Éducation à la santé reproductive et sexuelle avec des femmes rom
Pages 209 à 215
Citer cet article
- IMBERT, Charlotte,
- BIDAULT, Elsa,
- GOUJON, Nicolas
- et GOUDET †, Bernard,
- Imbert, Charlotte.,
- et al.
- Imbert, C.,
- Bidault, E.,
- Goujon, N.
- et Goudet †, B.
https://doi.org/10.3917/spub.133.0209
Citer cet article
- Imbert, C.,
- Bidault, E.,
- Goujon, N.
- et Goudet †, B.
- Imbert, Charlotte.,
- et al.
- IMBERT, Charlotte,
- BIDAULT, Elsa,
- GOUJON, Nicolas
- et GOUDET †, Bernard,
https://doi.org/10.3917/spub.133.0209
Notes
-
[1]
Docteur en médecine générale – Université Victor Segalen Bordeaux 2 – 33000 Bordeaux.
-
[2]
Chargée de mission projet AAPRISS – INSERM UMR 1027 – UPS Toulouse.
-
[3]
Chef de clinique assistant associé – UVS Bordeaux 2.
-
[4]
Consultant en promotion de la santé.
-
[5]
Charlotte Imbert, doctorante en médecine générale, thèse soutenue le 26.09.12 sous la direction du docteur Nicolas Goujon, chef de clinique assistant associé, Université Victor Segalen Bordeaux 2.
-
[6]
Elsa Bidault, titulaire d’un Master 2 en Promotion de la santé et Développement social, ISPED, Université Victor Segalen Bordeaux 2.
-
[7]
Bernard Goudet, chargé d’enseignement, ISPED, Université Victor Segalen Bordeaux 2.
Introduction
1Environ 700 Roms, originaires de Roumanie et surtout de Bulgarie, vivent une partie de l’année en squat dans l’agglomération bordelaise, beaucoup de familles passant dans leur pays d’origine l’autre partie de leur temps. Le Centre d’accueil, de soins et d’orientation (CASO) de Médecins du Monde de Bordeaux, intervenant depuis plusieurs années auprès de ces familles a voulu élaborer, en 2012, un projet d’éducation à la santé reproductive et sexuelle destiné aux femmes rom. La précarité et l’instabilité des conditions de vie donnaient à cette initiative des contraintes de réalisation faciles à évaluer. Le rapport culturel spécifique de ces femmes à la vie sexuelle et à la procréation appelait, en revanche, une information de type anthropologique. Celle-ci [1, 2, 3], fait ressortir quelques caractéristiques particulières. La première tient au rapport au temps : la langue romani ignore le futur ; il s’agit toujours de faire face au présent. La projection dans l’avenir est quasiment absente. La seconde concerne l’hygiène, très réglementée dans cette société mais articulée autour du binôme pur/impur. Tout ce qui concerne la sexualité est marqué du sceau de l’impur. La femme est plus impure que l’homme, notamment quand elle exerce sa sexualité hors mariage, pendant ses menstrues, pendant la grossesse, l’accouchement et la période post-partum. L’enfant naît impur, car il résulte de la copulation, et pour les Roms chrétiens, il sera pur entre son baptême et son mariage. Troisième donnée structurante : la fertilité et la maternité commandent l’image de la femme. La maternité lui permet d’accéder au statut de femme ; le statut de belle-mère fait accéder au rang de maîtresse de maison. La famille s’articule autour du mariage tourné vers la procréation. La naissance du premier enfant scelle l’alliance. Si l’autorité est celle de l’homme, la femme a un rôle clé dans la vie du ménage : économique, administratif, éducatif pour les enfants petits et la fille jusqu’à son mariage. Elle transmet les traditions, ce qui lui donne un rôle conservateur mais peut en faire le principal agent de changement.
2Ces caractéristiques générales rendaient nécessaire une étude préalable à l’élaboration d’un projet éducatif. Une stagiaire de médecine générale [5] s’est attachée, avec l’aide d’une bénévole formée à la promotion de la santé [6], à ce diagnostic éducatif et à l’élaboration du projet. L’analyse des résultats de l’enquête et la rédaction du projet éducatif ont été effectuées, dans le cadre de sa thèse [4], par la stagiaire conseillée par un consultant en promotion de la santé [7]. L’étude a permis de saisir l’articulation entre le rapport culturel spécifique à la santé, à la sexualité et à la reproduction de cette population, et ses conditions précaires et instables de vie dans le contexte actuel. Elle a porté sur des pratiques déroutantes pour l’intervenant extérieur, un éclairage autorisant à poser les grands axes d’un projet éducatif ordonné à la promotion de la santé de ces femmes.
Méthodes
3Un premier temps d’étude documentaire a permis de dégager les caractéristiques marquantes de la population rom [2] – modes de vie, pratiques culturelles, rapport à la santé et à la sexualité [3, 4, 5, 6], situation sanitaire [7, 8] – et de prendre connaissance des approches de leur rapport à la santé reproductive effectuées par d’autres équipes de Médecins du Monde [9].
4Ces éléments, replacés dans la perspective d’une démarche éducative inscrite dans le mouvement de la promotion de la santé [10], ont donné les bases d’un diagnostic éducatif. Celui-ci a porté sur les connaissances, les attitudes et les représentations en santé sexuelle et affective de ces femmes. L’approche qualitative, la plus adéquate pour cet objectif, a été effectuée auprès des femmes rom à Bordeaux en janvier-février 2012. Les enquêtrices, l’une en position d’animatrice, l’autre d’observatrice, ont réalisé, avec l’aide de 2 interprètes formées à l’approche des populations migrantes – l’une pour les Roumaines, l’autre pour les Bulgares –, des focus-groups et des entretiens individuels. Les rencontres se sont tenues, dans le camp roumain, avec 6 femmes de 23 à 37 ans appartenant à 3 familles occupant des caravanes et des cabanes aménagées, sans eau et sans électricité. Dans le camp bulgare, où vivent dans des hangars désaffectés de nombreuses familles, l’enquête a été menée auprès de 14 femmes, de 15 à 53 ans, réparties en 3 groupes d’âge homogène.
5Un relevé de données sociodémographiques était effectué lors des introductions de séances.
6Une grille d’entretien, élaborée à partir d’outils utilisés dans plusieurs sites de Médecin du Monde, a permis le recueil, par prise de notes écrites et enregistrement audionumérique, d’un important corpus de données qualitatives sur la situation des femmes, leurs représentations de la féminité et de la sexualité, leurs projets d’enfants et leurs pratiques de régulation des naissances.
7Ces matériaux ont été l’objet d’une analyse de contenu découpant les idées-clés et les thèmes. Les retranscriptions ont débouché sur un rapport descriptif et interprétatif des données recueillies. Une analyse psychologique, basée sur les attitudes corporelles, la gestuelle, les émotions, a permis d’intégrer la communication non verbale.
8Le corpus a été réinterrogé enfin, dans la perspective d’un projet éducatif visant l’empowerment des femmes, par une attention particulière au système des représentations, des attitudes et des conduites, et un modèle d’analyse des « situations posant problème » recherchant les contraintes, les ressources et les enjeux des personnes concernées, abordées dans leur insertion communautaire propre [10].
9Sur ces bases un projet éducatif a été élaboré.
Résultats
10Les données sociodémographiques et épidémiologiques générales de la population rom vivant en France se caractérisent par une espérance de vie allant de 50 à 60 ans, une très grande précarité, un grand manque d’information sur la santé et de grosses difficultés d’accès au système de santé [7, 11].
11Les données concernant la santé reproductive sont éloquentes : l’âge moyen de la première grossesse est de 17 ans, 1/10 femme bénéficie d’un moyen contraceptif et d’un suivi de grossesse, 2 grossesses sur 4 aboutissent à une naissance vivante, le nombre moyen de grossesses à 22 ans est de 4, le taux d’IVG à 22 ans est de 2 [8, 9].
12Les données anthropologiques [2] font ressortir un système de filiation patrilinéaire, la femme quittant sa famille d’origine pour rejoindre son mari et faire des enfants pour la famille de celui-ci. Si elle divorce et se remarie, les enfants restent à la famille du premier mari et la femme est destinée à faire des enfants pour la famille du second. La sexualité est considérée comme impure et elle ne peut, pour la femme, exister que dans le mariage [3] ; ce qui importe est le mariage coutumier, le plus souvent très précoce. Le but du mariage est la procréation. Que l’appartenance religieuse soit orthodoxe ou musulmane, les interventions pour réguler les naissances [5] sont considérées comme condamnées par Dieu, aussi bien la contraception que l’IVG.
13L’étude qualitative auprès des femmes rom, bulgares et roumaines, rencontrées dans leurs squats a permis de dégager les caractéristiques principales de leur système de représentations, d’attitudes et de conduites par rapport à la sexualité reproductive. Les données recueillies peuvent être réorganisées dans des tableaux mettant en relation, d’une part, les potentialités et les incertitudes des personnes (tableau I), d’autre part, les ressources et les contraintes de leur environnement (tableau II) ; ce qui permet de dégager les enjeux (tableau III) auxquels doit répondre un projet éducatif visant à promouvoir leur santé.
Potentialités et incertitudes
Potentialités et incertitudes
Ressources et contraintes de l’environnement
Ressources et contraintes de l’environnement
Enjeux
Enjeux
14Un projet d’éducation pour la santé visant le développement de la capacité des femmes à prendre en charge elles-mêmes leur santé sexuelle et reproductive doit tenir compte de ces contraintes personnelles et culturelles et de situation, mais il peut aussi s’appuyer sur des potentialités réelles et des ressources de l’environnement. Il doit tenir compte des limites de leurs connaissances biomédicales, respecter les particularités de leurs représentations de la féminité et de la maternité, tenir compte de l’ambivalence de leurs attitudes et de leurs conduites.
Les grands axes du projet d’éducation pour la santé
Un double volet : l’accompagnement des femmes et l’action politique
15L’accompagnement éducatif doit les aider à trouver ensemble, en relation avec leurs maris et leur cadre familial et socioculturel, les solutions qui leur semblent adaptées ; ainsi seront augmentées leurs capacités à prendre des décisions concernant la santé sexuelle et reproductive. Cela suppose le respect de la culture et des ressources propres de ces femmes rom, l’adaptation à leurs contraintes de migration pendulaire et de vie à temps-partiel dans les squats. Ainsi, réfléchissant ensemble sur leurs représentations, leurs attitudes et leurs pratiques, elles pourront construire leur propre démarche pour améliorer leur santé sexuelle et reproductive et la diffuser dans leurs groupes familiaux et auprès des autres femmes de leur communauté.
16Cet accompagnement, ordonné au développement des capacités individuelles et groupales, doit s’articuler à la démarche de plaidoyer de la mission rom de MDM pour amener un travail organisationnel de santé communautaire débouchant sur des interpellations des institutions sociales. Agir au niveau politique et sur les ressources environnementales et institutionnelles permettra de créer les conditions favorables au changement de comportement.
Les neuf priorités du projet éducatif
- Partir de la population, de ses demandes et de son vécu, de ses souffrances et de ses représentations.
- Éviter l’opposition des systèmes référentiels « santé publique « à la française » versus « culture rom » et favoriser une démarche éducative participative qui s’appuie sur les potentialités personnelles, groupales et environnementales pour construire avec les femmes rom de chaque génération un ensemble de repères conciliant leurs propres enjeux et les préconisations de santé publique.
- Réaliser des ateliers respectant les codes culturels identifiés : groupes de même âge et de même sexe, sans rapports hiérarchiques, à effectif restreint et stable, avec des interlocuteurs de même sexe que le groupe et identiques à chaque séance.
- Faire appel à des interprètes de qualité, offrant compétences linguistiques et psychologiques, neutralité, bienveillance, et respect du secret.
- Tenir les séances sur le lieu de vie des femmes, sur squat, dans l’endroit le plus agréable possible et dans une atmosphère détendue. L’apport de collation facilite la convivialité des rencontres.
- Choisir une période clémente et politiquement stable pour faciliter l’adhésion des participantes et le suivi du projet sur le long terme.
- Si des opportunités se présentent, compléter la démarche avec les femmes rom par des groupes de discussion d’hommes. Reste ouverte la question d’envisager un travail de couple ou même de couples proches.
- Jouer sur des outils de sensibilisation verbaux (discussions en groupes restreints, entretiens individuels, récits de contes) et sur des représentations graphiques (images, schémas, dessins ou photographies).
- Éviter la peur et la stigmatisation : accompagner et informer les femmes dans les limites de leurs demandes et du stress que la nouveauté crée, tenir compte de la variabilité des attitudes et des enjeux selon les personnes.
La mise en œuvre des moyens opérationnels
18Elle doit s’appuyer fortement sur les enseignements de l’étude diagnostic.
19Il s’agit d’abord de mettre en réflexion l’élément clé de l’engagement dans la vie des femmes rom : cette représentation, à la fois intégrée comme nécessaire et contestée comme frustrante, de la femme n’existant socialement que comme épouse et mère au moins d’un enfant, ménagère et éducatrice, et dans le respect des générations. La critique de la précocité de leur mariage et de leur maternité est un levier d’action délicat car il joue sur l’identité et la permanence du groupe et le pousse au changement. Encore faut-il que celui-ci soit profitable. Le partage d’expériences entre les femmes est à valoriser, les plus âgées ne pourraient-elles inciter les plus jeunes à ne pas reproduire ce qu’elles regrettent ou critiquent ? Il est également possible, sans changement des rites maritaux, de faire émerger les avantages d’une première naissance plus tardive (c’est-à-dire, d’une jeune mère plus à même de prendre en charge l’enfant : maturité émotionnelle, indépendance financière, etc.) en valorisant la contraception comme une barrière positive et sécuritaire sans risque sur la fertilité ultérieure. Dans un souci de respect culturel, l’idéal serait de discuter et d’élaborer avec les mères ce qui sera dit aux filles plus jeunes et surtout non mariées.
20Les connaissances actuelles des femmes sur l’existence de moyens contraceptifs modernes (pilule, stérilet, implant sous-cutané et préservatif) incitent à écourter la présentation des techniques pour insister sur les moyens de les utiliser et sur les lieux ressources. Il convient de mettre l’accent sur les avantages de la contraception en général, d’inciter chaque femme à trouver le moyen qui puisse la satisfaire, de laisser émerger les craintes vis-à-vis des contraceptifs et de les rassurer : ces craintes sont justifiées (prise de poids, aménorrhée) mais le choix pertinent d’une technique adaptée à la tolérance individuelle limite les effets secondaires.
21Enfin, la stérilité étant très mal vécue, elle peut être un angle d’attaque à envisager pour l’incitation à utiliser des préservatifs et ainsi se protéger contre les affections responsables d’IST.
22Le travail éducatif pourra jouer sur les différences qui traversent chaque personne, les ambivalences internes, ainsi que sur les contradictions entre les conduites réalisées et les prises de conscience en ce qui concerne :
- la méconnaissance des processus physiologiques, et l’intérêt des études et des connaissances ;
- les tensions entre les modèles traditionnels, et les modes de raisonnement acquis ;
- les connaissances au sujet des méthodes contraceptives, et leurs usages ;
- les contradictions internes dans les rapports à la maternité et à la contraception ;
- les expériences vécues (grossesse, maternité, contraception, IVG) ;
- les questionnements sur les nécessités afférentes à l’éducation des enfants ;
- les questionnements sur les charges de travail et les préoccupations financières résultant de leur position dans le système familial ;
- les interactions et relations de pouvoir au sein du couple et la réflexion avec le mari sur la vie du couple et les modes de régulation de la fécondité ;
- les écarts entre les normes des générations ;
- la honte d’aborder les questions de fécondité et de régulation des naissances ;
- les contradictions entre le recours religieux pour avoir des enfants et son occultation quand il s’agit de ne pas en avoir ;
- les écarts entre leurs savoirs empiriques propres et les références scientifiques validées ;
- les écarts entre les représentations confuses des moyens contraceptifs et les informations proposées par Médecins du Monde en qui elles disent avoir confiance.
L’évaluation
23L’étude initiale donnant un premier état de situation, l’évaluation des actions au fur et à mesure de leur mise en œuvre est indispensable. Elle permet de formaliser le suivi des interventions et d’anticiper leurs effets pervers éventuels : déstabilisation par rapport à l’environnement, désorganisation dans d’autres domaines que celui de la santé, risque de renforcement de la stigmatisation sociale.
24Le maintien d’une dynamique par la multiplication des rencontres, des réunions, des appropriations d’informations par la création de supports propres est la clé d’un travail efficace. Les rythmes d’actions différents entre les pôles de santé et du social et les concurrences entre bénévoles et professionnels nécessitent un réel effort de coordination pour maintenir les avancées du projet.
25Une évaluation sommative, pratiquée lors des séances terminales et au moyen d’entretiens individuels, mesurera les effets induits (déplacements des représentations de la sexualité procréative, de sa régulation et protection de la santé), l’appropriation de connaissances, l’évolution des conduites.
26Elle s’attachera également à estimer l’impact de la démarche sur la communauté des Roms squatters, sa situation, son rapport à l’environnement et, en particulier, au système de santé.
Discussion
27Les forces de l’étude viennent d’abord de la présence régulière et bienveillante des équipes de MDM dans les squats, ce qui a permis d’établir une relation de confiance avec la population visitée et notamment les femmes. Ce climat serein a facilité les discussions autour de la santé affective et sexuelle. Présentée par des intervenants connus des femmes, l’enquête a été accueillie avec enthousiasme. Le recours à des interprètes de qualité a facilité la communication. Le recueil de données par des discussions libres et conviviales était cohérent avec le contexte d’étude. Les réunions de groupes ont permis des débats apportant progressivement beaucoup d’informations. Les entretiens individuels ont levé les freins potentiels à l’expression en groupe et l’éventuelle sensation de jugement par les pairs. Les échanges sur la sexualité sont devenus relativement aisés.
28Les limites sont intrinsèques à une enquête qualitative auprès d’une population migrante et précaire. Il n’est pas possible d’évaluer le degré de représentativité des personnes rencontrées. L’étude a dû prendre en compte les enjeux de pouvoir internes à la population vivant dans les squats et s’est heurtée à certains conflits internes à la communauté rom locale.
29La mobilité des rom a rendu difficile le maintien et le renouvellement de la participation.
30Il n’a pas été facile de trouver des intervenants acceptables par les Roms et ayant des temps disponibles communs.
31Le déroulement des entretiens a été parfois perturbé par les aléas de la situation et des occupations des personnes rencontrées. La constitution de groupes relativement homogènes n’a pas été aisée. N’oublions pas l’obstacle de la langue, ralentissant les échanges et compliquant leur dynamique, malgré la qualité des interprètes.
32Une partie de ces obstacles sera à contourner ou franchir pour la mise en œuvre du projet éducatif.
33Le développement d’une méthodologie cohérente de projet n’est pas aisé avec ce type de population dont le rapport au temps et la mobilité s’accommodent mal d’une démarche suivie et régulière. L’appui sur les interlocuteurs réguliers de la mission rom de MDM sera la ressource principale pour mener à bien le projet.
34Aucun conflit d’intérêts déclaré
Références
- 1Liegeois JP. Roms en Europe. Paris : Conseil de l’Europe ; 2009 : 126 p.
- 2Hasdeu I. Corps et vêtements. Des femmes rom en Roumanie. Un regard anthropologique. Études Tsiganes. 2008;33-34:60-77.
- 3Ferte JOP. Femmes Tsiganes : modèle en conflit. Études Tsiganes. Paris : CCFD-Terres Solidaires ; 2008;33-34:211 p.
- 4Imbert Ch. Étude des connaissances, attitudes et représentations culturelles en santé reproductive des femmes rom vivant en habitat précaire à Bordeaux. Étude préliminaire du projet d’éducation pour la santé de Médecins du Monde Aquitaine. Thèse de médecine générale. Université Victor Segalen Bordeaux 2, 2012 : 159 p.
- 5Deschamps A. Le contrôle des naissances : Les femmes rom à la recherche d’un compromis : analyse des pratiques et représentations autour de la contraception des Romnia roumaines d’Île de France. Mémoire secondaire de DEA. Université René Descartes Paris-V ; 2001 : 83 p.
- 6Lenoir O. La meilleure contraception c’est celle que l’on choisit : quels choix pour les femmes rom migrantes ? Mémoire de Sage-femme. Université Bordeaux II ; 2010 : 63 p.
- 7Organisation mondiale de la Santé. La santé des gens du voyage. Comprendre et agir. Nantes : Réseau français des villes-santé de l’OMS ; 2009 : 73 p.
- 8Andrieu C. Rapport 2009. Observatoire de l’accès aux soins de la mission France de Médecins du Monde. Paris : dossier de presse Médecins du Monde ; 2010 : 256 p.
- 9Médecins du Monde. Extrait du rapport d’activités 2008 de la mission France : rapport d’activités auprès des Roms. Nantes : dossier de presse Médecins du Monde ; 2009 : 17 p.
- 10Goudet B. Développer des pratiques communautaires en santé et développement local. Comprendre la société. Lyon : Chronique sociale ; 2009 : 351 p.
- 11Collectif National Droits de l’Homme Romeurope. Rapport sur la situation des Roms migrants en France. Paris : Romeurope ; 2010 : 153 p.
Mots-clés éditeurs : empowerment, enjeux, mission rom de Médecins du Monde Bordeaux, représentations, ressources et contraintes, roms, santé sexuelle et reproductive
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Date de mise en ligne : 09/07/2013
https://doi.org/10.3917/spub.133.0209