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Le dopage sportif : à l’horizon du monde du travail ?

Pages 135 à 156

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  • Amado, G.
(2017). Le dopage sportif : à l’horizon du monde du travail ? Dans
  • R. Crespin,
  • D. Lhuilier
  • et G. Lutz Nale
Se doper pour travailler (p. 135-156). érès. https://doi.org/10.3917/eres.crespi.2017.01.0135.

  • Amado, Gilles.
« Le dopage sportif : à l’horizon du monde du travail ? ». Se doper pour travailler, érès, 2017. p.135-156. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/se-doper-pour-travailler--9782749254593-page-135?lang=fr.

  • AMADO, Gilles,
2017. Le dopage sportif : à l’horizon du monde du travail ? In :
  • CRESPIN, Renaud,
  • LHUILIER, Dominique
  • et LUTZ NALE, Gladys,
Se doper pour travailler. Toulouse : érès. Clinique du travail, p.135-156. DOI : 10.3917/eres.crespi.2017.01.0135. URL : https://stm.cairn.info/se-doper-pour-travailler--9782749254593-page-135?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eres.crespi.2017.01.0135


Notes

  • [1]
    C. Thomas : « Stress, détresse et dépression », L’Équipe, 10 février 2016.
  • [2]
     « Une association de malfaiteurs à la tête de l’iaaf », L’Équipe, 14 janvier 2016.
  • [3]
    L’Équipe, 21 février 2016.
  • [4]
    M. Ventouillac, « Tempête sur l’armée de Ma », L’Équipe, 6 février 2016.
  • [5]
    M. Alyron, « Après la Russie, le Kenya », L’Équipe, 12 février 2016.
  • [6]
    Y. Bouchez, « La mort aux trousses de l’antidopage russe », Le Monde, 27 février 2016.
  • [7]
    S. Dorgan, « Le choc Sharapova », L’Équipe, 8 mars 2016. 
  • [8]
    Y. Bouchez et C. Guillou, « Les troubles jeux de Sotchi », Le Monde, 14 mai 2006. G. Simon, « La Russie (encore) dans le viseur », L’Équipe, 14 mai 2016.
  • [9]
    P. Brunel, « De l’optimisme malgré les nuages », Libération, 27 février 2016.  
  • [10]
    D. Perez, « Sept ans de bonus », L’Équipe, 20 avril 2016.
  • [11]
    Conversation privée.
  • [12]
    D. Perez , « La nouvelle bombe à retardement », Libération, 30 septembre 2015.

La pratique sportive représente une activité de loisir pour la plupart d’entre nous, une activité professionnelle pour d’autres, notamment pour les sportifs « de haut niveau ». Dans cet univers de travail particulier, les substances psychoactives sont très présentes et, si l’existence du dopage dans le sport de masse existe bel et bien – même s’il est loin d’être dominant –, il va de soi que sa présence s’accroît avec l’intensification de la pratique sportive.
Nous tenterons de montrer ici ce qu’il en est de cet usage selon les disciplines sportives, quelles en sont les raisons principales, quel est le rôle du système financiaro-sportif et de certains enjeux politiques dans ce que certains qualifient de « dérives » dangereuses. Nous nous appuierons pour cela à la fois sur des enquêtes et travaux de recherche, ainsi que sur des témoignages de sportifs et observateurs avertis du domaine.
En premier lieu, tous les chercheurs s’accordent à reconnaître que, lorsque l’activité sportive est « raisonnable » (moins de cinq heures par semaine, à intensité normale), les liens avec les substances psychoactives sont modestes. La célèbre courbe en « U » (Choquet et Arvers, 2002) à ce sujet signifie que la consommation de substances psychoactives affecte à la fois les plus sportifs (plus de 8 heures d’activité par semaine) et les moins sportifs (moins de 2 heures), même si l’intensité de la pratique irait de pair avec la diminution du tabagisme.
La médiatisation actuelle des affaires de dopage sportif ne doit pas faire oublier que les substances psychoactives ont été utilisées depuis la nuit des temps (Caillois, 1967 ; Dimeo, 2007)…


Date de mise en ligne : 20/04/2017

https://doi.org/10.3917/eres.crespi.2017.01.0135

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