Leur corps a quelque chose à nous dire
Retour sur un stage infirmier à la prison des Baumettes
Pages 32 à 40
Citer cet article
- FERNET-SCHERER, Alix,
- Fernet-Scherer, Alix.
- Fernet-Scherer, A.
https://doi.org/10.3917/lae.163.0032
Citer cet article
- Fernet-Scherer, A.
- Fernet-Scherer, Alix.
- FERNET-SCHERER, Alix,
https://doi.org/10.3917/lae.163.0032
Notes
-
[1]
Un « flux » est constitué d’un ou plusieurs détenu(s) qui se déplace(nt) dans la prison, par exemple pour rejoindre le parloir, l’infirmerie ou la cour de promenade.
-
[2]
Cf. Descarpentries F « Jeunes détenus : le corps en question », blog Association des professionnels de santé exerçant en prison. http://www.santeprison.com/fr/actualites/actualites/id-3-jeunes-detenus-le-corps-en-question-francis-descarpentries
-
[3]
Ibidem.
1Revue Laennec : Alix Fernet-Scherer, vous êtes étudiante en médecine. Au cours de l’été 2015, en fin de troisième année (DFGSM3), vous avez choisi d’effectuer un stage infirmier à la prison des Baumettes, à Marseille. Pourquoi un tel choix ?
2Alix Fernet-Scherer : La faculté nous accorde quatre mois de vacances chaque été, et je souhaitais utiliser une partie de ce temps pour enrichir ma formation. La médecine pénitentiaire figurait parmi les possibilités de stage offertes par le Centre Laennec : j’y ai vu l’occasion d’aborder la relation de soins dans un milieu où elle est soumise à de multiples tensions, et de prendre ainsi un peu de distance par rapport aux expériences déjà vécues dans mes stages hospitaliers. C’était aussi une opportunité unique pour découvrir le monde carcéral, ses lois, ses codes… En tant que futur acteur de soin, il me semblait important de connaître ces réalités. Aujourd’hui, avec le recul, je pense que la place très particulière du corps en prison est ce qui m’a le plus interrogée.
3RL : Pouvez-vous, pour commencer, décrire rapidement la prison des Baumettes ?
4Alix Fernet-Scherer : Les Baumettes sont une maison d’arrêt, par opposition aux centres de détention ou aux prisons centrales. Cela signifie que les personnes qui s’y trouvent sont, en principe, ou bien des prévenus en attente du jugement, ou bien des condamnés dont la peine – ou le reliquat de peine – est inférieur à deux ans. Tous les détenus ne sont donc pas des nouveaux venus, on rencontre aussi des habitués de la prison : par exemple des prisonniers en transit, attendant d’être transférés d’une prison centrale à une autre, ou des détenus admis en raison d’un arrangement, leur présence suscitant des difficultés dans l’établissement d’origine… sans oublier les récidivistes. L’un d’eux aurait été incarcéré pour la 46ème fois ! Il n’aurait sans doute pas dû être là, mais c’était un peu une figure locale : impossible de l’envoyer ailleurs.
5Les Baumettes reçoivent essentiellement des hommes, mais il existe aussi une maison d’arrêt pour les femmes, une pour les mineurs (sur un autre site) et une pour les personnes étrangères. Mon stage s’est déroulé uniquement chez les hommes.
6La structure de la prison est pavillonnaire, avec quatre bâtiments dont chacun correspond approximativement à un type de détenus : même origine, même type de crime (vols, trafic de drogue, crimes sexuels surtout), même âge… On compte environ 800 détenus par bâtiment. Le quartier d’isolement, à visée de protection, reçoit des personnalités connues ou des détenus qui ont dénoncé des bandes… ; les prisonniers y sont seuls en cellule et ne sortent qu’une heure par jour, toujours seuls. Le quartier disciplinaire, à visée punitive, héberge pour une durée maximum de 28 jours les détenus privés de toute promenade, activité ou parloir.
7Excepté en psychiatrie, les soignants ne connaissent pas les motifs d’incarcération. Ils ne sont indiqués nulle part : il revient aux patients d’en faire mention – ou pas – lorsqu’ils viennent à l’infirmerie.
8RL : Cette infirmerie, en quoi différait-elle des structures rencontrées en milieu hospitalier ?
9Alix Fernet-Scherer : Pendant les deux semaines de stage, j’ai travaillé comme infirmière au sein de l’Unité de consultation et de soin ambulatoire (UCSA), dédiée au soin, à différencier du Service médico-psychologique régional (SMPR), consacré à la psychiatrie. L’UCSA constitue une sorte de croisement entre un service hospitalier et une maison médicale de quartier : on y trouve un chef de service, des médecins, des infirmier(e)s, des dentistes, un kinésithérapeute… et une assistante sociale, ce qui est sans doute plus inhabituel. Mais la structure dans son ensemble est assez similaire à ce que j’avais déjà pu expérimenter.
10S’agissant des patients, par contre, le rapport qu’ils entretenaient avec la douleur m’a beaucoup surprise : l’échelle d’évaluation n’est pas du tout la même qu’ailleurs. Un détenu s’était scarifié avec un morceau de miroir. Quand j’ai désinfecté la plaie à la Bétadine, il s’est plaint de sa douleur, alors que par elle-même la blessure devait être bien plus douloureuse. Sa propre violence lui semblait normale, donc indolore, au contraire du soin. À l’hôpital, personne ne m’a jamais dit qu’une désinfection à la Bétadine était douloureuse !
11En fait, le rapport entre santé et prison est lui-même paradoxal. D’un côté, la prison représente le premier contact entre les détenus et le système de santé. Un poste particulier de l’UCSA est dédié aux arrivants, car la loi prévoit une consultation obligatoire dans les premières 48 heures de détention. Cette consultation est l’occasion de faire le point sur la santé du détenu, ses antécédents médicaux, ses vaccinations, son statut sérologique. Elle permet aussi de faire de la prévention, d’évaluer l’état psychologique des patients, de proposer un accompagnement du sevrage pour les personnes « addictes ». Au cours de la détention, le carnet de vaccination sera mis à jour, les soins dentaires seront entièrement pris en charge… D’un autre côté, la prison est l’un des derniers endroits insalubres en France. Des maladies disparues depuis des dizaines d’années – gale, tuberculose… – y sont courantes. La possibilité de bénéficier d’une douche quotidienne est soumise à prescription médicale.
12RL : Après cette première consultation obligatoire, comment se passe la prise de rendez-vous ?
13Alix Fernet-Scherer : Pour venir a l’infirmerie, il faut prendre rendez-vous par le biais de mots déposés chaque jour dans une boîte aux lettres et récupérés par les infirmières ; celles-ci répartissent les patients entre les différentes consultations en fonction de leur demande, puis elles leur font parvenir un bon de dé placement.
14Ces mots rédigés par les patients constituent leur premier contact avec l’équipe soignante, et déjà des obstacles apparaissent. Ainsi, l’illettrisme de nombreux détenus rend le déchiffrage difficile. Certains billets témoignent en outre d’une forte exaspération, due à de multiples demandes restées sans suite. Est-ce le surveillant qui n’a pas transmis le bon de déplacement ou qui a refusé de laisser sortir le détenu ? Est-ce le patient lui-même qui a oublié ou refusé le rendez-vous ? Ou encore qui n’a pu s’y rendre à cause d’une rencontre au parloir ou d’une formation ? L’absentéisme est l’une des préoccupations quotidiennes de l’infirmerie. La responsabilité en est souvent attribuée au patient, signe révélateur d’une confiance qui s’use : le bon de déplacement aurait-il été utilisé dans un objectif autre que celui prévu ? Enfin, il y a les mots remplis de souffrance, de lassitude et de tristesse. Les détenus ont mal, ils sont mal et viennent à l’infirmerie pour chercher du réconfort et sortir de leur isolement.
15RL : Retrouve-t-on ces difficultés dans le déroulement de la consultation elle-même ?
16Alix Fernet-Scherer : Oui, en consultation aussi les obstacles sont nombreux. Par exemple s’agissant de la gestion des flux [1] : dès 9 heures du matin, beaucoup de patients sont là, tous pressés. Dans la salle d’attente, les tensions s’accumulent ; au fur et à mesure, certains s’impatientent et s’en vont. À l’heure de la promenade, les absences se multiplient. Cependant, la principale difficulté tient à la confiance, ou plutôt à l’absence de confiance. À l’intérieur de la prison, tout manque. De ce fait, tout se vend, se marchande ou fait l’objet de chantages : le secteur médical n’y échappe pas.
17Il existe ainsi tout un trafic autour des compléments protéinés. Le manque d’activité, la médiocre qualité des repas ont une incidence importante sur le poids des dé tenus. À chaque consultation, la question revient : « Est-ce que je peux me peser ? » Avec toujours la même conclusion : « J’ai encore perdu… » D’où la valeur attribuée aux compléments alimentaires, lesquels sont distribué s au compte-gouttes. Nombre de patients consultent uniquement pour tenter d’en récupérer, avec l’idée de les revendre. Les trafics visent aussi les médicaments, notamment les antidouleurs et les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Le fait de se rendre à l’infirmerie risquant d’être considéré comme un aveu de faiblesse, certains préfèrent se fournir auprès des ré seaux de la prison.
18Dans un tel contexte, la relation de confiance est très fragile. Pourtant l’infirmerie doit rester un lieu de soin et de confort. Face à la dureté du système carcéral, aux pressions, à la violence, il lui faut préserver son indépendance en soignant des patients et non des dé tenus, faire passer l’empathie avant la fatigue, l’agacement ou le soupçon. Pour moi, c’est ce qui s’est révélé le plus difficile.
19RL : Vous est-il arrivé d’avoir peur ?
20Alix Fernet-Scherer : C’est une question que l’on m’a beaucoup posée à mon retour. Au sein de l’UCSA, on ressent peu la peur. On se trouve avant tout face à des patients, souvent en situation de détresse. La plupart du temps, on ne connaît pas le motif de leur incarcération ; on oublie qu’ils sont là à cause de leurs actes pour se consacrer au soin de leur personne. De leur côté, les patients sont respectueux, ils ont conscience que nous sommes là pour les aider. Je me souviens d’une longue discussion avec l’un d’entre eux qui me demandait : « Mais pourquoi êtes-vous venue ici ? » En général, les consultations sont ponctuées par des marques de politesse : « bonjour », « merci »… Si celles-ci ne viennent pas spontanément, certains attendent qu’elles se manifestent avant de poursuivre, parce que la prison est aussi un lieu d’apprentissage. Un jour, pourtant, j’étais sortie à l’heure du déjeuner. Je suis rentrée en même temps qu’un flux de détenus qui sortaient du parloir et nous attendions qu’on nous ouvre les portes. En tant que femme, j’étais immédiatement identifiable comme faisant partie du personnel soignant – au contraire des médecins hommes, reconnaissables surtout au port de la blouse blanche – et cela me protégeait. Mais quand même, j’étais perdue dans ce groupe d’une vingtaine de détenus et… je trouvais le temps long. Je n’étais absolument pas en danger, mais je ne pouvais réprimer une certaine peur. J’avais envie de dire aux gardiens : « Venez, je suis là ! »
21Au cours de ces deux semaines, il ne m’est rien arrivé mais, forcément, des discussions s’amorcent, il faut se montrer diplomate.
22RL : À l’intérieur de la prison, le personnel médical doit donc se soumettre lui aussi à des contraintes ?
23Alix Fernet-Scherer : Il ne subit pas de fouille au corps mais il est soumis, comme tout le monde, à la succession des portes. Chacune comporte un sas : il faut que la grille de derrière soit fermée pour que celle de devant puisse être ouverte. Le matin, on sonne à la première porte. Ensuite, la vérification des badges prend un certain temps. Puis on franchit un portique, comme dans les aéroports. Les téléphones sont interdits, il faut retirer ceintures et chaussures. Enfin, on est admis dans la prison. Il faut alors rejoindre le bâtiment où se trouve l’infirmerie, puis l’infirmerie elle-même. C’est comme si, à chaque coin de rue, on se heurtait à des barrières. Chaque fois, il faut attendre, car ces barrières ne s’ouvrent qu’en deux temps pour éviter que les flux de prisonniers ne se croisent. On se sent vraiment dépendant des gardiens. Le phénomène de sous-effectif étant très important, on est constamment en train d’attendre.
24Ce sentiment de dépendance existe aussi au sein même de l’UCSA. Les portes de l’infirmerie sont fermées en permanence. Nous devons donc attendre que les gardiens viennent nous ouvrir, de l’intérieur comme de l’extérieur. À midi, il nous arrive de rester enfermés dans l’infirmerie le temps que les gardiens puissent déjeuner.
25Le fait d’avoir moi-même éprouvé cette impression d’enfermement et de dépendance m’a sans doute rendue plus attentive à ce que les détenus exprimaient à travers leur corps et la manière dont ils le traitaient.
26RL : Qu’entendez-vous par « ce que les détenus exprimaient à travers leur corps » ?
27Alix Fernet-Scherer : Comme je l’ai dit, le corps occupe en prison une place très particulière. Dans un univers où la parole n’est guère valorisée, il constitue une véritable interface entre le détenu et son environnement. Vis-à-vis des autres détenus, par exemple, il est avant tout un outil de représentation. En détention, c’est par la puissance des corps que s’établit la hiérarchie, c’est-à-dire la possibilité de se faire entendre ou, du moins, de se protéger. D’où la place que prend le culte du corps dans la vie des détenus, en particulier des plus jeunes [2]. Toute la journée, en cellule et plus encore dans la cour de promenade, certains sculptent leur corps, beaucoup travaillent leurs muscles. D’où aussi l’intérêt porté aux compléments alimentaires distribués à l’infirmerie, comme je l’ai évoqué. En affichant sa robustesse et sa virilité, le corps fonctionne comme un outil de menace passive. Lors du passage à l’acte éventuel – l’agressivité est un mode de communication à part entière, en prison – il devient une arme et sa force est un gage de supériorité. J’ai vu à l’infirmerie de nombreux patients victimes de coups : passage à tabac, nez cassé en cellule, coup de couteau en promenade, plâtre arraché ou, au contraire, utilisé pour frapper… La violence est omniprésente et chaque détenu met en place, à travers son corps, un système de défense pour se protéger des divers rituels carcéraux susceptibles de l’atteindre : regard, promiscuité, contrainte, agression…
28RL : Qu’en est-il vis-à-vis de l’administration pénitentiaire ?
29Alix Fernet-Scherer : Les moyens d’expression des détenus vis- a-vis de l’autorité sont quasi inexistants, les relations avec l’administration sont périlleuses : le manque de personnel accroît l’insécurité, tandis que les menaces des dé tenus et l’argent issu du trafic de drogues encouragent la corruption. De ce fait, les revendications se perdent, les requêtes sont oubliées… Face à ce mur, le corps prend la place des mots et devient l’ultime lieu de résistance. En tant que propriété du détenu, il est le seul endroit sur lequel celui-ci peut encore agir pour se faire entendre : l’automutilation est pratiquée sous de multiples formes. Brûlures de cigarette, cicatrices de grattage, ingestion de vis ou de lames, entailles atteignant la couche musculaire sont autant de signaux, gravés dans le corps, indiquant une profonde détresse et un appel au secours. Ils traduisent parfois la volonté de fuir la réalité de la prison en rendant nécessaire une hospitalisation. Cette mise en danger de son propre corps est un moyen d’interpeller la médecine pénitentiaire, mais aussi l’administration et le personnel de la prison dans son ensemble. Mais la détérioration de la confiance incite souvent à n’y percevoir qu’une simple simulation, voire une tentative de manipulation. J’ai été très marqué e par le passage d’un patient mutilé à l’infirmerie. Un lieutenant nous l’avait amené en précisant : « Il m’avait prévenu ce matin. Il était décidé depuis quelques semaines déjà, à cause d’un problème de télévision. »
30Le passage à l’acte déclenche généralement une évolution, souvent positive, dans les conditions de vie du détenu : période d’isolement, réponse aux revendications, sentiment d’écoute… Celui-ci perçoit ces conséquences comme un bénéfice dans la mesure où elles introduisent une coupure dans le cours de sa détention, fût-ce au péril de sa vie [3]. C’est une manière de se réapproprier son existence.
31RL : Vous avez évoqué à plusieurs reprises la dévalorisation de la parole en prison. L’infirmerie, où l’on soigne les corps, est-elle aussi un lieu pour les mots ?
32Alix Fernet-Scherer : Oui, l’infirmerie est un lieu de réconfort, le seul endroit où les détenus peuvent baisser un peu leur garde. Partout ailleurs, ils ont un devoir de représentation. D’ailleurs, on ne dit pas que l’on se rend à l’infirmerie : ce serait un aveu de faiblesse. Mon erreur la plus marquante, au cours de ce stage, a été de lancer à un patient dans les couloirs : « J’espère que votre pansement va bien ! » Il est revenu me voir ensuite en m’expliquant : « Tant pis pour cette fois, mais il ne faut surtout pas dire ça, ici ! C’est très grave, il faut faire attention. »
33C’est dans l’infirmerie que se trouve le bureau de l’assistante sociale, et l’équipe soignante est très à l’écoute. Malgré les impératifs de la vie carcérale, de vraies relations se créent entre médecins et malades. Je me souviens d’un patient qui se rendait à l’infirmerie deux fois par semaine. Il ramenait à chaque fois une fleur sculptée dans du savon pour l’offrir à une personne de l’équipe. Un autre détenu s’était scarifié et refusait absolument les soins. Il avait les bras ouverts jusqu’au muscle. Nous aurions voulu l’envoyer à l’hôpital mais, pour lui, c’était inacceptable. Il a fini par admettre qu’on le soigne, mais il a tenu à remonter lui-même en cellule. Compte tenu de l’état des cellules, il courait un fort risque d’infection, voire de perte de ses bras. Une infirmière est allée le voir et l’a grondé comme une maman, en lui rappelant qu’il avait un enfant et qu’il n’avait pas le droit de prendre un tel risque. Et il a accepté l’hospitalisation.
34En soignant le corps, l’infirmerie invite à un autre regard sur soi-même, un autre rapport à soi. C’est important parce que les jeunes détenus – ils sont nombreux au sein de la prison – n’ont vraiment aucune confiance en eux. Leur vie est toute tracée à leurs propres yeux : ils sont aux Baumettes, ils reviendront aux Baumettes… comme s’il n’y avait pas d’autre choix possible.
35RL : Que retiendrez-vous de cette expérience pour votre future pratique médicale ?
36Alix Fernet-Scherer : Ce stage aux Baumettes m’a permis de découvrir la richesse de la relation de soin, et aussi sa diversité. Il m’encourage à placer l’empathie au cœur des soins que je pratique, car j’ai pu constater qu’elle porte ses fruits – y compris dans un milieu aussi « extrême ». À l’hôpital, comme en prison, le corps est le siège de la vie. Il révèle notre passé, nos choix et nos faiblesses. Je garderai de ce stage la profonde conviction que le soin peut transformer des vies, à condition qu’il ne s’attache pas uniquement à traiter la pathologie mais qu’il accompagne le patient dans sa propre histoire avec la maladie.
Mots-clés éditeurs : santé et prison
Date de mise en ligne : 12/07/2016
https://doi.org/10.3917/lae.163.0032