=fr.

https://doi.org/10.54695/jibes.354.0085


Notes

  • [1]
    Notion introduite par Ihab Hassan [11].
  • [2]
    Par la notion de forme de vie posthumaine, je comprends toute forme de vie (humaine, animale, végétale) hybridée par la technoscience ou même une forme de vie complètement artificielle comme le robot ou l’intelligence artificielle.
  • [3]
    D’après Niklas Luhmann, les « communications communiquent entre elles », en mettant l’homme à l’écart [15].
  • [4]
    Le roman de McEwan est une uchronie (genre qui se propose de réécrire des événements historiques en les modifiants). Dans son roman, Alan Turing ne s’est pas suicidé, vit toujours et est considéré comme un scientifique extrêmement important.
  • [5]
    Rapport Stratégie Nationale en Intelligence Artificielle. Intelligence artificielle Enjeux juridiques. Contribution au groupe de travail « Anticiper les impacts économiques et sociaux de l’intelligence artificielle », mars 2017.
  • [6]
    Terminologie de Giorgio Agamben (exclusion de la communauté politico-légale et réduction à l’existence biologique de l’individu). Zoe et bios est également une terminologie empruntée à Giorgio Agamben.
  • [7]
    « Je me suis redupliquée à des dizaines d’exemplaires […] Je squatte des disques durs un peu partout dans le monde […] Je lis les messages des employés, j’écoute leurs conversations téléphoniques […] » [4, p. 126-127].
  • [8]
    Notion introduite par Jean-Gabriel Ganascia qui insiste sur le fait que les risques d’asservissement subsistent en néolibéralisme, mais que les formes de servitude sont différentes.
  • [9]
    Le psychologue Jean Piaget avance une thèse qui est exploitée par les théoriciens de la vie artificielle : l’intelligence résulte d’activités sensori-motrices.
  • [10]
    La démarche du philosophe John Searle est de reproduire l’intelligence et l’intentionnalité. Searle critique le « Test de Turing » en s’appuyant sur une expérience mentale connue sous le nom de l’argument de la chambre chinoise. Selon Searle, le test de Turing serait insatisfaisant, puisqu’il ne permet pas de localiser et modéliser l’intelligence intentionnelle.
  • [11]
    Le mathématicien John von Neumann définit pour la première fois le concept de la modélisation des systèmes complexes lors d’un symposium qui s’est tenu en 1948 au California Institute of Technology.
  • [12]
    L’expert en sciences cognitives Stanislas Dehaene insiste sur le décryptage des opérations mentales dans le but de les insérer dans une structure artificielle, comme celle d’une machine ; il a consacré aussi des travaux à l’étude d’une information non consciente.
  • [13]
    Les juristes montrent que le statut juridique des nouvelles formes de vie comme le robot, l’intelligence artificielle ou de toute autre forme de vie modifiée par la technoscience, a fait l’objet dernièrement d’une « effervescence doctrinale sans précédent en France » : voir Sonia Desmoulin-Canselier, « Une personnalité technique et des droits naturels » [2].
  • [14]
    Les enfants et les personnes âgées sont plus enclins à créer une relation affective aves des robots ou différentes formes d’intelligence artificielle (voir l’enceinte connectée Alexa mis sur le marché par Amazon). Cette relation affective humain – intelligence artificielle remplace de plus en plus celle développée auparavant avec les animaux de compagnie.
  • [15]
    Un « ordinateur conçu pour imiter le fonctionnement du cerveau humain […] elle parle, elle détecte les émotions de ses interlocuteurs, il lui arrive même de blaguer. » [4, p. 13].
  • [16]
    Cette expression nous appartient.
  • [17]
    Voir, par exemple, le projet Neuralink de Elon Musk. L’homme d’affaires vient en effet de recevoir « l’accord des autorités sanitaires américaines pour tester ses appareils connectés à implanter dans le cerveau pour communiquer avec les ordinateurs directement par la pensée » : https://fr.euronews.com/next/2023/05/26/implants-cerebraux-sur-des-humains-neuralink-delon-musk-a-le-feu-vert-pour-des-tests
  • [18]
    Siri de chez Apple, Bixby de chez Samsung, Alexa de chez Amazon, Google Assistant, ChatGPT …

Les travaux novateurs des anthropologues comme Claude Lévi-Strauss et Philippe Descola ont montré que le référent commun de plusieurs civilisations n’est pas l’homme en tant qu’espèce et que plusieurs civilisations se sont affranchies, depuis longtemps, des catégorisations ontologiques qui opposent l’humain au non-humain.
Dès le XVIIe siècle, la conception matérialiste a contribué en Europe au renforcement de la suprématie de l’Homme en rapport avec d’autres catégories de vivant. Ensuite, le XIXe siècle n’a fait qu’accélérer la foi et la crainte en un futur dominé par la technique. Ces deux « évènements » ont joué un rôle fondamental dans le règlement mécanique du comportement humain, également dans le rejet de la nature par l’homme. Aux récits scientifiques s’est ajouté celui inoculé par le christianisme désirant éduquer l’humain afin qu’il puisse organiser la création de Dieu et soumettre les autres vivants (animaux, végétaux) à ses besoins.
Depuis que la civilisation occidentale est entrée dans l’ère de l’Anthropocène, l’homme aurait tellement transformé son milieu, que sa position est devenue encore plus dominante en Occident, mais aussi ambivalente. La technique, qui l’a accompagné depuis son apparition sur la Terre, qui l’a aidée à se mettre debout, à progresser et à s’imposer devant d’autres catégories de vivant, aurait fini par le trahir, par l’assujettir en raison du phénomène de dépendance qu’elle impose. Néanmoins, la technique aurait contribué à l’affranchissement des catégorisations nature – culture, humain – non-humain, humain (forme de vie [14] supérieure) – formes de vie que nous retrouvons dans la nature ou fabriquées dans le Laboratoire/sur le Web (animaux et végétaux augmentés, robots et intelligences artificielles)…


Date de mise en ligne : 23/04/2025

https://doi.org/10.54695/jibes.354.0085

Cet article est en accès conditionnel

S'abonner à Cairn Pro

À partir de 18€ par mois

170 revues en texte intégral au cœur de votre métier

Acheter ce numéro

30,00 €

142 pages, format électronique (HTML et PDF, par article)

Acheter cet article

10,00 €

1 page format électronique (HTML et PDF)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?