Nutraceutique, un paradoxe entre l’aphorisme d’Hippocrate et la réalité hypocrite
- Par L. Bureau
Pages 1 à 2
Citer cet article
- BUREAU, L.,
- Bureau, L..
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https://doi.org/10.1684/phyto.2026.0490
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https://doi.org/10.1684/phyto.2026.0490
À la fin des années 1980, Stephen De Felice créé le néologisme « nutraceutique » (contraction de nutrition et pharmaceutique) pour qualifier les aliments ou parties d’aliment qui procurent des bénéfices santé ou un intérêt médical incluant la prévention et/ou le traitement de maladie [1]. Nutraceutique représente une forme de résurgence de l’aphorisme d’Hippocrate « Que ton alimentation soit ta meilleure médecine ! », un adage que les spécialistes et marchands de compléments alimentaires citent aujourd’hui très volontiers, sous couvert de formulations aussi nombreuses que variées [2].
Que ce soit S. De Felice avec la carnitine ou André Rougereau et la vitamine C, l’ouvrage « La redécouverte médicale des substances naturelles » explicite le concept nutraceutique à savoir la finalité médicale des substances naturelles. La mélatonine, médicament à 2 mg et complément alimentaire jusqu’à 1,9 mg en est une autre illustration. Au-delà du concept, se profile en filigrane la faiblesse de la protection industrielle des substances naturelles eu égard au coût des études cliniques. Si l’on se réfère au nombre de publications avec en titre « nutraceutique » (Nutraceutical) dans la base de données PubMed, nous pouvons considérer que le concept est entré dans l’ère de la maturité.
Il y a 10 ans, lors du congrès de l’Aferp, Alexandre Maciuk s’exprimait ainsi : « Les compléments alimentaires à base de plante sont devenus la phytothérapie » [3] en introduction de la table ronde « L’arrêté plantes en questions » [4]…
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