Covid long : de quoi parle-t-on ?
- Par Éric Drahi,
- Gérard Bergua,
- Marc Dumoulin,
- Yves Le Noc,
- Élisabeth Steyer,
- Marie Françoise Huez-Robert,
- Claude Scali
- et Dragos-Paul Hagiu
Pages 69 à 73
Citer cet article
- DRAHI, Éric,
- BERGUA, Gérard,
- DUMOULIN, Marc,
- LE NOC, Yves,
- STEYER, Élisabeth,
- HUEZ-ROBERT, Marie Françoise,
- SCALI, Claude
- et HAGIU, Dragos-Paul,
- Drahi, Éric.,
- et al.
- Drahi, É.,
- Bergua, G.,
- Dumoulin, M.,
- Le Noc, Y.,
- Steyer, É.,
- Huez-Robert, M.-F.,
- Scali, C.
- et Hagiu, D.-P.
https://doi.org/10.1684/med.2022.735
Citer cet article
- Drahi, É.,
- Bergua, G.,
- Dumoulin, M.,
- Le Noc, Y.,
- Steyer, É.,
- Huez-Robert, M.-F.,
- Scali, C.
- et Hagiu, D.-P.
- Drahi, Éric.,
- et al.
- DRAHI, Éric,
- BERGUA, Gérard,
- DUMOULIN, Marc,
- LE NOC, Yves,
- STEYER, Élisabeth,
- HUEZ-ROBERT, Marie Françoise,
- SCALI, Claude
- et HAGIU, Dragos-Paul,
https://doi.org/10.1684/med.2022.735
Notes
-
[1]
Les questions auxquelles répond ce texte peuvent être retrouvées dans Bibliomed 994 du 15 février 2021, 1020 du 15 novembre 2021 et 1032 du 21 février 2022.
Covid long ou symptômes prolongés de la Covid-19 ?
1 Dès la fin de la première vague de la Covid-19, tant en France qu’à l’étranger, des publications ont montré la persistance de symptômes de la Covid-19 chez nombre de patients.
Quels sont les symptômes recensés dans les mois suivant le début de la maladie ?
2 Une étude a été réalisée à Wuhan sous la forme d’une enquête téléphonique auprès de patients ayant été hospitalisés pour Covid [1]. Il s’agissait de 538 survivants (54,5 % de femmes), dont l’âge était en moyenne de 52,0 (41,0 à 62,0) ans, et le temps entre la sortie de l’hôpital et le premier suivi était de 97,0 (95, à 102,0) jours. Les séquelles cliniques étaient fréquentes, notamment les symptômes généraux comme la fatigue (n = 267 ; 49,6 %), les symptômes respiratoires (n = 210 ; 39 %), les symptômes cardiovasculaires (n = 70 ; 13 %), les symptômes psychosociaux (n = 122 ; 22,7 %) et l’alopécie (n = 154 ; 28,6 %). La dyspnée au cours de l’hospitalisation était associée à la fatigue, à la dyspnée post-effort et à l’augmentation de la fréquence cardiaque au repos, mais pas spécifiquement à l’alopécie. Des antécédents d’asthme au cours de l’hospitalisation ont été associés à la dyspnée post-effort considérée comme une séquelle [1].
3 En Grande Bretagne, une étude est réalisée en continu auprès de 150 000 personnes en population générale, volontaires, participant à une enquête nationale depuis avril 2020 [2]. Des tests PCR et des prises de sang sont effectuées périodiquement chez 28 000 d’entre eux pour identifier les patients ayant été infectés par la Covid [3]. Les résultats montrent qu’une personne sur 5 testées positives à la Covid souffrait de symptômes pendant 5 semaines ou plus, 1 sur 10 souffrait de symptômes pendant 12 semaines ou plus. La fréquence des symptômes dans cette cohorte est détaillée au tableau 1.
4 Une étude française auprès de patients ayant été malades de la Covid-19 se présentant à une consultation dédiée aux troubles post-Covid a permis de comparer la fréquence de ces symptômes en phase aiguë de la Covid et dans les suites chez 70 patients vus consécutivement en consultation [3]. Les symptômes les plus fréquents étaient l’asthénie (72,9 %), des troubles sensoriels (55,7 %), une oppression pulmonaire (52,9 %). Mais de nombreux autres troubles pouvaient être observés, entre autres : dyspnée (42,9 %), palpitations (41,4 %), anosmie/agueusie (30 %), troubles cognitifs (37,1 %)…
| Symptômes | % | IC 95 % | Symptômes | % | IC 95 % |
|---|---|---|---|---|---|
| Fatigue | 11,5 | (10,7-12,4) | Mal de gorge | 6,7 | (6,1-7,4) |
| Toux | 11,4 | (10,5-12,2) | Fièvre | 6,7 | (6,1-7,4) |
| Céphalée | 10,1 | (9,3-10,9) | Dyspnée | 4,6 | (4,1-5,2) |
| Agueusie | 8,2 | (7,5-9,0) | Nausées/vomissements | 2,9 | (2,5-3,3) |
| Anosmie | 7,9 | (7,3-8,7) | Diarrhée | 2,7 | (2,3-3,2) |
| Myalgies | 7,9 | (7,2-8,6) | Douleurs abdominales | 2,2 | (1,9-2,6) |
Le terme Covid long doit-il être utilisé ?
5 Pour le KCE (Centre Fédéral d’expertise des soins de santé belge) l’appellation COVID de longue durée concerne les personnes qui, après une phase aiguë de Covid-19 suspecté sur la base des symptômes ou confirmé par un test, continuent à présenter des symptômes ou en développent de nouveaux [4]. Ces symptômes peuvent survenir chez des personnes ayant souffert d’une forme légère ou sévère de Covid-19, ayant ou non nécessité une hospitalisation ; ils ne doivent pas pouvoir être expliqués par une autre pathologie. Trois à 36 % des patients ayant souffert de la Covid-19 peuvent présenter des symptômes pendant 12 semaines après le début de la phase aiguë. Après 12 semaines, la prévalence retombe entre 2 et 5 % [4, 5].
6 Une distinction importante doit être faite entre les symptômes dus à une inflammation chronique persistante (phase de convalescence), les séquelles de lésions organiques (lésions pulmonaires et rénales aiguës entraînant respectivement une fibrose pulmonaire et une maladie rénale chronique) et les effets non spécifiques de l’hospitalisation et de l’isolement social (anémie nutritionnelle, fonte musculaire) [5, 6].
7 Pour la Haute autorité de Santé, la réponse rapide du 12 février 2021 préfère le terme « symptômes prolongés », en l’absence d’une définition étiopathogénique unique [7]. Sont plus particulièrement concernés, les patients qui répondent aux trois critères suivants :
8 Épisode initial symptomatique de la Covid-19 :
- soit confirmé par au moins un critère parmi : PCR SARS-CoV-2+, test antigénique SARSCoV-2+, Sérologie SARS-CoV-2+, anosmie/agueusie prolongée de survenue brutale, scanner thoracique typique (pneumonie bilatérale en verre dépoli…) ;
- soit probable par l’association d’au moins trois critères de survenue brutale dans un contexte épidémique, parmi lesquels : fièvre, céphalée, fatigue, myalgie, dyspnée, toux, douleurs thoraciques, diarrhée, odynophagie. Une sérologie SARS-CoV-2 positive peut aider à ce diagnostic.
- Présence d’au moins un des symptômes initiaux, au-delà de quatre semaines suivant le début de la phase aiguë de la maladie.
- Symptômes initiaux et prolongés non expliqués par un autre diagnostic sans lien connu avec la Covid-19.
Pour la pratique
- Les symptômes prolongés de la Covid-19 sont fréquents. Leur prévalence diminue avec le temps.
- La fatigue, la toux, les céphalées, les troubles du goût et de l’odorat sont les symptômes les plus fréquemment retrouvés à distance de l’épisode aigu.
- Des effets liés à l’hospitalisation, à la réanimation et à la ventilation assistée, non spécifiques, peuvent s’ajouter à ces symptômes ou rester isolés.
Covid-19 et fatigue
9 Depuis la première vague de la pandémie de Covid-19, dans un échantillon représentatif de la population britannique, parmi les sujets testés positifs à la Covid-19, 1 répondant sur 5 présentait des symptômes pendant une période de 5 semaines et 1 sur 10 pendant une période de 12 semaines et plus [2]. Les patients souffrant de ces symptômes peuvent être regroupés en 3 catégories [8] : ceux qui ont été traités en réanimation et qui souffrent de symptômes liés aux soins intensif (PICS ou Post-Intensive-Care-Syndrome), ceux ayant souffert de complications organiques (myocardites, endocardites, embolies pulmonaires, infarctus de myocarde, insuffisance rénale, troubles neurologiques déficitaires…) liées à la Covid pouvant être mises en évidence par la clinique et/ou des examens complémentaires et ceux souffrant de symptômes pour lesquels aucune étiologie organique n’a été mise en évidence. Dans ce dernier groupe de patients, la fatigue est le symptôme le plus souvent rencontré. Comme dans tous les symptômes après Covid-19, un bilan étiologique est recommandé par tous les auteurs pour éliminer l’exacerbation d’une pathologie préexistante ou une nouvelle maladie [7]. En l’absence d’étiologie organique, le terme de « symptôme somatoforme » est retenu.
Qu’est-ce que la fatigue après Covid ?
10 Tout d’abord, un élément de terminologie est nécessaire. En langue anglaise, le terme fatigue décrit un état d’épuisement. La traduction anglaise du terme français « fatigue » est « weakness ». Les publications sur la fatigue après Covid concernent essentiellement le terme « fatigue » au sens anglais du terme, mais confondent souvent les deux termes.
11 La notion de « fatigue » recouvre plusieurs états : elle peut être objectivement mesurable comme une réduction de l’efficacité de la force enregistrée à l’examen physique (une faiblesse comme dans la myopathie), ou il peut s’agir d’une sensation purement subjective, c’est-à-dire la fatigue comme symptôme. Plus important encore, lorsque les patients se plaignent de fatigue ils peuvent en fait faire référence à une faiblesse, une dyspnée, des difficultés de concentration, une somnolence ou une mauvaise humeur. L’anxiété et la dépression peuvent participer à ce symptôme. La séméiologie doit donc être minutieusement décrite. Dans la Covid, cette fatigue est souvent variable d’un jour à l’autre et s’accompagne parfois d’épuisement après effort.
12 Selon les 21 études répertoriées dans une méta-analyse [9], la prévalence de la fatigue toutes définitions confondues, 4 semaines après le début des symptômes de la Covid, varie de 9 % à 49 %. La tendance est à l’amélioration puisqu’à 8 semaines elle est de 4 à 39 %. La plupart des études ont inclus des patients hospitalisés et/ou étant passés en réanimation. Très peu d’études ont porté sur les patients exclusivement non hospitalisés. La plupart sont hétérogènes sur la mesure de la fatigue. Seules 5 études sur 21 ont utilisé un outil de mesure de la fatigue comme l’échelle de Chalder, ou une autre échelle validée.
Liens entre fatigue post-Covid et syndrome de fatigue chronique
13 La fatigue prolongée après Covid est souvent accompagnée d’autres symptômes qui évoquent le syndrome de fatigue chronique appelé également encéphalomyélite myalgique (EM). Ce syndrome [10] est défini par l’association de 3 trois symptômes obligatoires :
14 fatigue depuis au moins 6 mois, intense, nouvelle ou d’un début défini, ne résultant pas d’un effort excessif continu et non améliorée par le repos, avec réduction substantielle ou altération du niveau des activités personnelles, professionnelles ou sociales, auparavant réalisées ;
15 malaise post-effort, ou épuisement post-effort immédiat ou retardé ;
16 sommeil non réparateur ;
17 Et au moins une des deux manifestations suivantes : altération cognitive ou Intolérance orthostatique.
18 L’étiopathogénie de l’EM n’est pas connue. Il existe des chevauchements séméiologiques avec d’autres syndromes comme la fibromyalgie ou le syndrome de l’intestin irritable [11]. La fatigue chronique est également rencontrée après des maladies aiguës comme la fièvre Q, la grippe, la MNI, les hépatites virales. Dans la fatigue post-Covid comme dans l’EM, il existe probablement des facteurs d’entretien d’ordre psycho-comportementaux (repos prolongé, anxiété), mais les liens entre les deux entités restent à préciser.
19 Dans la fatigue post-Covid, l’association avec d’autres troubles somatoformes entretient possiblement le symptôme.
Quelle prise en charge de cette fatigue prolongée après Covid ?
20 Cette fatigue post-Covid est classée par la HAS comme trouble somatoforme après avoir éliminé une pathologie organique.
21 La HAS comme le NICE recommandent une approche holistique de ces symptômes prolongés, reposant sur une rééducation adaptée au patient et une prise en charge psychologique [12]. La possibilité d’épuisement post-effort nécessite de la part du rééducateur une évaluation des performances du patient tout au long des séances.
Pour la pratique
- La fatigue prolongée est fréquente dans les suites d’une Covid-19. Sa séméiologie n’est pas très différente de celle rencontrée dans d’autres syndromes post-infectieux.
- Après élimination d’une pathologie curable, son traitement repose sur la rééducation et la prise en charge psychologique.
- Des liens avec l’encéphalomyélite myalgique sont à éclaircir.
Symptômes prolongés de la Covid-19 chez les enfants et les adolescents
22 Il a été longtemps admis que les enfants étaient moins fréquemment touchés que les adultes et présentaient des formes pauci symptomatiques, voire asympto-matiques. Depuis quelques mois des études ont été publiées sur les symptômes prolongés de la Covid-19 chez les jeunes.
Une fréquence qui augmente avec l’âge
23 Une étude de cohorte danoise portant sur 37 522 enfants âgés de 0-17 ans avec un test RT-PCR et un groupe contrôle de 78 037 enfants [13] a mis en évidence que, selon l’âge, 12 à 51 % des enfants infectés par le SARS-CoV-2 qui ont répondu au questionnaire ont présenté des symptômes plus de 4 semaines après le test. Le nombre d’enfants infectés qui ont présenté des symptômes a augmenté avec l’âge, 14,8 % des enfants d’âge préscolaire contre 28 % des écoliers. Les symptômes les plus fréquents étaient la fatigue, la perte de l’odorat et du goût, les maux de tête et les difficultés de concentration.
24 Parmi les enfants du groupe témoin 15 à 38 % (selon l’âge) ont présenté des symptômes durant plus de 4 semaines, 17,6 % vs. 27,2 % respectivement des enfants d’âge préscolaire et des enfants scolarisés. Les symptômes les plus fréquemment rapportés étaient les difficultés de concentration, la toux, les maux de tête et la fatigue.
25 Dans le groupe d’âge de 0 à 5 ans, plus d’enfants du groupe témoin ont signalé des symptômes durant plus de 4 semaines par rapport aux enfants positifs pour le SARS-CoV-2 (17,6 % 14,8 %) en particulier la toux. Dans le groupe d’âge de 6 à 17 ans, plus d’enfants positifs au SARS-CoV-2 ont signalé des symptômes durant plus de 4 semaines que les enfants du groupe témoin (28 % contre 27,2 %).
26 Dans la plupart des cas, les symptômes de la « Covid longue » disparaissent en 1 à 5 mois.
Covid et qualité de vie
27 Au Danemark également, des adolescents de 15 à 17 ans positifs au SARS-Cov-2 comparativement à des sujets appariés négatifs ont souffert de symptômes plus longtemps que le groupe témoin, avaient un absentéisme scolaire plus élevé. Cependant, leur score de qualité de vie était meilleur que celui des jeunes indemnes de l’infection [14].
Chez les 11-17 ans
28 Une étude réalisée à partir de la base de données britannique de Public Health England [15] décrit la symptomatologie post-Covid dans un échantillon national d’adolescents non hospitalisés âgés de 11 à 17 ans avec une infection par le SARS-CoV-2 confirmée par PCR par rapport à des adolescents appariés avec un statut PCR négatif. Ces adolescents recrutés entre janvier et mars 2021, ont été appariés par mois de test, âge, sexe et région géographique, aux adolescents qui ont été testés négatifs. Trois mois après le test, un sous-échantillon d’adolescents a été contacté pour remplir un questionnaire détaillé, qui a recueilli des données sur la démographie et leur santé physique et mentale au moment du test PCR (rétrospectivement) et au moment de remplir le questionnaire (prospectivement). 23 048 adolescents testés positifs et 27 798 adolescents testés négatifs entre le 1er janvier 2021 et le 31 mars 2021 ont été contactés, et 6 804 adolescents (3 065 testés positifs et 3 739 testés négatifs) ont rempli le questionnaire (taux de réponse 13,4 %). Lors du test PCR, 1 084 (35,4 %) qui ont été testés positifs et 309 (8,3 %) qui ont été testés négatifs étaient symptomatiques et 936 (30,5 %) du groupe test positif et 231 (6,2 %) du groupe test négatif présentaient trois symptômes ou plus. 3 mois après le test, 2 038 (66,5 %) qui ont été testés positifs et 1 993 (53,3 %) qui ont été testés négatifs n’ont eu aucun symptôme, et 928 (30,3 %) du groupe test positif et 603 (16,2 %) du groupe test négatif présentaient trois symptômes ou plus. Trois mois après le test, les symptômes les plus fréquents parmi le groupe testé positif étaient la fatigue (39,0 %), les maux de tête (23,2 %) et l’essoufflement (23,4 %), et parmi le groupe dont le test était négatif, la fatigue (24,4 %), les maux de tête (14,2 %) et d’autres symptômes non précisés (590 = 15,8 %). L’analyse a identifié deux classes, caractérisées par peu ou par plusieurs symptômes. La probabilité estimée d’appartenir à la classe de symptômes multiples était de 29,6 % pour le groupe test positif et de 19,3 % pour le groupe test négatif (risque relatif 1,53 ; IC à 95 % : 1,35-1,70). Les symptômes multiples étaient plus fréquents chez les personnes ayant des résultats PCR positifs que négatifs, chez les filles que chez les garçons, chez les adolescents âgés de 15 à 17 ans que chez ceux âgés de 11 à 14 ans et chez ceux dont la santé physique et mentale avant le test était moins bonne. Les adolescents testés positifs pour le SARS-CoV-2 présentaient des symptômes similaires à ceux testés négatifs, mais la prévalence de symptômes multiples était plus élevée au moment du test PCR et 3 mois plus tard.
29 Les données dont nous disposons concernent les variants antérieurs à omicron. La symptomatologie initiale étant moins intense avec ce variant, pouvons-nous penser que les symptômes prolongés seront moins intenses et moins durables ?
Pour la pratique
- Les symptômes prolongés de la Covid-19 chez l’enfant et l’adolescent sont moins fréquents et durent moins longtemps que chez l’adulte. Leur fréquence augmente avec l’âge. Ils sont plus fréquents chez les filles que chez les garçons.
- À part l’anosmie et l’agueusie, ces symptômes sont peu spécifiques de cette infection virale et se retrouvent chez des jeunes qui ont été testés négatifs au SARS-CoV-2.
- L’altération de la qualité de vie plus prononcée en « période Covid » chez les enfants non infectés par le SARS-CoV-2 met en évidence un aspect sociétal des symptômes prolongés de la Covid-19.
Covid long : de quoi parle-t-on ?
- Les symptômes prolongés de la Covid-19 au-delà de quatre semaines suivant le début de la phase aiguë de la maladie sont fréquents. La fatigue est le symptôme le plus fréquent. Sa séméiologie n’est pas très différente de celle rencontrée dans d’autres syndromes post-infectieux. De possibles liens avec l’encéphalomyélite myalgique sont à éclaircir.
- Chez l’enfant et l’adolescent les symptômes prolongés sont moins fréquents et durent moins longtemps que chez l’adulte.
- L’altération de la qualité de vie met en évidence une dimension sociétale, en lien non seulement avec la maladie elle-même mais aussi avec toutes les mesures de protection mises en place au niveau populationnel.
- Une approche holistique ne se focalisant pas sur la seule étiologie est à privilégier.
les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en rapport avec l’article.
Références
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- 4. KCE, Centre Fédéral d’expertise des soins de santé. Quelle est la prévalence du COVID de longue durée ? [internet]. Disponible à l’adresse suivante : https://kce.fgov.be/fr/quelle-est-la-prévalence-du-covid-de-longue-durée
- 5. KCE, Centre Fédéral d’expertise des soins de santé, Besoins et suivi des patients atteints de COVID de longue durée (étude en cours) [internet]. Disponible à l’adresse suivante : https://kce.fgov.be/fr/besoins-et-suivi-des-patients-atteints-de-covid-de-longue-durée-étude-en-cours
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Mots-clés éditeurs : Covid-19, syndrome post-phase aiguë de la Covid-19
Date de mise en ligne : 16/09/2024
https://doi.org/10.1684/med.2022.735