Huiles essentielles et activité hormonale
Pages 212 à 216
Citer cet article
- RANCÉ, R.
- et BUREAU, L.,
- Rancé, R..
- et al.
- Rancé, R.
- et Bureau, L.
https://doi.org/10.3166/phyto-2024-0415
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- Rancé, R.
- et Bureau, L.
- Rancé, R..
- et al.
- RANCÉ, R.
- et BUREAU, L.,
https://doi.org/10.3166/phyto-2024-0415
De nombreux ouvrages d’aromathérapie et ouvrages consacrés aux huiles essentielles (HE) rapportent des propriétés de type œstrogéniques (Oestrogen-like) ou corticotropes (Cortison-like) avec des conseils, des mises en garde, avertissements ou contre-indications, notamment en cas de cancers hormonaux dépendants. Nous nous sommes interrogés sur le fondement scientifique de ses éléments. Ce n’est pas parce qu’une information est répétée dans la plupart des ouvrages de vulgarisation qu’elle est vraie ou fondée. Nous avons donc passé en revue la littérature scientifique, en interrogeant les bases de données internationales, principalement Medline sous PubMed en mode recherche avancée (Mots clés en titre). Nous avons élargi le champ d’investigation aux HE à anéthole, aux HE suspectées d’effets perturbateurs endocriniens et aux HE de manière générale. La présentation des données est suivie d’une partie « Discussion ».
L’HE de cyprès est obtenue des feuilles et branches terminales de Cupressus sempervirens L. Elle est constituée majoritairement d’α-pinène (20 à 53 %) et de δ-3-carène (15 à 21 %). Une revue de l’activité biologique de l’HE de cyprès ne mentionne pas d’activité hormonale [1]. Aucune publication retrouvée sur PubMed ne rapporte une éventuelle propriété de nature hormonale. Compte tenu des constituants principaux de l’HE de cyprès, l’absence d’activité hormonale est cohérente. Par ailleurs, il n’y a aucune recommandation relative à des substances à surveiller pour le cyprès dans la liste des plantes éligibles à l’article 15 (admises dans les compléments alimentaires)…
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