COVID-19 - Vague 1 : santé mentale et troubles du sommeil chez le personnel hospitalier de nuit
- Par Lorraine Cousin,
- Vincent Di Beo,
- Patrizia Carrieri,
- Olivia Rousset Torrente,
- Véronique Mahé,
- Fabienne Marcellin,
- Olivier Chassany
- et Martin Duracinsky
Page 9d
Citer cet article
- COUSIN, Lorraine,
- DI BEO, Vincent,
- CARRIERI, Patrizia,
- ROUSSET TORRENTE, Olivia,
- MAHÉ, Véronique,
- MARCELLIN, Fabienne,
- CHASSANY, Olivier
- et DURACINSKY, Martin,
- Cousin, Lorraine.,
- et al.
- Cousin, L.,
- Di Beo, V.,
- Carrieri, P.,
- Rousset Torrente, O.,
- Mahé, V.,
- Marcellin, F.,
- Chassany, O.
- et Duracinsky, M.
https://doi.org/10.3917/spub.220.0009d
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- Cousin, L.,
- Di Beo, V.,
- Carrieri, P.,
- Rousset Torrente, O.,
- Mahé, V.,
- Marcellin, F.,
- Chassany, O.
- et Duracinsky, M.
- Cousin, Lorraine.,
- et al.
- COUSIN, Lorraine,
- DI BEO, Vincent,
- CARRIERI, Patrizia,
- ROUSSET TORRENTE, Olivia,
- MAHÉ, Véronique,
- MARCELLIN, Fabienne,
- CHASSANY, Olivier
- et DURACINSKY, Martin,
https://doi.org/10.3917/spub.220.0009d
1 Introduction : La santé perçue des travailleurs hospitaliers de nuit (THN), plus vulnérables du fait de leur rythme de travail, demeure peu étudiée. L’enquête APHP ALADDIN documente la santé mentale, les troubles du sommeil et le stress post-traumatique chez les professionnels de nuit de l’Assistance Publique des hôpitaux de Paris (APHP) lors de la première vague de COVID-19.
2 Matériels et méthodes : Des modèles de régression logistique ont été utilisés sur les données de cette enquête transversale en ligne (15 juin-15 septembre 2020), représentative de l’ensemble des THN de l’APHP (pondération et calage sur marge), afin d’étudier les facteurs associés aux troubles de l’anxiété et de la dépression (échelle HAD), à la qualité du sommeil (Index de Sévérité des Insomnies) et au stress post-traumatique (échelle IES-R).
3 Résultats : Parmi les 1 200 participants, 76 % présentaient des insomnies, 18,9 % un score d’anxiété sévère, 7,6 % un score de dépression sévère et 11,7 % un stress post-traumatique. Dans l’analyse multivariée, les facteurs de risque de détérioration de la santé mentale et du sommeil étaient une situation financière difficile (OR[IC95%] : 4,68[2,31-9,47]), des antécédents de troubles mentaux (4,19[2,10-8,35]), de harcèlement au travail (2,85[1,87-4,36]) ou d’infection par la COVID-19 (2,02[1,10-3,69]), un sentiment de dévalorisation du travail de nuit (2,10[1,16-3,82]), la peur de contracter la COVID-19 et de la transmettre à ses proches (2,12[1,31-3,44]) et l’alternance travail de nuit/travail de jour (1,95[1,16-3,28]). Les facteurs protecteurs étaient : faire partie du service de remplacement (pool) (0,18[0,05-0,63]), un âge et une ancienneté plus élevés (0,94[0,92-0,97]), pratiquer une activité physique (0,52[0,37-0,75]) et être satisfait des informations COVID reçues de son employeur (0,48[0,32-0,73]).
4 Conclusion : Des interventions ciblées (revalorisation financière, réduction de l’alternance travail de nuit/de jour) peuvent être envisagées afin d’améliorer la santé mentale des travailleurs hospitaliers de nuit, durement mise à l’épreuve durant la première vague épidémique, et de leur sommeil.
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Date de mise en ligne : 09/09/2022
https://doi.org/10.3917/spub.220.0009d